Festival d’été de Québec 2026 – Jour 11 | Jelly Roll triomphe à Québec!
Le Festival d’été de Québec se concluait dimanche soir en présentant le phénomène de la musique américaine Jelly Roll. L’artiste du Tennessee montait sur les Plaines d’Abraham pour le spectacle de clôture du célèbre festival après les prestations de James Barker Band et de Daughtry. Avec son mélange unique de country, de rock et de hip-hop, Jelly Roll est reconnu pour ses succès comme Need a Favor, Save Me, Liar et I Am Not Okay.
Jelly Roll
Jelly Roll, de son vrai nom Jason Bradley DeFord, a eu une jeunesse marquée par les épreuves, il a transformé son parcours afin d’obtenir une reconnaissance internationale et une place de choix sur la scène country actuelle. Ce dernier nous avait rendu visite au Centre Vidéotron, ainsi qu’à la Place Bell de Laval, en mars 2025 lors de la tournée The Beautifully Broken Tour.
La grande vedette de la soirée ne nous a pas demandé deux fois de chanter avec lui. Everybody Put Your Hands Up et le party est déjà commencé. Tout le monde, les bras dans les airs chante avec la vedette de soirée. « C’est la plus grosse place que j’ai jamais faite au Canada ! » déclare le sympathique chanteur après avoir pris quelques secondes afin d’apprécier le moment qu’il est en train de vivre avec nous. Suite à Hands Up et quelques selfies et c’est repartie avec Hard Fought Hallelujah mettant en vedette les trois choristes de Roll.
L’américain est très volubile : « Je fais de la vraie musique pour le vrai monde. Je fais de la musique comme thérapie. Je fais de la musique comme médication ». Il sourit à pleines dents en regardant la foule immense qui s’étend devant lui et ne semble pas en revenir. Il enlève ses moniteurs audio pour bien entendre la foule. S’ensuit une ovation monstre.
Ça s’amuse ferme sur scène. Entre le country, le hip-hop et le métal de Higher de Creed et même la pop de Tell Me Why des Backstreet Boys, le grand gaillard tire de tout bord tout côté et ça fonctionne à la perfection. Plus tard ce sera au tour Wake Me Up de Avicii de subir le même sort sous le feu d’artifice. « Repose en paix Avicii ! »
« Je crois à la deuxième chance. Je crois que nous serons de meilleures personnes demain que nous l’avons été aujourd’hui », déclame le chanteur après quelques secondes de réflexion. « La vie ce n’est pas basé sur ce que vous faites, mais avec qui vous le faites. Si vous êtes avec quelqu’un que vous aimez, faites-lui le plus gros câlin du monde », de dire Jelly avant Time of Your Life de Green Day. La foule s’époumone ensuite sur Take Me Home, Country Roads de John Denver.
Alternant entre son matériel original et énormément de reprises, Jelly Roll transmet à ses fans un message profondément humain racontant sans détour ses propres combats. Son message repose sur l’espoir, la rédemption et l’acceptation de soi. Encore une fois ému par la foule, il offre une magnifique version de Turn the Page de Bob Seger.
En signe de respect, il enlève très souvent sa casquette noire en profonde admiration devant ses fans. Un jeune garçon se voit offrir celle-ci lors d’une longue présence du chanteur auprès de ses amis québécois. Signant des autographes, prenant des selfies et serrant des mains, il finit par demander à Nicolas, un gars de Québec, de monter sur scène avec lui le temps d’une chanson. Un moment magique pour ce jeune homme dont il gardera un souvenir impérissable tout au long de sa vie d’avoir pu jouer Save Me avec son idole.
Une foule immense s’était déplacée pour voir Jelly Roll hier soir et peu de gens ont été déçus. Au terme d’une soirée aussi généreuse qu’émotive, Jelly Roll a confirmé qu’il était bien plus qu’un simple phénomène country-rock. Entre ses confidences, ses chansons rassembleuses et sa proximité constante avec le public, l’artiste a créé un véritable lien avec les milliers de spectateurs réunis sur les Plaines. Il a offert au Festival une finale profondément humaine. Une conclusion triomphale pour cette édition du FEQ.
Daughtry
Formé en 2006 autour du chanteur Chris Daughtry qui termina 4e à l’édition 2006 de American Idol, le groupe Daughtry s’est fait connaître sur la scène du rock américain grâce à des succès comme It’s Not Over, Home, Over You et No Surprise. C’est la première visite du groupe dans la capitale nationale.
Changement de registre avec Daughtry alors que le rock déferle sur les Plaines au son de Divided, tirée de l’album Shock to the System (Part Two) publié en en 2025. Malheureusement, contrairement au James Barker Band qui a profité d’une sonorisation parfaite en début de soirée, ce n’est pas facile pour Chris et ses musiciens.
Les choses se replacent et culminent en apothéose pour la magnifique interprétation de Separate Ways de Journey en version plus métallique. Le micro porté à distance de sa bouche, le chanteur tatoué en manches complètement noires possède une voix puissante qui fait saillir tous les muscles de sa gorge.
Suit It’s Not Over, premier grand succès du groupe extrait du premier album éponyme paru en 2006. Daughtry ne perd pas de temps et enchaîne immédiatement seul à la guitare avec la magnifique chanson Home. Je ne sais pas si c’est en raison de la température froide ou de la chanson, mais j’ai des frissons.
L’accalmie est de courte durée et le chanteur musclé déverse son fiel pendant The Dam, tiré de l’album Shock To The System (Part One). La puissante Pieces déchire complètement le ciel nuageux tant la voix est puissante. Encore trois chansons et la mission de Chris Daughtry et ses musiciens est remplie. Daughtry promet à ses nouveaux amis québécois de revenir bientôt.
* Photo par Stéphane Bourgeois.
James Barker Band
Originaire de Woodville, en Ontario, le James Barker Band a pour tâche de réchauffer les festivaliers en cette fraîche soirée de juillet. Formée en 2013 la formation est l’un des groupes country les plus populaires au Canada. On avait d’ailleurs eu l’occasion de discuter avec eux l’an dernier, consultez l’entrevue de notre collègue par ici.
En plus d’être un très bon chanteur, James Barker se tire très bien d’affaire à la guitare.
La foule très réceptive entonne avec le plaisir le refrain Carry Me Home de leur plus récente chanson After Dark publiée plus tôt au début de l’été. Il n’en fallait pas plus pour que lors de la pièce suivante, le sympathique chanteur descende au parterre afin de prendre un bain de foule.
Certaines chansons, beaucoup plus rock que d’autres, démontrent la polyvalence des musiciens. Les festivaliers passent un agréable moment en compagnie de James Barker et au moment d’interpréter la dernière chanson, les spectateurs arrivent en grand nombre pour voir la grande vedette de la soirée.
À l’an prochain
Le Festival d’été de Québec 2026 a une fois de plus fait vibrer la capitale avec une programmation variée réunissant des artistes d’ici et d’ailleurs. Pendant onze jours, les festivaliers ont assisté à une série de spectacles marquants, confirmant le FEQ comme l’un des plus grands festivals musicaux en Amérique du Nord.
Grille de Chansons
Daughtry
The Seeds (intro)
Divided
The Bottom
The Day I Die
Separate Ways
It’s Not Over
Home
The Dam
Pieces
Over You
Crown
Artificial
James Barker Band
Caught Me At A Good Time
Somebody I Know
Chills
After Dark
Livin’ The Dream / No Rage
Wastin’ Whiskey
Keep It Simple
You Didn’t Hear It From Me
Lawn Chair Lazy
- Artiste(s)
- Daughtry, James Barker Band, Jelly Roll
- Ville(s)
- Québec
- Salle(s)
- plaines d'abraham
- Catégorie(s)
- Country, Festival, Rap/Hip-hop, Rock,
Événements à venir
-
vendredi



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