Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
FTA 2026 | Querelle de Roberval : Entre désir, lutte sociale et violence
Présentée à Duceppe du 30 mai au 2 juin dans le cadre du Festival TransAmériques, Querelle de Roberval, adaptation du roman de Kev Lambert, mise en scène par Olivier Arteau, plonge le public dans une scierie du Lac-Saint-Jean en pleine grève. D’une durée de 2h30 avec entracte, la pièce rassemble désirs homosexuels, luttes ouvrières et critique sociale dans une proposition théâtrale ambitieuse et parfois étouffante.
Napalm Death à la salle Montaigne | 17 ans d’attente récompensés par une performance magistrale
Le 29 mai 2026 marque un retour après 17 longues années avant revoir la déflagration Napalm Death sur une scène de la ville de Québec. Depuis leur dernier passage en 2009, l’attente n’a fait que croître, et c’est devant une salle comble et fébrile que les pionniers du grindcore ont enfin fait leur retour vendredi soir. Pour les amateurs de métal extrême, ce n’était pas seulement un concert, mais une véritable démonstration de force par un groupe qui, après quatre décennies, n’a absolument rien perdu de sa pertinence.
FTA 2026 | Baldwin and Buckley at Cambridge à la Cinquième Salle : La force de la parole
Présenté du 28 au 31 mai à la Cinquième Salle dans le cadre du Festival TransAmériques, Baldwin and Buckley at Cambridge, de la compagnie new-yorkaise Elevator Repair Service, redonne vie à un débat historique tenu en 1965 entre l’écrivain James Baldwin et l’intellectuel conservateur William F. Buckley Jr. D’une durée d’une heure et présenté en anglais avec surtitres français, le spectacle propose plus qu’une simple reconstitution : il propose une expérience d’écoute qui met en lumière la force de la parole et la persistance de certains enjeux sociaux et politiques.
Eco Fest MTL 2026 | Un festival propulsé par la jeunesse
On sait tous que l’été au Québec est synonyme de nombreux festivals majeurs. Alors que notre attention est instinctivement dirigée vers leurs programmations impressionnantes, il est bon de se remémorer qu’ils ont tous déjà vécu une première édition, parfois très modeste. La genèse de l’Eco Fest MTL est particulièrement inspirante. Préoccupée par l’évolution rapide des changements climatiques, Catherine Ste-Marie, une jeune étudiante de 15 ans fréquentant la St-George’s School of Montreal, située dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, a imaginé ce festival dans le but de conscientiser sa communauté à la cause. Et quoi de mieux que la voix et la musique de la montréalaise Jennifer Dahl pour réunir les familles et vivre un doux moment.
Le Lac à la salle Wilfrid-Pelletier | Une relecture contemporaine du ballet classique
Présenté à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu’au 7 juin 2026, Le Lac des Grands Ballets propose une relecture néo-classique du célèbre Lac des cygnes. Chorégraphié par Ivan Cavallari sur la musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski, le spectacle réunit 75 interprètes dans une production d’une durée de près de deux heures, incluant un entracte. Soutenue par les costumes de Maria Porro, les décors d’Edoardo Sanchi et les éclairages de Marc Parent, cette adaptation transpose le récit classique dans un univers contemporain inspiré du monde de la publicité et de l’image.
Autothérapie au Festival TransAmériques | Le salut ébène
C’est enfin la saison FTA, et avec elle, sa formule danse et théâtre qui emporte tout sur son passage. Nos sensibilités à fleur de peau. Nos quêtes de rêve. Notre sentiment d’appartenance au monde en équilibre précaire. Un passage auquel conviait le danseur franco-haïtien Mackenzy Bergile dans une chorégraphie douloureuse et salvatrice dont on ne se sort pas tout à fait indemne.
Wagner et la légende de l’Anneau par l’Orchestre symphonique de Montréal|Lévitation entre le bien et le mal
Dans le programme de la soirée à la Maison symphonique, la pastille « Grandiose » apposée donne déjà un avant-goût d’élévation. Un double volet Robert Schumann (1810-1856) et Richard Wagner (1813-1883) avec Le Ring sans paroles, œuvre cyclique intense réalisée entre 1854 et 1874, sur le récit universel des forces et dérives de l’amour et du pouvoir dicté par un anneau maléfique.
L’ensemble Constantinople au Grand Théâtre de Québec | Au-delà de la performance, un acte de mémoire et de transmission
Lundi 25 mai, alors qu’une partie du cœur du Québec vivait encore au rythme des demi-finales de la Coupe Stanley, le Canadien s’apprêtant à disputer une troisième rencontre contre les Hurricanes de la Caroline, les rues désertes laissaient présager que la plupart d’entre nous étions devant nos téléviseurs (où j’aurais probablement été aussi dans d’autres circonstances). Pourtant, une salle comble accueillait l’ensemble Constantinople pour ce qui allait s’avérer, pour moi, une première rencontre attendue.
Chargement en cours...