Lewis Capaldi au Centre Bell | Incarner la simplicité
Malgré le fait que plusieurs étaient sur leurs téléviseurs pour suivre nos Canadiens en ce mardi soir, c’était particulièrement emballant d’être parmi l’audience du chanteur écossais Lewis Capaldi, comme son dernier passage datait d’avril 2023. Le chanteur a fait son entrée sur scène avec la chanson-titre de son EP Survive, l’ambiance teintée de rose tout au long de l’entracte l’ayant laissé présager. À l’écran, on vit une pancarte qui mentionnait avoir voyagé depuis la Nouvelle-Écosse pour entendre ce morceau – c’était mission accomplie.
Ce n’est qu’après quatre chansons qu’il s’adressa à la foule pour la première fois, elle qui avait déjà sorti lumières de téléphone pour Forever. Il en profita pour présenter « the first of many ballads », celle qui fut ma préférée du spectacle : Wish You The Best. Même les gradins les plus hauts ont dû être éblouis par son instrument principal : sa voix!
En cours de spectacle, il y est allé d’une confidence : depuis le début de sa tournée nord-américaine le 15 avril, c’est la première fois qu’il sentait sa voix à la hauteur, se remettant d’un virus. En espérant que l’air frais de Montréal ne lui donne pas trop de fil à retordre comme d’autres récemment. Il fit référence à sa pause pour prendre soin de sa santé mentale à quelques reprises durant le spectacle, laissant transparaître le bonheur qu’il avait de retrouver la scène.
Quel sympathique personnage qu’est Lewis Capaldi! À maintes reprises, il a usé d’autodérision, en commençant par le fait que ses cheveux étaient toujours un peu sous le vent. Faisant référence à Céline Dion, il chantonna alors quelques phrases de son succès The Power Of Love. Clairement au courant des intérêts musicaux de son jeune public, il fit aussi un clin d’œil à Justin Bieber, qui a tout récemment invité Billie Eilish sur scène à Coachella en performant un extrait de One Less Lonely Girl, rapidement succédée par Pointless.
Lui qui sentait possiblement une frénésie hors de l’ordinaire et qui avait sans doute remarqué les nombreux chandails sportifs parmi ses spectateurs ne manqua pas de questionner s’il y avait un match ce soir. Se renseignant sur le pointage, il sonda si certains écoutaient actuellement le match et dédia en pouffant de rire la prochaine chanson, Something in the Heavens, aux Habs.
Il s’est placé au piano que pour sa chanson The Day That I Die, après laquelle il enchaîna en souhaitant nous retrouver après l’écriture de son prochain album. C’est en prolongeant Before You Go qu’il mentionna avec ironie qu’on savait tous que ce ne serait pas sa dernière chanson.
Parmi les chansons du rappel, sa récente sortie d’il y a quelques jours Stay Love et la plus connue Someone To Love se firent entendre. Il poursuivra sa tournée à Toronto, puis Chicago et Denver, aux mythiques Red Rocks.
Joy Crookes en première partie
C’est à 19h30 très exactement que le Centre Bell fit entendre les premières notes de Joy Crookes, artiste londonienne ayant deux albums à son actif. La chanteuse fit une entrée plutôt timide – un salut de la main – mais, rapidement, son énergie rappela celle d’Alicia Keys. Au fil des chansons, des rythmes semblaient inspirés d’une certaine Amy Winehouse et je me surpris même à comparer sa prestance à celle d’Olivia Dean, qui foulera le Centre Bell au mois d’août.
Tantôt s’accompagnant à la guitare électrique, tantôt accompagnée par ses trois musiciens dont l’un fêtait son anniversaire, son style pourrait très bien se voir dans un festival comme Osheaga. Son charisme a réussi à préparer la foule pour celui qu’elle attendait.
Photos en vrac
Lewis Capaldi
Joy Crookes
- Artiste(s)
- Joy Crookes, Lewis Capaldi
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Centre Bell
- Catégorie(s)
- Folk pop, Pop,




















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