100 ans de L’Olympia de Montréal | Nos moments mémorables en texte et en photos!

En 2026, L’Olympia de Montréal célèbre un siècle d’existence, un cap symbolique pour l’une des salles les plus emblématiques de la métropole. Derrière ses murs chargés d’histoire se cache un parcours riche en transformations, en audace et en moments marquants qui ont façonné la vie culturelle montréalaise, dont plusieurs auxquels l’équipe de Sors-tu? a assisté et documenté en photos et en texte au fil des dernières années!

Un peu d’histoire

L’histoire de L’Olympia remonte à 1925, alors que l’édifice Amherst est érigé par la prestigieuse firme d’architectes Ross & Macdonald. Dès son ouverture officielle le 7 février 1926, le Théâtre Amherst s’impose comme un haut lieu de divertissement. Conçu dans un style Renaissance espagnole, avec une configuration à l’italienne pouvant accueillir jusqu’à 1800 spectateurs, le lieu se distingue par son élégance et son ambition : devenir un point de rassemblement pour le public canadien-français. On y présente alors du vaudeville, des projections cinématographiques et des concerts, dans une programmation diversifiée qui reflète l’effervescence culturelle de l’époque.

Au fil des décennies, la salle évolue au rythme des transformations de la société québécoise. En 1969, elle devient le Théâtre Arlequin, amorçant une nouvelle phase de son histoire. Sous différentes directions, notamment celle de Serge Martin et de François Prévost à partir de la fin des années 1970, le lieu élargit considérablement son offre.

edifice amherts 1971 cr armour landry 3* L’Édifice Amherts en 1971. Photo par Armour Landry.

Un tournant majeur survient en octobre 1989, alors que la salle adopte le nom qu’on lui connaît aujourd’hui : L’Olympia. Cette transition s’accompagne d’une nouvelle identité artistique, avec des productions marquantes dès les premiers mois, dont la pièce culte Broue.

Le début des années 2000 marque une autre étape décisive. Rachetée en 2005 par une nouvelle administration, la salle subit d’importantes rénovations. Modernisée tout en conservant son cachet historique, elle devient un espace modulable pouvant accueillir entre 400 et 2400 spectateurs, selon la configuration. Cette transformation permet à L’Olympia de répondre aux exigences techniques contemporaines et d’attirer des productions d’envergure.

L’Olympia tel qu’on le connaît

La réouverture officielle, le 27 avril 2007, est soulignée par un concert événement de Lara Fabian, symbole du renouveau de la salle. Rapidement, L’Olympia confirme son statut avec des productions marquantes, dont la comédie musicale Shérazade : Les Mille et Une Nuits, présentée en résidence à plus de 50 reprises. Ce succès contribue à renforcer la notoriété du lieu, tant au Québec qu’à l’international.

La salle accueillait également des productions de l’étranger, comme la comédie musicale inspirée du répertoire de Charles Aznavour Je m’voyais déjà, en 2010.

Au cours des années suivantes, L’Olympia s’impose comme un pilier de la scène culturelle montréalaise, particulièrement dans le domaine de l’humour. Des artistes majeurs y présentent leurs spectacles, souvent en première médiatique. L’exemple le plus frappant demeure celui de Sugar Sammy, dont le spectacle You’re Gonna Rire connaît un succès phénoménal avec plus de 150 représentations dans la salle. Ce type de résidence contribue à ancrer L’Olympia comme un lieu stratégique pour les artistes souhaitant rejoindre un large public.

Lieu d’expériences uniques pour notre équipe

En ce qui concerne l’équipe de Sors-tu?, L’Olympia est l’une des premières salles de spectacle à nous accueillir pour couvrir des spectacles!

En avril 2010, moins d’un mois après la mise en ligne du site web, nous sommes accueillis par l’équipe afin de couvrir la visite très attendue de Charlotte Gainsbourg, qui venait tout juste de faire paraître son album IRM avec Beck.

Peu après, le groupe Cake – qui reviendra à L’Olympia en juin prochain après 16 ans d’absence, et avec qui nous avons discuté récemment, entrevue à venir – nous fera vivre une soirée unique à L’Olympia. À l’automne, notre collègue Karine Jacques couvrait pour sa part avec grand bonheur l’électrochoc punk d’Against Me!

Toujours en 2011, plusieurs concerts rock marquants : Mogwai pour la tournée de leur excellent album Hardcore Will Never Die, But You Will, Arctic Monkeys pour celle de leur quatrième album, Suck It And See, dix mois à peine avant de faire le Centre Bell, mais aussi Wilco et The Kills au sommet de leur gloire, qui y reviendront en 2012 et en 2014.

* The Kills en 2011. Photo par Catherine Rosa.

Nous avions toutefois fait l’impasse sur une jeune artiste britannique du nom de… Adele! Un petit regret éditorial, inutile de dire!

On s’est toutefois repris l’année suivante en assistant à ce qui s’avère encore à ce jour à être le seul spectacle en sol montréalais de l’excellente Fiona Apple, en 2012, lors de la tournée pour son album The Idler Wheel... Consultez notre critique par ici!

* Fiona Apple, en 2012. Photo par Renaud Sakelaris.

Au fil des années suivantes, on y verra passer plusieurs artistes qui deviendront des phénomènes culturels, notamment un jeune Ed Sheeran.

« Je me rappelle de m’être retrouvé dans un photo pit devant un jeune rouquin qui m’était, alors, totalement inconnu », raconte notre rédacteur en chef Marc-André Mongrain, improvisé photographe ce soir-là. « La place était bondée de jeunes femmes en pamoison et je me disais que c’était sans doute la sensation du moment… Trois ans plus tard, il jouait au Centre Bell et on connaît le reste de l’histoire! »

* Ed Sheeran en 2012.

C’est aussi à L’Olympia qu’on a pu voir certaines des dernières prestations à Montréal d’artistes qui nous ont quittés par la suite, comme Motörhead en 2015. « Le public montréalais aura été chanceux ce soir, de pouvoir s’en prendre plein les oreilles et saluer un des groupes les plus respectés de la planète heavy metal », écrivait à ce sujet notre collègue Bruno Maniacci.

Trois mois plus tard, « l’inarrêtable Lemmy » passait l’arme à gauche…

* Motorhead en 2015. Photo par Benoit Turcotte.

On ne compte plus les expériences de concerts mémorables vécues par la suite à L’Olympia, du Wu Tang Clan à James Blake, Jack White, Primus, Yasiin Bey (alias Mos Def) en solo, sans compter tous les humoristes qui ont foulé les planches de la salle au fil des ans.

Mais aujourd’hui, après cent ans d’existence, L’Olympia ne se contente pas de regarder vers le passé : la salle continue d’évoluer. En 2025, L’Olympia s’est d’ailleurs classée parmi les meilleures au monde en matière de vente de billets, se hissant au 2e rang au Canada et au 8e rang mondial selon Pollstar.

Pour célébrer les 100 ans de L’Olympia, l’équipe a concocté une soirée d’humour animée par Anas Hassouna qui promet, avec des invité-es tel-les que Laurent Paquin, Christine Morency, Neev, Charles Brunet, Alexandre Forest, Dave Morgan et plusieurs autres.


Photos en vrac

IAM en 2025

iam olympia 2025 13

Tokyo Hotel en 2024

Santigold en 2024

Boney M en 2022

Rita Baga en 2021

James Blake en 2019

Sixto Rodriguez en 2016

Le Grand Cabaret en 2016

Chance The Rapper en 2015

Jack White en 2012


* Cet article a été produit en collaboration avec L’Olympia.

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