crédit photo: Ally Neah
Les Chatons

Entrevue avec Les Chatons | Le métal québécois à la sauce humoristique

Les Chatons, jeune groupe de métal québécois, lance le 14 août son premier album intitulé Miaou métal. La date de lancement a été méticuleusement choisie, le groupe voulant dévoiler son album au grand jour à la mi-août (dites-le vite et ça sonne comme miaou). Tout est dans tout pour les membres du groupe qui, drôlement, sont allergiques aux chats pour la plupart. Nous avons rencontré Guillaume Lessard et Pascal Desroches, respectivement chanteur et guitaristes du groupe, pour en apprendre plus sur le projet des Chatons et sur ce premier album rempli de surprises et d’humour.

Fans de métal depuis toujours, les quatre membres des Chatons se sont rencontrés lors de leurs études au Cégep Marie-Victorin, où ils ont immédiatement connecté sur la base de leur amour de ce genre musical. Ils ont commencé à jammer ensemble, et ont formé, au départ, un band de chansons métal en anglais qu’ils ont nommé Beyound All Boundaries. Leurs influences étaient claires : Metallica, Gojira et Megadeth. C’était la musique qu’eux-mêmes écoutaient. Puis, l’idée de participer à Cégep en spectacle s’est tranquillement formée dans leurs têtes. Le hic? Le concours collégial requiert de chanter en français. Ils ont donc composé leur première chanson francophone, Tirer une pisse, se sont inscrit à Cégep en spectacle et Les Chatons sont nés. « À partir de là, on s’est rendu compte que c’était quelque chose qui nous tenait à coeur d’écrire en français. Le métal, il est représenté au Québec, mais pas tant que ça en français. On a beaucoup d’amis qui ont des bands, mais c’est tout en anglais. On trouve qu’il y a un marché là, surtout pour le présenter à notre manière », soutient Pascal Desroches.

photo de presse 2 crédit ally neah

Avec Miaou métal, Les Chatons souhaitent offrir une alternative francophone moderne au métal québécois.« Ce qu’on avait remarqué, c’est qu’il y a beaucoup d’artistes québécois, des gens qui parlent en français, qui font de la musique en anglais. Il y en a eu au Québec [des groupes de métal qui chantent en français] qui ont été faits historiquement. Je pense à Groovy Aardvark, Anonymus, même aux Vulgaires Machins. Ce sont tous de super bons artistes, mais ça reste reste que pour une nouvelle génération, il n’y en a pas tant que ça », explique le guitariste.

Un premier album unique en son genre

À ce jour, le quatuor n’a que trois chansons à son actif, mais elles ont toutes le même filon humoristique. Miaou métal promet de continuer dans ce filon qui mêle drôlerie et métal.  « On peut s’attendre à notre style d’humour classique, à beaucoup de blagues circonstancielles. On va souvent viser un protagoniste qu’on va pousser à l’absurde, à l’extrême, dans des situations très communes que tout le monde vit », décrit Guillaume Lessard. Coupon King, le plus récent extrait de leur album, est un bon exemple du style des Chatons. La chanson explore avec humour l’augmentation du coût de la vie, le prix de l’épicerie et l’utilisation de coupons-rabais. « J’ai été à l’épicerie pour faire des économies en mode couponing, appelle-moi le Coupon King / Penché dans la cuisine, ciseaux dans les mains, occupé à couper des coupons, je suis économe, t’es un bouffon », peut-on y entendre chanter Lessard.

Au niveau musical, les Chatons s’essayent aussi dans plusieurs sous-genres du métal. « Miaou métal, ça va être un pléthore de sous-genres qu’on mélange évidemment à notre façon. Je pense que c’est ça, le son du miaou métal. C’est comment qu’on arrive à avoir un son distinct à travers plusieurs sous-genres, de passer d’une chanson à l’autre, sans avoir le même « style », mais qu’on puisse reconnaître notre son à travers ça », poursuit le chanteur du groupe.

Pour la suite, le groupe, qui a d’ailleurs gagné Ma première Place des arts en 2023, travaille fort sur son lancement d’album le 14 août et espère pouvoir, avec cet album, se bâtir un public fidèle. Étant indépendants, les Chatons souhaitent aussi, éventuellement signer avec une maison de disques pour pouvoir se concentrer sur la musique et la musique seulement. À l’heure actuelle, ils se séparent à quatre les tâches de gestion et d’organisation. « Tout ce qui est l’aspect marketing, l’aspect contact, booking, production de spectacles, ça peut devenir difficile. On s’en sort. Financièrement, on rentre dans notre argent quand même, mais ça fait beaucoup de travail quand, au final, nous, ce qu’on veut faire, c’est de la musique. Avoir un label ou quelqu’un qui nous signe ou un booker, ça nous enlèverait une pression énorme », admet Pascal Desroches.

Pour assister au lancement de Miaou métal, vous pouvez vous diriger juste ici.

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