Philippe Drouin
Collaborateur Pour rejoindre Philippe: cuvyqebh111@tznvy.pbzFestival d’été de Québec 2026 – Jour 3 | Coat de jeans et trash à l’horaire
Samedi 11 juillet, le mercure frôlait les sommets quand nous avons foulé la Place George V, mais la chaleur accablante n’était rien comparée à l’effervescence qui régnait déjà sur le site. La Festival d’été de Québec a délaissé la dentelle pour offrir une célébration brute du thrash metal. Entre les vestes de jeans à patchs et les festivaliers déguisés en bananes ou autres costumes loufoques, on a vite compris que ce ne serait pas un simple concert : ce serait un rituel collectif. On n’était pas là pour regarder le spectacle, on était là pour en faire partie. Et cette promesse de chaos, le FEQ l’a tenue au-delà de toutes nos espérances.
Festival d’Été de Québec – Jour 1 | Nostalgie et Nu metal à l’honneur pour ouvrir le bal avec Limp Bizkit
Ce jeudi 9 juillet 2026, les Plaines d’Abraham n’avaient rien d’un parc tranquille. Pour le coup d’envoi du festival, la foule était d’une densité impressionnante, confirmant que l’appel du nu-métal et du hip-hop des années 90 résonne toujours aussi fort. C’était la soirée rêvée pour les éternels nostalgiques, venus revivre leur adolescence à grands coups de rythmes hybrides. Sous un ciel menaçant, le site s’est transformé en un immense terrain de jeu où les souvenirs de jeunesse se mariaient à l’énergie brute du présent, alors que les parents initiaient déjà la relève aux hymnes de leur époque.
Festivoix de Trois-Rivière – jour 7 | Papa Roach et chaleur accablante
Vendredi soir 3 juillet, le thermomètre affichait des températures records à Trois-Rivières, mais ce n’était rien comparé à la tension qui grimpait sur la scène du Fleuve. Entre les riffs acérés et la brise rafraîchissante du Saint-Laurent, le FestiVoix a offert une soirée métal d’une intensité rare, marquant les festivaliers bien au-delà de la simple performance musicale. Pour ceux qui ont bravé la chaleur, ce n’était pas seulement un concert, c’était une véritable démonstration de force. Retour sur une soirée où l’énergie brute a pris le dessus sur la canicule.
Festivoix de Trois-Rivières 2026 – Jour 6 | Le punk à l’honneur avec Lagwagon et Streetlight Manifesto
En ce 2 juillet 2026, s’il y a une tradition qui fait vibrer le cœur des mélomanes de la Mauricie, c’est bien la soirée punk du Festivoix de Trois-Rivières. Chaque année, le festival se donne le mandat de présenter une affiche dépassant les attentes des fans du genre, et cette soirée n’a pas fait exception sur la Scène du Fleuve. Avec The Flatliners, Streetlight Manifesto et les légendaires Lagwagon, la soirée s’annonçait explosive. Si la chaleur accablante de l’après-midi laissait craindre le pire, la pluie tombée à l’heure du souper a finalement offert un répit bienvenu. Au final, le petit vent rafraîchissant du Saint-Laurent a créé le climat idéal pour danser toute la nuit sans s’effondrer. C’est dans cette ambiance électrique que le site s’est progressivement transformé en une marée humaine, affichant presque complet au moment où la tête d’affiche a pris possession des planches. Entre la brise fluviale et l’adrénaline des guitares, le décor était planté pour une soirée mémorable, prouvant une fois de plus que le punk possède ici une résidence permanente dans la belle province.
Napalm Death à la salle Montaigne | 17 ans d’attente récompensés par une performance magistrale
Le 29 mai 2026 marque un retour après 17 longues années avant revoir la déflagration Napalm Death sur une scène de la ville de Québec. Depuis leur dernier passage en 2009, l’attente n’a fait que croître, et c’est devant une salle comble et fébrile que les pionniers du grindcore ont enfin fait leur retour vendredi soir. Pour les amateurs de métal extrême, ce n’était pas seulement un concert, mais une véritable démonstration de force par un groupe qui, après quatre décennies, n’a absolument rien perdu de sa pertinence.
Electric Callboy à la Place Bell | Un raz-de-marée fluo envahit Laval
Dès mon arrivée aux abords de la Place Bell le vendredi 15 mai, le constat était frappant : le quartier venait de virer au fluo intégral. Pour cette troisième visite en ville d’Electric Callboy, les fans n’ont pas fait les choses à moitié. On aurait dit qu’une faille spatio-temporelle s’était ouverte en plein cœur de Laval, laissant s’échapper une armée de festivaliers arborant leurs plus beaux (et plus discutables !) ensembles sportifs tout droit sortis des années 80. Visiblement, le report du show (initialement prévu le jeudi 14 mai et déplacé au vendredi 15 pour un conflit d’horaire) n’a freiné personne. Bien au contraire : la Place Bell affichait déjà complet, ou presque, bien avant que le premier groupe ne foule les planches. La table était mise, les paillettes étaient prêtes, et l’adrénaline flottait déjà dans l’air.
Les Sheriff à la salle Montaigne | 40 ans de punk et pas une ride (ou presque)
Le punk rock est-il une fontaine de jouvence ? Ceux qui ont mis les pieds à la salle Montaigne le 7 mai ne se posent plus la question. On aurait pu s’attendre à un dernier tour de piste nostalgique, un peu poussif, de la part d’un groupe qui roule sa bosse depuis 1984. On a plutôt été agressé — dans le meilleur sens du terme — par un band qui joue comme s’il avait toujours 20 ans. Retour sur une soirée où les décibels ont servi de cure de rajeunissement collective.
Mr. 82 à l’Anti Bar & Spectacles | « PEW PEW PEW » : C’est vendredi, l’école est finie
Il y a des vendredis soir où l’on a simplement besoin de décrocher, et ce 1er mai à l’Anti Bar & Spectacles, la déconnexion était totale. Pour la génération des 40 ans et plus, entrer dans l’univers de Mr. 82, c’est un peu comme retrouver un vieux coffre à souvenirs caché dans le sous-sol. On parle ici d’une époque marquée par le grand débrouillage de Super Écran, les heures passées à feuilleter le catalogue Distribution aux Consommateurs, les sorties en BMX et les marathons de films de Stallone ou de RoboCop. C’est précisément cette fibre nostalgique que le groupe vient faire vibrer, nous replongeant dans une esthétique des années 80 qui nous a forgés.
Cancer Bats à L’Anti Bar & Spectacles | La force du géant
Québec, le 7 avril, il y a des soirs où le calendrier semble vouloir dicter l’ambiance. Un mardi soir à Québec, la Basse-Ville respire normalement, presque trop calmement. Mais à l’intérieur des murs de L’Anti Bar & Spectacles, l’atmosphère était tout autre. On y célébrait un pèlerinage : les 20 ans de Birthing the Giant, l’album séminal de Cancer Bats. Si la ville dormait, la poudrière, elle, n’attendait qu’une étincelle pour exploser. Retour sur une soirée où le hardcore a défié la léthargie du début de semaine.
Bleed From Within au Théâtre Beanfield | Le métal écossais à son meilleur
Vendredi 3 avril, on savait que la soirée allait être spéciale avant même de mettre les pieds dans la salle. La file massive qui s’étirait sur la rue Notre-Dame bien avant l’ouverture des portes ne laissait aucun doute : Montréal avait faim de métal. Il faut dire que le spectacle affichait complet depuis déjà plusieurs mois, signe que l’attente était immense pour cette affiche d’exception. À l’intérieur, pas besoin d’attendre la tête d’affiche pour que l’ambiance lève : le parterre était déjà bien rempli dès les premières notes du premier groupe, un spectacle rare qui prouve le dévouement de la scène locale.