Festival d’Été de Québec 2026 – Jour 9 | Muse, tout simplement wow !
Le Festival d’été de Québec (FEQ) poursuivait son marathon de spectacles vendredi soir avec une soirée très attendue par les amateurs de musique sur les plaines d’Abraham. Avant l’entrée en scène de la tête d’affiche Muse, les Français de Last Train ont lancé les festivités, suivis de la formation canadienne Mother Mother, qui avait la responsabilité de réchauffer la foule. Trois univers musicaux bien distincts se sont ainsi succédé devant près de 100 000 festivaliers réunis dans le cadre de cette 56e édition du FEQ.
Muse
Muse est l’un des groupes de rock les plus influents des deux dernières décennies. Le trio composé de Matt Bellamy (chant, guitare, piano), Chris Wolstenholme (basse) et Dominic Howard (batterie) s’est imposé grâce à un style unique mariant rock alternatif, rock progressif, musique symphonique et électronique. Réputé pour ses prestations scéniques spectaculaires, ses effets visuels grandioses et ses hymnes rassembleurs comme Starlight, Uprising, Time Is Running Out, Hysteria et Knights of Cydonia, Muse était attendu de pied ferme à Québec cette année.
Il est 21h30, et tout le monde est prêt pour le clou de la soirée. Les gens sont fébriles et le site des Plaines est pratiquement complet. Les attentes sont élevées, et ayant en main la grille de chansons, je ne pense pas que la foule soit déçue. Muse promet une tonne de succès agrémentés d’une mise en scène bourrée d’effets spéciaux et j’ai bien hâte de voir ce que ce monstre musical a dans le ventre.
Dès les premières mesures de Hysteria, c’est la démesure. Le volume sonore est tonitruant et nous rentre dedans comme un coup de poing au plexus solaire. Matt Bellamy, Chris Wolstenholme et Dominic Howard vêtus en rouge et noir sont en grande forme. Même le restaurant tournant Le Ciel ! de l’hôtel Le Concorde est illuminé en rouge flamboyant.
D’immenses boîtes rectangulaires flottent de haut en bas de la scène multipliant les projections de toutes sortes et alternant de couleurs à chaque instant. Les écrans latéraux indiquent la date du 15 août 1977. Muse évoque ainsi le mystérieux signal « Wow! », une puissante onde radio captée pendant 72 secondes en 1977 par le radiotélescope Big Ear. Jamais détecté de nouveau et toujours inexpliqué, ce phénomène s’intégrait parfaitement à l’univers futuriste, spatial et énigmatique du groupe britannique.
Muse avait promis des hits, et c’est ce à quoi nous avons droit. Supermassive Black Hole, Resistance, Psycho, Madness entrecoupé de pièces plus récentes tirées du nouvel album, The Wow! Signal, dont Hexagons, Cryogen, Unravelling et Be With You. La puissante Unraveling, interprétée sous les flammes, fait vibrer toutes les fibres de notre corps. Lors de Be With You, c’est l’immense pluie de confettis. La très lourde Psycho promettait l’utilisation de lasers qui finalement ne seront jamais utilisés. Probablement un problème technique.
Bien que la performance des musiciens soit de haut niveau, Matt Bellamy s’enfarge quelquefois dans ses notes. Il faut dire qu’il bouge beaucoup et arpente sans cesse la scène de long en large . Le méga groupe est accompagné de Dan Lancaster aux claviers, guitares, percussions et aux voix. Il permet de laisser respirer un peu Matt et sa troupe afin de donner une plus grande profondeur au son du groupe.
Uprising doit bien résonner jusqu’à Lévis et l’île d’Orléans tellement le son est puissant ! Les fans chantent le refrain, unis dans un chœur festif et enjoué. Le bassiste Chris Wolstenholme introduit Knights of Cydonia à l’harmonica. Bellamy profitera de cette chanson pour tordre un peu plus les cordes de sa guitare.
Les fameux lasers longuement attendus font leur apparition lors de Isolated System et Nightshift Superstar, dans la partie techno du spectacle. L’effet des lasers n’est pas vraiment optimal et n’a pas l’effet escompté.
Le spectacle tire à sa fin et Muse revient sur scène pour un seul rappel avec Take a Bow, une vieille pièce tirée de l’album Black Holes and Revelations, paru en 2006. C’est l’apothéose complète !
Les attentes étaient élevées, et Muse à complètement rempli son mandat d’offrir une de ses meilleures permanences à vie à Québec ! Le répertoire choisi était solide, la qualité sonore optimale et la mise en scène soignée pour un spectacle offert à l’extérieur.
Selon plusieurs commentaires, Muse a présenté le meilleur spectacle du FEQ 2026. Pas très loin derrière, la chaleureuse performance de Michael Bublé a la cote, suivie de celle de l’énergique show de Limp Bizkit. Mais le festival n’est pas encore fini. Dimanche le réputé festival se clôturera avec la grosse pointure qu’est Jelly Roll.
Mother Mother
Le groupe canadien, Mother Mother avait la lourde tâche de réchauffer les enceintes juste avant Muse. Le style du quintette mélange rock indépendant, pop et éléments expérimentaux.
Le résultat musical amène un vent de fraîcheur dans notre univers quelquefois un peu trop sérieux et sombre. Ayant comme pilier le chanteur-guitariste Ryan Guldemond accompagné par sa sœur Molly Guldemond et de Jasmin Parkin, toutes deux aux chants et aux claviers, Mother Mother nous fait vivre un voyage musical aux frontières du new-wave et du pop. Un monde imaginaire qui rappelle The Go-Go’s, The B-52’s et, plus près de nous, Klô Pelgag.
Le décodage musical n’est pas simple. Beaucoup de changements de styles dans une même chanson, des harmonies fines et complexes la plupart du temps interprétées à trois voix. Le moins que l’on puisse dire, c’est que leur univers n’est pas simple. Mother Mother possède une longue feuille de route. La formation de la Colombie-Britannique célèbre cette année son 21e anniversaire. Ce n’est pas rien ! Il en résulte une solide performance sans anicroche.
Avant de quitter la scène, Ryan Guldemond troque sa guitare électrique pour une Takamine acoustique. Accompagné de ses deux acolytes c’est le moment d’un petit medley plus léger.
La prestation se termine avec la pièce Hayloft II tirée de l’album Inside paru en 2021. Étrangement, cette pièce se rapproche bizarrement de l’univers musical de Muse. Est-ce un hasard ?
Last Train
Originaire d’Alsace en France, le quatuor de rock alternatif Last Train m’était complètement inconnu. Le groupe est pourtant réputé pour ses prestations scéniques intenses et son rock à la fois mélodique et explosif.
Ce qui apparaissait comme une introduction douce et calme est venu nous déchirer les tympans au bout de quelques mesures, le chanteur-guitariste Jean-Noël Scherrer infligeant une méchante raclée à sa guitare. Je pensais que mon cœur allait me sortir de la gorge. Ouf !
Les guitares dissonantes qui fusionnent avec les harmonies vocales nous rappelant le Radiohead de la belle époque. Last Train est capable du meilleur et du pire dans une même chanson. Le côté sale et destructeur du rock indie jumelé aux douces harmonies de la pop.
En plein milieu de prestation, Scherrer va prendre un bain de foule auprès de ses nouveaux potes québécois. Couché sur le dos, portant tant bien que mal sa guitare en bandoulière, il surfe sur la vague humaine en martelant sa six cordes. Pas certain que sa guitare soit bien accordée après une telle torture. Son énergie me rappelle un certain Yungblud, mais à la puissance 10.
« Qui d’entre vous voit Last Train pour la toute première fois ! » demande candidement Jean-Noël à la foule de Québec. La réponse ne tarde pas à venir alors que plusieurs milliers de nouveaux fans lèvent les bras dans l’air en signe de réponse. « C’est pour ça que les festivals existent », conclut le chanteur, avant d’entreprendre The Big Picture, la dernière chanson de cette intense et courte prestation.
Last Train déchire, et est loin d’être passé à côté d’la « track ».
Grille de Chansons – MUSE –
Interlude / Hysteria
Cryogen
Supermassive Black Hole
Hexagons
Resistance
Unraveling
Kill or Be Killed Remix
Be With You
Psycho
Madness
Plug in Baby
Hanging / Time is Running Out
JFK Speech / Uprising
Knights of Cydonia
Isolated System
Nightshift Superstar
Algorithm / Undisclosed Desires
Prelude / Starlight
Take a Bow
Grille de chansons – Mother Mother –
Intro
Sticks
Verbatim
Make Believe
Hayloft + In Bloom
Matrix
Problems
Rot
I Love LIfe
Burning Pile
Explode
Better of Me
Oh Ana
Medley Acoustique
Hayloft II
Grille de chansons – Last Train –
Home
Way Home
On Our Knees
Medley
This Is Me Trying
The Big Picture
Photos en vrac
Muse
Mother Mother
Last Train
- Artiste(s)
- Last Train, Mother Mother, Muse
- Ville(s)
- Québec
- Salle(s)
- plaines d'abraham
- Catégorie(s)
- Alternatif, Festival, Rock,
Événements à venir
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dimanche
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dimanche
Jour 3 | Lorde, Gunna, Major Lazer, Clipse, Subtronics
Lieu : Parc Jean Drapeau -
vendredi












































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