Holly Humberstone au Théâtre Beanfield | Une artiste à suivre
La jeune chanteuse anglaise Holly Humberstone était de passage hier à Montréal au Théâtre Beanfield, dans le cadre de sa tournée Cruel World, du même nom que son album sorti en mars dernier. Cet album, encensé par le Rolling Stone UK qui lui a mis 5 étoiles, semble confirmer l’ascension d’une artiste avec qui il faudra désormais compter dans l’indie pop.
À seulement 26 ans, Holly Humberstone a sur son CV certaines premières parties de Taylor Swift lors de son The Eras Tour en Angleterre et Cruel World, dont 4 titres bonus viennent de sortir aujourd’hui, est déjà son troisième album. Comme ses collègues Lorde ou Olivia Rodrigo, elle couche sur papier (à musique) beaucoup de sa vie personnelle et intérieure et les transforme en des chansons oscillant entre ballades et hymnes pop-rock.
Hier, sur la scène du Théâtre Beanfield, un décor gothico-romantique était en place : fausses tombes, fausse pelouse et fleurs. À 21h, le son d’une horloge a retenti comme si on allait entendre les douze coups de minuit, et Holly Humberstone est apparue dans une tenue babydoll blanche et noire qui rappelait Alice aux pays des merveilles.
Devant la salle pas entièrement remplie, le groupe a commencé leur set par Blue Dream et To Love Somebody, les deux singles qui ont porté la sortie de Cruel World. Si la première est plus douce et la seconde un « tube » imparable, les premières rangées du public connaissaient en tout cas les paroles des deux par cœur. L’artiste de 26 ans a déployé son côté ingénue tout au long de sa performance, et malgré sa voix fluette qu’on avait du mal à entendre entre deux chansons, la maîtrise de ses instruments (voix, guitares) est indéniable. Die Happy et Paint my bedroom black, qui donnait son nom à son précédent album, ont permis de maintenir l’énergie de la salle à mi-concert.
Holly Humberstone et son groupe – dont une batteuse, c’est encore trop rare pour ne pas être souligné – alternaient ainsi chansons plus acoustiques et d’autres plus rythmées.
Elle a aussi revisité les deux premières chansons qui l’ont fait connaître en pleine pandémie, Deep End et Falling asleep at the wheel, intercalant entre les deux Beauty Pageant de son nouvel album, qui résonne particulièrement avec son public. Celui-ci étant visiblement en grande majorité de la même génération qu’elle, cette chanson à propos de ce que les jeunes femmes s’infligent pour répondre aux standards de beauté ne pouvait trouver qu’un fort écho.
Si on peut regretter l’absence de transitions « parlées » entre les chansons au-delà de quelques mots, Holly Humberstone et son groupe avaient néanmoins l’air sincèrement content.e.s de l’accueil réservé par Montréal à leur passage. « Montreal you’re going to be hard to beat ! » (« Montréal, tu vas être difficile à battre ! ») a-t-elle lancé, reconnaissante.
Consultez également notre entrevue avec Holly Humberstone
Diva Smith ouvre le bal
Juste avant, en première partie, Diva Smith a remercié le public d’être venu « tôt » pour l’écouter. Institutrice en école maternelle durant l’année, la jeune chanteuse américaine (et fille de Curt Smith, co-leader du groupe Tears for Fears) profite des vacances scolaires pour suivre Holly Humberstone en tournée et présenter ses chansons seule avec sa guitare. Et à propos de guitares, on a d’ailleurs pu repérer depuis le balcon du Beanfield le nombre impressionnant de guitares qui attendent Holly et ses 3 musicien.ne.s : on en a compté une bonne dizaine !
Photos en vrac
Holly Humberstone
Diva Smith
- Artiste(s)
- Diva Smith, Holly Humberstone
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Théâtre Beanfield
- Catégorie(s)
- Indie Pop, Pop, UK pop,

































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