Agora de la Danse

Agora de la danse – Saison Automne 2020 | Un acte d’espoir

« Malgré le masque, soyez assurés que nous allons bien nous occuper de vous, et j’espère que vous serez surpris du plaisir retrouvé de fréquenter l’Agora. Je serai moi-même présente tous les soirs pour y veiller », déclare Francine Bernier, directrice générale et artistique de l’Agora de la danse. Celle qui a beaucoup fait pour le rayonnement de la danse contemporaine ici ajoute qu’il s’agit là d’un « acte d’espoir », tant pour les danseurs que pour le public.

C’est le spectacle Punch Line, un tout nouveau solo du chorégraphe et danseur associé de l’Agora, Jacques Poulin-Denis, qui lancera la saison dès le 13 octobre. Cette fois, avec la compagnie Grand Poney, Poulin-Denis nous parle avec abondance de ses discours intérieurs, et déparle ensuite sous l’apparence d’une conférence teintée d’ironie et de sagacité. C’est lui aussi qui a mis au point la conception sonore du spectacle qui s’annonce comme une « expérience sensorielle » portant à réflexion.

* Photo par Dominique Skoltz.

Début novembre, une autre artiste associée de l’Agora, Catherine Gaudet, viendra à son tour chorégraphier la nouvelle prestation en solo interprétée par la danseuse Marie-Philippe Santerre. Sous le titre évocateur Se dissoudre, le spectacle a pour thème la solitude révélatrice d’une trajectoire aveuglée par l’inconnu, ce qui est bien notre lot à tous. Face à elle-même, avec délicatesse, l’interprète révèle progressivement sa propre transformation existentielle et sa quête d’absolu, prise en étau entre ce qui du passé est révolu et ce qui de l’avenir est implacablement incertain.

* Photo par Mathieu Verreault.

Parallèlement aux performances de Jacques Poulin-Denis et de Catherine Gaudet, l’Agora de la danse présentera dans le Café-bar du Wilder une exposition de photos en noir et blanc réalisées par Lucie Bazzo.

Intitulée Le vide sur le vif, l’expo est la résultante de promenades urbaines de la photographe en solitaire, interpellée par le degré zéro de vie ambiante des lieux jadis bourdonnants dans la ville, mais que la pandémie et le confinement ont rendu quasi-déserts. Ce sont toutes des photos prises sur le vif avec son téléphone cellulaire. Des clichés qui traduisent l’atmosphère d’absence humaine, et volontairement enveloppés d’une grande détresse qu’elle rend palpable. L’exposition sera commentée par des textes de la comédienne et auteure Lise Vaillancourt.

* Photo par Lucie Bazzo.

L’Agora de la danse, dont la jauge de la salle a été réduite à seulement 40 spectateurs par soir, participe ainsi à la relance des arts vivants, défiant avec une témérité calculée la pandémie qui bouscule toutes les pratiques artistiques sur scène. L’Agora, qui fêtera ses 30 ans d’existence en 2021, haut lieu de créations et de productions tant québécoises qu’internationales, poussée dans ses derniers retranchements, joue ici sa survie et celle de la danse contemporaine dont Montréal est un phare qui ne veut pas s’éteindre.

Par ici pour les billets et tous les détails.


* Cet article a été produit en collaboration avec Agora de la danse.

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