Luc Drapeau
Collaborateur Pour rejoindre Luc: yhpqencrnh74@tznvy.pbzFestival international de Jazz de Montréal 2026 – Jour 6 | Willow à la scène TD : Un chantier à ciel ouvert
C’est sous un ciel doux que Willow a foulé la scène TD du Festival International de Jazz de Montréal le 30 juin dernier, au lendemain d’un passage remarqué à Ottawa. Devant une foule généreuse mêlant fans de la première heure et curieux venus découvrir l’artiste jazz qu’elle est devenue, la musicienne, fille des acteurs Will Smith et Jada Pinkett Smith, qui s’est peu à peu émancipée de son image familiale pour s’imposer comme une artiste respectée dans les milieux du jazz expérimental, a offert un spectacle à l’image de son dernier album Petal rock black : ambitieux et en constante reconstruction. Le disque se construit comme un cycle de métamorphose, ouvert par une invocation du légendaire George Clinton et refermé par un écho de cette même phrase chantée par Willow elle-même, une figure de cocon qui traverse tout l’album. C’est peut-être ça, le vrai chantier de la soirée : non pas une pierre qu’on taille de l’extérieur, mais une transformation intérieure que l’artiste tente de rendre publique, avec les hésitations que cela suppose.
Festival International de Jazz de Montréal 2026 – Jour 4 | St. Vincent symphonique : Faire coexister tous ses états
Il y a des concerts qui tiennent leurs promesses et des concerts qui les dépassent. Celui de St. Vincent à la salle Wilfrid-Pelletier, le 28 juin passé, dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal, appartient à la seconde catégorie. Dans la pléthore de mariages entre orchestre et artiste populaire, la formule est trop souvent celle d’un gabarit universel, de type « One Size Fits All », un orchestre plaqué sur des chansons comme un costume emprunté. Ce projet est d’une autre nature : il a été conçu pour être exporté.
Retour sur la Commission B 2026 | Écouter autrement, un verre à la main
Écrire sur la musique, c’est composer avec deux pièges : la complaisance d’un côté, l’intransigeance de l’autre. On finit parfois par avoir le formulaire de plaintes déjà rempli avant le premier accord ou, à l’inverse, être prêt à pardonner à un artiste qu’on aime ce qu’on ne tolérerait pas d’un autre. À prime abord, j’étais moins enthousiaste face à la programmation de cette année qu’à celle de l’an passé. Une question de goût, pas de qualité. Après onze éditions, la Commission B (qui se tenait cette année du 19 au 21 juin) n’a plus à convaincre personne de faire le voyage. Pour ma part, je me suis imposé de regarder chacune des propositions avec la même attention. Et j’ai eu de belles surprises pour cette édition équilibrée qui a rejoint l’ensemble de son public.
L’ensemble Constantinople au Grand Théâtre de Québec | Au-delà de la performance, un acte de mémoire et de transmission
Lundi 25 mai, alors qu’une partie du cœur du Québec vivait encore au rythme des demi-finales de la Coupe Stanley, le Canadien s’apprêtant à disputer une troisième rencontre contre les Hurricanes de la Caroline, les rues désertes laissaient présager que la plupart d’entre nous étions devant nos téléviseurs (où j’aurais probablement été aussi dans d’autres circonstances). Pourtant, une salle comble accueillait l’ensemble Constantinople pour ce qui allait s’avérer, pour moi, une première rencontre attendue.
Une soirée canadienne, version 2025 | The Tea Party en pantoufles dans les ténèbres, quand le rock ontarien se retrouve au MTelus
Le 3 décembre, le MTelus accueillait trois groupes ontariens (Finger Eleven, Headstones et The Tea Party), tous trois fondés au début des années 90, réunis pour la première fois après des décennies de carrières parallèles. Une « soirée canadienne » version 2025, si l’on transpose au rock contemporain cette émission phare des débuts de la télévision québécoise où nos familles présentaient leur folklore sous les caméras de Radio-Canada. Tout y était : la chaleur apparente, les sourires convenus, les numéros bien rodés. Et comme dans ces émissions d’autrefois, derrière le confort rassurant du spectacle familier se cachait un certain formatage, une danse aux pas tracés d’avance, un set carré, pour filer la métaphore folklorique.
Commission B 2025 – Jours 2 et 3 | Saint-Casimir sous le charme de Jorane
Ce dimanche matin dernier, le 22 juin, dans l’église de Saint-Casimir, quelque chose de rare s’accomplissait. Jorane, accompagnée de son complice Martin Lizotte, offrait la version duo de Hemenetset dans un silence recueilli, loin des amplifications de la veille. Après trois jours de festival, cette reconnexion prenait des allures d’épilogue nécessaire, comme si tout avait convergé vers ce moment suspendu.
Sleepytime Gorilla Museum à Victo | Le musée rouvre ses portes au FIMAV
Samedi dernier, sous l’écho du titre énigmatique de leur dernier album, Of the Last Human Being, Sleepytime Gorilla Museum a confirmé ce que les amateurs de musique avant-gardiste espéraient depuis longtemps. Après une absence marquée de plus de quinze ans, l’énergie sauvage et l’audace expérimentale du groupe ont signé un retour magistral. C’est au FIMAV (Festival de Musique Actuelle de Victoriaville) que cette reformation attendue a présenté l’aboutissement d’un album longtemps resté en jachère.
Maneige au Grand Théâtre | Cinquante ans après, l’ultime révérence
La formation Maneige, qui célébrait le 50e anniversaire de son premier album du même nom sorti en 1974, a fait ses adieux à son public lors d’un dernier concert à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec le 5 avril 2025 dernier. Le groupe, fort de sept albums originaux, de nombreux enregistrements en concert et de rééditions au cours des années, tire sa révérence après cinq décennies d’existence.
Galaxie aux Grands Bois | À demain peut-être, des attentes confirmées à Saint-Casimir
Le 12 avril, sous l’écho du titre prémonitoire de son dernier album, À demain peut-être, Galaxie a confirmé ce que les mélomanes espéraient. Après une absence de six ans, l’énergie contagieuse et l’audace sonore du groupe ont marqué un retour très apprécié. C’est à la salle de la microbrasserie Les Grands Bois, à Saint-Casimir, que leur nouvelle tournée a été inaugurée.
Du fût à la scène : l’automne éclectique des Grands Bois de Saint-Casimir
Située au cœur du Québec, dans le village de Saint-Casimir, la Microbrasserie Les Grands Bois est bien plus qu’une brasserie : c’est aussi une véritable institution culturelle. Avec sa Brasserie au rez-de-chaussée et sa grande salle de spectacle à l’étage, elle réalise une double mission : elle enrichit la scène culturelle par diverses formes d’art tout en offrant des bières artisanales de qualité. Le 25 août dernier, pour son 7e anniversaire, la salle a accueilli Qualité Motel, marquant une des dernières soirées de sa série estivale. Voici un aperçu de la programmation de cet automne à la salle des Grands bois.