Au moment où les lumières s’éteignent, une étrange douceur envahit la salle. Sur scène, un long banc de salle d’attente, derrière, un mur tapissé de feuilles épinglées, oubliées sur un babillard, une petite musique d’ambiance presque rassurante. Puis, Michel Rivard entre avec sa soif de raconter et son regard chargé de temps. Dès les premières phrases lancées pour cette proposition musico-théâtrale de Après on va où?, présenté hier au Grand théâtre, tout devient évident: il ne sera pas seulement question de musique. Il sera question de la vie. De la mort. De l’amour. Et surtout de ce qui reste à la fin.