Flea au Théâtre Beanfield | La profondeur solo d’un vétéran des Chili Peppers
Flea, connu des légendaires Red Hot Chili Peppers fait une réorientation de style musicale dans sa nouvelle œuvre. Honora se distingue par un style plus jazz, suivant son retour à l’école pour étudier la théorie de la trompette. On y retrouve un mix de reprises, notamment de Frank Ocean et d’Ann Ronell, de chansons originales, ainsi que des collaborations notamment avec Nick Cave et Thom Yorke (Radiohead). Dimanche soir, Flea and the Honora band prenaient d’assaut la scène du Théâtre Beanfield pour présenter cette œuvre.
Les lumières s’éteignent dans la salle et Imagine de John Lennon joue des haut-parleurs amenant tous à chanter. Flea, en veston pailleté, monte alors sur scène avec sa basse en main. Un simple cercle illuminé apparait sur le fond de l’écran, agrandissant et changeant de couleurs, un avant-goût du visuel cinématique à venir.
Passant de réservé et concentré sur la musique à plein d’énergie et dansant partout, Flea illumine la salle. Il performe avec une profondeur émotionnelle évidente, de son discours passant au bord des larmes sur l’amour et la paix, la vulnérabilité était sincèrement la bienvenue. C’est clair qu’il est passionné de son art et cela le rend encore plus beau à voir.
C’est intéressant de voir l’évolution d’un artiste connu sous quasiment une marque (Red Hot Chili Peppers) se réorienter sans honte vers quelque chose d’entièrement différent, prenant le risque. Ces transitions de basse à trompette étaient harmonieuses et d’une prouesse exceptionnelle.
Cette soirée-là, Flea prouve qu’il est plus que juste les Red Hot Chili Peppers, témoignant du chemin qu’il a fait pour se rendre là. Prêchant l’amour, l’humilité et la gratitude, il rappelle que les petites choses comptent dans la vie. De prendre un moment avec la musique et la communauté est un privilège dont le groupe ne tient pas pour acquis.
Le band composé des talentueux artistes Anna Butterss (bass et contrebasse), Deantoni Parks (drums), Jeff Parker (guitariste) et Josh Johnson a complètement captivé l’attention de tous.
Les chansons mettant chacun en valeur, ils avaient une énorme cohérence malgré la complexité de certaines parties. Jouant des morceaux du nouvel album tels que A Plea et Free As I Want To Be, Honora se montrait non seulement une exploration sonore, mais physique. L’énergie vibrait à travers la salle. En projection sur l’écran en arrière-scène pendant la majorité du spectacle était des clips de Flea, habillé en imperméable courant dans un sentier, se roulant dans le sable et vivant de ses mouvements. Le visuel rappelant la liberté accompagnait la musique rythmée, ambiante.
Revenant pour un rappel, le groupe a joué une chanson sur la beauté de la mort, encourageant la salle à chanter en groupe comme une comptine. Nous étions emportés à travers le parcours musical de l’album et comme ça avait débuté, c’est fini, laissés dans un rare moment collectif de gratitude et d’espoir pour le futur. D’une profonde maturité et conscience de soi, Flea and the Honora band a marqué le Théâtre Beanfield en ce dimanche soir de mai 2026.
Photos en vrac
- Artiste(s)
- Flea and the Honora Band
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Théâtre Beanfield
- Catégorie(s)
- Avant-garde, Instrumental, Jazz,




















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