Arlo Parks au MTelus | Mi-figue, mi-raisin
Alors que jeudi soir, les fans de métal de toutes les générations s’entassaient dans le métro pour aller assister au concert du groupe légendaire Iron Maiden au Parc Jean Drapeau, on se dirigeait de notre côté vers le MTelus, pour vivre un concert «groovy» avec l’autrice-compositrice-interprète britannique, Arlo Parks. Bien que nous n’ayons pas assisté à un spectacle qui marquera l’histoire du MTelus, les spectateurs se sont laissés charmer par sa voix riche et envoûtante, accompagnée d’une musique irrésistible, invitant à tantôt se bercer, tantôt à danser.
ARLO PARKS, DEPUIS 2019…
Accompagnée d’un duo de musiciens polyvalents et talentueux, qui interchangeaient tables de mixage, claviers et guitares, l’artiste et poétesse de 26 ans qui s’est intéressée très jeune à la poésie, dont celle de Jim Morrison des Doors, s’est présentée toute souriante sur la scène de la rue Sainte-Catherine.
Bien que sa carrière solo ait démarrée officiellement en 2018 avec la pièce Cola (3 millions d’écoutes sur Spotify en une seule année) et que son premier concert date de 2019, Anais Oluwatoyin Estelle Marinho (son nom à la naissance) a démontré une aisance certaine lors de ses interprétations, en s’abandonnant aux différents rythmes, le micro à la main. Celle qui milite en faveur de la communauté LGBT+, en proposant des textes personnels et engagés, s’est même dirigée vers les claviers au milieu de la scène, pour s’accompagner en solo.
PROPOSITION : RECONSTRUIRE LE RYTHME DU CONCERT ?
Bien qu’il soit parfois difficile de créer l’ambiance, surtout lorsque des musiciens se retrouvent face à une salle loin d’être bondée (comme c’était le cas jeudi), la participation des gens au parterre a néanmoins contribué à rendre les vibrations de cette soirée agréables et vivantes, en nous évitant de trop décrocher.
Parce que oui, ça nous est arrivé pendant le concert. Une situation possiblement causée par construction de la «setlist», brisant parfois l’envol et l’abandon du public. On a dû compter près d’une heure avant de réellement ressentir les manifestations d’une communion vocale et de «piste de danse», sous l’impact immédiat et prévisible du succès international Caroline, suivi un peu plus tard de l’entrainante Softly.
Signe malheureux qui illustre bien l’inégalité du spectacle, alors qu’il était à peine 22h20, on observait plusieurs personnes quitter avant même le rappel. Notre verdict : C’était loin d’être mauvais, mais aussi loin d’être exceptionnel, malgré la générosité de la chanteuse, reconnaissante et très sympathique envers la foule d’ailleurs.
BAIRD en première partie
Bien qu’il profite d’une notoriété prestigieuse dans le monde musical actuel, principalement en raison de ses collaborations, disons simplement que le multi-instrumentiste, producteur et aussi compositeur n’a fait que passer.
Victime d’une certaine indifférence du public (ou simplement de la malédiction de la première partie ?) ou peut-être en raison de ses oeuvres, inconnues du grand public. L’artiste de Los Angeles dispose d’une voix somme toute correcte, mais ses talents musicaux sont remarquables, jumelant musique électro et guitare électrique.
- Artiste(s)
- Arlo Parks, Baird
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- MTELUS
- Catégorie(s)
- Chanson, Electro, Electropop, Folk, Indie, Indie Pop, Indie soul, Lo-fi, Neo soul, Soul/R&B,


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