En 2017, l’Agora de la danse ouvre un nouveau chapitre de son existence en intégrant l’édifice Wilder, en plein Quartier des spectacles de Montréal. Ses nouveaux studios lui permettent de mieux servir la création en danse, tout en continuant d’offrir une saison de spectacles nationaux et internationaux dans une salle à configuration variable, partagée avec Tangente. Ce contexte urbain, combiné à l’évolution des pratiques artistiques, ouvre un nouveau volet d’activités littéralement hors les murs : performances vivantes gratuites, rendez-vous inusités avec le public, vidéoprojections architecturales.
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Depuis le début de la pandémie, la consigne de « se réinventer » a été mal reçue par bon nombre d’artistes, comme si ça signifiait « arrangez-vous avec vos troubles ! ». Mais Mickaël Spinnhirny voit plutôt les contraintes comme des défis créatifs qu’il embrasse. Et dans le cas de la présente crise, ça a donné lieu à « La question des fleurs », projet collaboratif créé à distance avec quatre chorégraphes et deux danseurs, qui a sillonné 22 villes du Québec et terminera un cycle de tournée à l’Agora de la danse, à Montréal, du 4 au 8 mai prochain, suivi d’une webdiffusion du 14 au 21 mai.
S’inspirer d’un tsunami pour créer un spectacle présenté en pleine troisième vague d’une pandémie qui afflige le monde entier, ça ne s’invente pas. Quand on apprend que Bouleversement d’Estelle Clareton a été pensé, travaillé, échafaudé bien avant la situation qu’on connaît, le hasard est d’autant plus renversant.
C’est cette semaine que le nouveau spectacle solo de Jacques Poulin-Denis intitulé « Punch Line » prendra l’affiche de l’Agora de la danse. Plusieurs représentations devant un public restreint et distancé sont prévues du 14 au 30 avril au sein de l’Edifice Wilder, ainsi qu’une webdiffusion du 23 au 30 avril.
La formation Dear Criminals propose un clip dont l’atmosphère ténébreuse, imaginée par le réalisateur Fred Gervais-Dupuis, nous transporte dans les plus sombres retranchements de la psyché de l’enfant. Le groupe dévoile du même coup une nouvelle chanson, Lala, créée au départ pour le spectacle de danse contemporaine Suites ténébreuses de la compagnie Cas Public.
L’Agora de la danse, dont la jauge de la salle a été réduite à seulement 40 spectateurs par soir, participe ainsi à la relance des arts vivants, défiant avec une témérité calculée la pandémie qui bouscule toutes les pratiques artistiques sur scène. L’Agora, qui fêtera ses 30 ans d’existence en 2021, haut lieu de créations et de productions tant québécoises qu’internationales, poussée dans ses derniers retranchements, joue ici sa survie et celle de la danse contemporaine dont Montréal est un phare qui ne veut pas s’éteindre.
Le milieu de la danse montréalais était réuni lundi matin à l’Espace Françoise-Sullivan du Wilder pour la 9e édition de remise des Prix de la danse de Montréal.
Le périple audacieux d’un relai chorégraphique embrassant trois continents, imaginé par la chorégraphe montréalaise Mélanie Demers,connaît son aboutissement avec la première mondiale de Danse Mutante à l’Agora de la danse du Wilder. Après deux ans de cogitation assumée par quatre chorégraphes femmes ayant en commun une réputation de frondeuses de la création contemporaine, une œuvre singulière et plurielle à la fois nous est proposée au final, un objet artistique ne ressemblant à rien d’autre.
Depuis près de 30 ans, la chorégraphe Hélène Blackburn, avec sa compagnie Cas Public, s’est taillé une solide réputation autant à l’international qu’ici-même, chez elle. La dernière création de la compagnie, Not Quite Midnight, est une fois de plus à la hauteur d’un talent chorégraphique affirmé qui ne cesse de se renouveler. Si bien que l’année dernière, Cas Public a reçu le Prix de la danse de CINARS, dans la catégorie diffusion internationale.
Reconnue pour son avant-gardisme et la rigueur de son enseignement, l’École de danse contemporaine de Montréal (EDCM) vient de présenter à l’Agora de la danse du Wilder deux spectacles de haut calibre avec ses étudiants de deuxième année pour Les danses de la mi-chemin, et ceux de troisième année pour Cru d’automne. Deux shows livrés tête première devant les professionnels du milieu de la danse et un jeune et bruyant public, confirmant que la relève dans cette discipline des arts vivants se porte bien.
Psychologique, « De la glorieuse fragilité » traite, avec simplicité et poésie, de la danse dans toute son humanité. Ce dernier Opus de la compagnie K par K offre une expérience artistique et humaine qui touchera les amoureux de la danse.