Souk du Sud 2026 | Une célébration métissée réussie

Un peu de soul, une pincée de bossa, du rock, du jazz, de la cumbia, des percussions japonaises, de la musique sénégalaise… Au Souk du Sud, les musiques se croisent, se répondent et font tomber les frontières. Pour sa troisième édition, le festival de Brossard confirme son ancrage dans le paysage culturel québécois et son ambition : être le rendez-vous d’une scène plurielle, métissée et profondément vivante.

Les sept musiciens du Freddie James Project ont enflammé le dance floor de la troisième édition du Souk du Sud, vendredi 4 septembre, sur la place Solar Uniquartier, à Brossard. Et, pour le leader du groupe de covers, ce retour aux sources signait un vrai succès populaire dans la ville qui l’a vu grandir. Une commune de la Rive-Sud du Saint-Laurent qui voit, aujourd’hui, grandir et s’enraciner le festival imaginé par l’association Fanmi Se Fanmi.

Cette première soirée était l’occasion de « faire rayonner les artistes issus de la commune », comme Freddie James, Sylvie Desgroseilliers ou encore la chanteuse québécoise d’origine cubaine Lunayla, et de « montrer ce qu’il se passe ici », explique Patrice Agbokou, fondateur du festival aux côtés de Janis Filion.

Alors, cette fin de semaine, la machine du Freddie James Project, aussi bien rodée qu’une Chevrolet de collection, ouvrait les portes d’un rendez-vous culturel qui affiche toujours l’ambition de mettre en lumière une création musicale québécoise irriguée de multiples influences, nourrie de diversité, sur fond de Francophonie.

Avec Sensei H, Kelly Bado, Emmanuelle Boucher, Paul Cargnello, Diogo Ramos, les percussions taiko d’Arashi Daiko ou encore Nicolas Lossen… (liste non exhaustive), la programmation du samedi 5 septembre illustrait à merveille cette philosophie.

Rock, jazz, pop, électro, country, bossa, musique sénégalaise, percussions nippones, cumbia… Le Souk du Sud est un festival « qui permet aux gens de découvrir, de se rencontrer, de fraterniser, de faire marcher le bouche-à-oreille. C’est un lieu de rencontres professionnelles, artistiques, amicales… Nous voulons être les Cupidons artistiques de la Montérégie », sourit Patrice Agbokou.

In fine, en trois jours, ce sont pas moins d’une vingtaine de formations qui se seront succédé sur les plateaux de la troisième édition du Souk du Sud. Une vitrine culturelle qui témoigne, si besoin en était, de la formidable vivacité de la scène québécoise.

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