Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
La Cathédrale engloutie au Théâtre de Quat’Sous | Une oeuvre magistrale dans une oeuvre magistrale
Rébecca Déraspe offre une fois de plus une oeuvre résolument féministe, empreint d’un lyrisme propre aux créations de Florent Siaud, qui travaille avec plusieurs opéras en Europe. La présence du piano et de la musique de Debussy tout au long du show donne une dimension d’autant plus profonde aux émotions des personnages.
Respirer sous l’eau | L’image submerge, la poésie guérit
La Chapelle Scènes contemporaines présente jusqu’au 24 octobre Respirer sous l’eau, une expérience immersive à la croisée du théâtre et de l’installation sonore. Verdict : on se serait bien passé de certains éléments visuels. Ils distraient parfois de la poésie touchante et imagée de Klervi Thienpont. Ses mots sont toutefois un véritable baume pour le cœur de ceux qui ont vécu le deuil d’êtres chers.
Pas perdus au Théâtre Maisonneuve | Quand les pas deviennent mémoire
C’est au Théâtre Duceppe que s’élèvent jeudi soir huit voix singulières d’ici et leur huit parcours distincts. Avec Pas Perdus, un documentaire scénique conçu par Anaïs-Barbeau Lavalette et Émile Proulx-Cloutier, les histoires individuelles qui s’enchaînent explorent le rapport à la mémoire et à la transmission de l’identité. L’un après l’autre, les interprètes, dont aucun n’est acteur, s’ancrent sur scène pour nous raconter leur récit personnel.
Qui a tué mon père à l’Usine C | Autopsie sociologique d’un père
Édouard Louis monte sur scène pour raconter son père, un homme marqué par le travail, la pauvreté et les accidents. Sous la direction de Thomas Ostermeier, son récit intime devient peu à peu une accusation politique, où souvenirs, objets et chansons font surgir les blessures d’une relation père-fils et les responsables d’une dégradation qui dépasse largement le cadre familial.
C10WN, le 10e de Malefycia | Excitants malaises pour public consentant
Extérieur, soir. Une quarantaine de participants font la file dehors par temps frais, en ce vendredi 2 octobre, jour de première médiatique de la 10e édition de Malefycia, cette fameuse maison hantée extrême qui revient chaque Halloween. Nous attendons derrière un mur de brique rouge généreusement orné de graffitis fatigués, comme ceux de tant de bâtiments délabrés de ce quartier industriel de Lachine, dans le sud-ouest de l’Île.
Georges de Nathalie Doumar à La Licorne | Le plus fort, c’est Papa
La pièce est un hommage à la paternité banale, mais dont les résultats ne sont pas banals, comme l’explique Nathalie Doumar : «Mon père ne m’a jamais lancée dans les airs, mais il m’a donné des ailes, celles qui poussent sur le dos des petites filles qui n’ont jamais eu à craindre leur papa.»
La Mouette d’Anton Tchekhov au Théâtre Denise-Pelletier | L’adaptation 100% québ
Sous les allures de tragédie, la pièce est une vraie comédie de moeurs qui aborde de front le statut de l’artiste, en mettant en comparaison ceux qui connaissent du succès et ceux qui restent dans l’ombre.
Mommy, le retour au Diamant | Quand les morts sont plus humains que les vivants
Mommy, le retour est difficile à raconter parce qu’il ne ressemble à rien d’autre. C’est un conte d’horreur musical, une satire politique, un spectacle de zombies, un immense délire et une critique sociale en même temps. On réfléchit, on réalise plein de choses.
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