Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
Le romantisme selon Chopin et Brahms par l’Orchestre symphonique de Montréal | Déclarations d’amour
Deux compositeurs du 19e siècle – Frédéric Chopin (1810-1849) et Johannes Brahms (1833-1897) – pour glorifier le plus intense sentiment humain qui soit, avec éclat et fulgurances. L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a littéralement sublimé cette force de vie sous la houlette de la cheffe d’orchestre australienne Simone Young, printanièrement vêtue, vive et enjouée de la tête aux pieds. Une performance magnifiée par la pianiste émérite Yulianna Avdeeva, dont le répertoire de Chopin est le diadème.
Jo Cormier à la salle Albert-Rousseau | De la machine à l’humain
Il y a des soirs où une salle entière semble branchée sur la même prise électrique. Hier, à la Salle Albert-Rousseau, c’était le cas. Alors même que les lumières finissaient de s’ajuster, Jo Cormier lançait au micro un tonitruant «Comme on down mes petites peanuts de Québec!», déclenchant instantanément rires et cris d’amour venus de la foule. Celui qu’on a découvert avec Animal, premier one-man-show salué pour son originalité, présentait cette fois Machine, deuxième spectacle en carrière et nouvelle plongée dans ce qui l’obsède: l’humain, ses contradictions, ses élans, ses travers. Dans une époque où tout doit aller vite, où l’on doit performer et être le plus beau possible, Jo Cormier choisit plutôt de rire des contrastes. Et le salle, manifestement, n’attendait que cela.
Joost Klein à L’Olympia | Une nuit qu’on n’oubliera pas
De ses débuts à l’Eurovision à ses sets électriques à Coachella, Joost Klein n’a pas seulement conquis le monde, il a aussi conquis Montréal. L’artiste néerlandais de 26 ans a fait une escale dans notre chère ville dans le cadre de sa tournée mondiale pour nous offrir une soirée dont on se souviendra longtemps. Une chose est certaine : il est venu s’amuser avec nous, et on n’allait pas s’en plaindre.
En images | Archive et Joycut au Théâtre Beanfield
Il y a des soirs où la musique ne se contente plus d’être entendue : elle devient un véritable territoire. C’est ce qu’ont vécu les spectateurs ayant assisté au spectacle d’Archive et de Joycut.
Portée par des atmosphères denses, des crescendos maîtrisés et une sensibilité profondément humaine, la musique d’Archive a trouvé un écho naturel dans les paysages à la fois futuristes et organiques façonnés par Joycut.
Ensemble, ils ont offert une expérience live mêlant mélancolie, énergie et visions nouvelles. Notre photographe, Pierre Langlois, s’y trouvait. Retour en images sur l’événement.
En images | David Binney Quartet au Dièse Onze
L’emblématique club de jazz montréalais Dièse Onze, reconnu pour son ambiance intime et son rôle central dans la scène jazz de la métropole, présentait le quartet du saxophoniste David Binney. Ils nous ont offert un jazz moderne et énergique, mêlant complexité rythmique, lyrisme et influences multiples. Notre photographe Pierre Langlois s’y trouvait. Retour en images sur l’événement.
Le Sacre du printemps et le Concerto No. 1 pour piano de Tchaïkovski par l’OSM et Bruce Liu | Immense
Ce mercredi soir à la Maison symphonique était une soirée toute spéciale pour l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) : en plus d’interpréter l’une des plus grandes œuvres du répertoire moderne, le Sacre du printemps de Stravinsky, qui sera endisqué pour l’automne, et de recevoir le pianiste prodige Bruce Liu, le mandat du chef d’orchestre Rafael Payare était reconduit pour un autre cinq ans, preuve que l’histoire d’amour que vivent le Vénézuélien et l’Orchestre va dans les deux sens.
The Last Dinner Party au MTELUS | Entre rock et baroque
Quelle ascension rapide et fulgurante que celle de The Last Dinner Party depuis la parution de son premier album, Prelude to Ecstasy, il y a deux ans à peine. Déjà consacré parmi les groupes anglais les plus intéressants et prometteurs du moment, le quintette débarquait à Montréal pour la deuxième fois en trois ans, cette fois pour nous faire découvrir sur scène les morceaux de From The Pyre, son excellent deuxième album. Une prestation maîtrisée de A à Z, qui a confirmé hors de tout doute que ce beau succès est tout sauf accidentel.
Lewis Capaldi au Centre Bell | Incarner la simplicité
C’était particulièrement emballant d’être parmi l’audience du chanteur écossais Lewis Capaldi, comme son dernier passage datait d’avril 2023. Le chanteur a fait son entrée sur scène avec la chanson titre de son EP Survive, l’ambiance teintée de rose tout au long de l’entracte l’ayant laissé présager.
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