Nancy Boulay
Collaboratrice (Qc) Pour rejoindre Nancy: abhffbz@vpybhq.pbzJo Cormier à la salle Albert-Rousseau | De la machine à l’humain
Il y a des soirs où une salle entière semble branchée sur la même prise électrique. Hier, à la Salle Albert-Rousseau, c’était le cas. Alors même que les lumières finissaient de s’ajuster, Jo Cormier lançait au micro un tonitruant «Comme on down mes petites peanuts de Québec!», déclenchant instantanément rires et cris d’amour venus de la foule. Celui qu’on a découvert avec Animal, premier one-man-show salué pour son originalité, présentait cette fois Machine, deuxième spectacle en carrière et nouvelle plongée dans ce qui l’obsède: l’humain, ses contradictions, ses élans, ses travers. Dans une époque où tout doit aller vite, où l’on doit performer et être le plus beau possible, Jo Cormier choisit plutôt de rire des contrastes. Et le salle, manifestement, n’attendait que cela.
Le vieux monde derrière nous au Diamant | Sur les traces d’un père, dans les pas d’un fils
Présenté au Diamant jusqu’au 18 avril, Le vieux monde derrière nous n’est ni une simple pièce biographique ni un exercice nostalgique sur les liens familiaux. C’est une traversée. Celle d’un fils, Olivier, qui tente de comprendre un père disparu à travers des cartes postales jaunies, des souvenirs imparfaits et ce qui reste quand le temps a passé. Sur scène, tout est simple. Pourtant, dès les premières minutes, quelque chose d’important se met en place: le sentiment d’assister à une parole vraie.
Alexandre Poulin à L’Anglicane | Ralentir, pour mieux ressentir
Il arrive parfois qu’un léger décalage fasse basculer une soirée dans autre chose. Hier, à L’Anglicane, le spectacle d’Alexandre Poulin a débuté avec une vingtaine de minutes de retard, conséquence d’un souci au bar. Une situation inhabituelle que l’artiste a nommé avec simplicité, presque avec tendresse, comme un détail de plus dans le récit de la soirée. Rien de forcé, rien de crispé. Juste un homme sur scène, prêt à reprendre là où la vie venait de s’interrompre un instant.
Macbeth au Diamant | Quand Shakespeare enfile le cuir et sent l’essence
Dès notre arrivée au Diamant, quelque chose ne tient pas en place. Une tension électrique, palpable, circule entre les corps. Comme si la foule savait déjà qu’elle n’en sortirait pas indemne. Hier soir, Macbeth, revisité par Robert Lepage, ne se contentait pas d’être présenté: il s’annonçait,, obligeait, grondait déjà avant même que la première parole ne soit prononcée.
Méthadone Bertrand à La Bordée | Entre éclats de rire et infinie solitude
Il faisait encore clair dehors à l’entrée… et il faisait encore clair à la sortie. Entre ces deux moments, le Théâtre de la Bordée accueille Méthadone Bertrand, présentée en formule 5 à 7 jusqu’à la fin mars. Avant même que la fiction ne prenne place, le directeur artistique et général monte sur scène pour introduire la pièce, un moment chargé d’émotion puisque pour quiconque le sait, il s’apprête lui-même à tirer sa révérence après plusieurs années à la tête de l’institution. Puis, presque sans transition, la scène s’anime : Madame Bertrand et Félix passent par le public pour monter sur scène.. Et avec eux, un monde entier.
Pelch au Théâtre Petit Champlain | La simplicité d’un artiste qui chante comme on respire
Dans l’intimité chaleureuse du Théâtre Petit Champlain, Pelch a offert hier un spectacle à la fois simple, vivant et profondément humain. Une scène dépouillée, quelques instruments, une salle attentive et un public déjà conquis avant même la première note. Avant l’arrivée du chanteur, son acolyte Maxime Bergeron s’installe au clavier. L’atmosphère se met tranquillement en place, comme si tout le monde savait déjà que la soirée serait douce, complice. Puis, Pelch entre sur scène. La salle applaudit spontanément. Manifestement, plusieurs personnes aiment beaucoup l’artiste. Une soirée commence toujours d’une manière particulière lorsque le public chante déjà.
Le chiard au Théâtre de la Bordée | Quand l’honneur vaut plus que tout, même que l’argent
Une salle fébrile, un murmure qui circule entre les rangées […]
Bleu Jeans Bleu à l’Impérial Bell | Danser pour ne pas s’éteindre
Hier soir, à l’Impérial, la scène s’est teintée d’un bleu assumé, presque revendiqué. Bleu Jeans Bleu y présentait son plus récent spectacle, porté par un cinquième album et une ferveur intacte. Dès les premières minutes, une évidence s’imposait : le groupe a ses fans finis. Ceux qui connaissent chaque parole, chaque intonation, chaque silence entre deux refrains. Ceux qui n’attendent pas qu’on leur tende le micro pour chanter. Il y avait beaucoup de jeunes dans la salle, mais aussi des visages de tous les âges, réunis par ce besoin simple de chanter ensemble.
« Dernier tour de piste » de QW4RTZ | Deux ans pour apprendre à dire adieu
Hier soir, au Théâtre Petit Champlain, quatre silhouettes élégantes se sont placées en ligne droite face au public. Bien habillées, regards complices, postures assurées. Puis, les premières notes ont jailli, sans guitare, sans piano, sans batterie. Seulement des voix. Dernier tour de piste, de QW4RTZ, venait de commencer, et déjà la salle retenait son souffle, consciente d’assister à quelque chose de plus grand qu’un simple spectacle : le début d’un adieu étiré sur deux ans.
Charles Brunet (avec Anas Hassouna et Erickson Alisme) à la Salle Albert-Rousseau | Entre énergie délirante et fil conducteur introuvable
Une programmation qui promettait un regard frais sur une nouvelle génération d’humoristes, entre spontanéité, audace et désir de bousculer les codes établis.