Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
Coup de coeur francophone 2019 – Jour 7 | Louis-Philippe Gingras au Café Cléopâtre: les tropiques ou l’apocalypse?
De doux sons de vagues ont accueilli la foule qui s’est rassemblée hier soir dans le fameux Café Cléopâtre. À l’affiche: Louis-Philippe Gingras et le lancement de son album Tropicale Apocalypse. Une thématique bienvenue, en ces premiers vrais douloureux jours d’hiver.
«Les Serpents» à l’Espace Go | Un drame familial fantastique
Du 12 novembre au 7 décembre 2019, la directrice du théâtre de l’Opsis, Luce Pelletier, inaugure le Cycle des territoires féminins avec la pièce « Les Serpents », de l’écrivaine française Marie NDiaye. C’est la première fois que la pièce, publiée en 2004, est jouée au Québec. C’est pour nous l’occasion parfaite de découvrir l’œuvre théâtrale de Marie NDiaye, lauréate du Prix Goncourt pour son roman « Trois Femmes Puissantes » en 2009.
Daniel Caesar à la Place Bell | Sauver la mise
La soirée commençait plus ou moins bien pour le musicien ontarien Daniel Caesar. Avec près d’une heure et quart de retard et une première partie qui ne put être assurée en raison de délais aéroportuaires, la foule a rapidement commencé à s’impatienter. Mais pas d’inquiétude, la performance du chanteur a tout arrangé.
Coup de coeur francophone 2019 – Jour 4 | BIRMANI à L’Esco: La fonderie du stoner prog
On connaît bien les groupes stoner montréalais Hazy Tones, Priestess ou Floating Widget. Il est toutefois assez rare de trouver des groupes oeuvrant dans ce style avec des paroles en français. Ce marché très niché est toutefois exploré par Les Indiens (de Québec), et Prieur & Landry de Montréal, entre autres. Hier soir, grâce au festival Coup de coeur francophone (série Au cœur de la nuit), on a pu connaître le groupe de « rock cannabique » montréalais BIRMANI, qui présentait le lancement de son «EP3». La journée grise et un peu morne a curieusement été allégée par de lourds riffs engourdissants.
Edward Gardner et Antoine Tamestit à la Maison Symphonique | Ultime précision
Ce samedi 9 novembre, Edward Gardner, chef attitré de l’Orchestre Philarmonique de Bergen et futur chef de l’Orchestre philarmonique de Londres, ainsi que l’altiste de renommée mondiale Antoine Tamestit étaient réunis pour un concert exceptionnel. Ces deux musiciens ont enflammé la Maison Symphonique, pour la plus grande joie du public.
Lucia Di Lammermoor de Donizetti à L’Opéra de Montréal | Voix et musique sublimes mais mise en scène convenue
L’œuvre, qui a tôt fait de basculer dans la tragédie à partir d’un malentendu amoureux et de la fatalité qu’il provoque, se démarque du répertoire romantique du bel canto au 19e siècle en Italie. Et comme nous sommes à l’opéra, les deux rôles principaux mourront d’amour à la fin, mais ce sera après que leurs voix d’or nous auront éblouis complètement.
Ghostemane au MTELUS | La collision du black metal et du hip-hop, ou comment briller dans un monde d’étiquettes
Si le rap a souvent fait incursion dans le milieu du rock et du métal, les châteaux sombres et grim du black metal se sont très peu souvent immiscés dans le royaume du bling-bling et du hip-hop. Le MTELUS a cependant été témoin hier d’une collision remarquable avec la venue de Ghostemane. C’était la deuxième prestation de l’artiste en sol québécois cette année. Il s’était aussi produit à Québec en juin dernier. On dit de lui que c’est un pionner qui a fusionné l’industriel au hip-hop/trap. C’est déjà un exploit en soi, mais est-ce que Ghostemane peut se targuer de faire plus que d’effacer la ligne ténue entre les genres, sous-genres et sous-sous-genres? Résumé d’une soirée rodée comme l’armée, où rien ne semblait disparate.
«Les Amoureux» de Goldoni au Théâtre Denise-Pelletier | Je t’aime moi non plus
Ce n’est pas pour rien si la pièce « Les Amoureux » de l’auteur vénitien Carlo Goldoni n’avait jamais été montée à Montréal. C’est un texte faible, en manque de ressort dramatique, non plus que comique, écrit il y a 260 ans, et qui paraît emprunter à tout venant, entre Molière et Marivaux, sans faire d’étincelles. Un choix artistique étonnant de la part du TDP, et que peine à sauver du naufrage une metteure en scène de l’étoffe de Catherine Vidal.
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