crédit photo: Tam Lan Truong
Ensemble ArtChoral

Beatles A Cappella à la Maison Symphonique par l’Ensemble ArtChoral | Éternels Beatles

En ce magnifique dimanche après-midi, la Maison Symphonique berçait dans la nostalgie de l’œuvre du plus célèbre quatuor de l’histoire de Liverpool. L’Ensemble ArtChoral a fait voyager le public en interprétant 21 pièces, sous leurs formes a cappella. La sélection musicale avait de quoi plaire aux plus grands fans, même si la majorité des morceaux étaient puisées au sein du répertoire populaire des Fab Four.

Accompagnée d’Antoine Joubert au piano et de Philip Hornsey aux percussions, les 20 choristes, dirigés par le chef de chœur Matthias Maute, ont fait vibrer l’auditoire, majoritairement constitué de gens qui ont certainement connu les Beatles bien avant l’impression des célèbres albums doubles rouge et bleu. Et la production nous avait réservé une magnifique surprise, qui a su élever cette expérience bien au-delà de nos attentes.

DES VOIX HARMONIEUSES

Légère déception lors de l’ouverture du programme ; à l’exception du parterre, nous avons remarqué plusieurs sièges inoccupés derrière la scène. On ignore toutefois si c’était aussi le cas au niveau des balcons. Peu importe, les absents n’auront pas eu le privilège de vivre ce spectacle d’une grande qualité. Les deux musiciens se sont d’abord présentés sur scène, et ensuite, de très loin, on a entendu les chanteurs s’approcher tranquillement sur le morceau emblématique de Ringo (mais écrit par Paul et John!), Yellow Submarine. Excellente idée de mise en scène.

Bien que les paroles des Beatles soient assez simples et qu’il est assez facile de les distinguer dans leurs versions originales, la proposition a cappella a apporté une dimension intimiste et parfois très touchante à certaines compositions tels And I Love Her, In My Life, The Long and Winding Road et Yesterday. On avait aussi réservé des moments solos à l’excellent pianiste Antoine Joubert qui s’est exécuté sur I Saw Her Standing There et Blackbird, où il s’est amusé à pianoter des chants d’oiseaux. Toutefois, l’énergie et la joie déployée par la chorale sur When I’m Sixty-Four n’ont pas réussi à nous faire oublier à quel point les instruments à cordes ont affreusement manqués sur Eleanor Rigby.

QUELQUES ANECDOTES

M. Maute a profité de ce concert pour partager aux spectateurs certains moments de l’histoire des Beatles, qui n’étaient certainement pas connus de tous. Par exemple, lors de leur court passage à Montréal en 1964 (huit heures), ils s’étaient limités à deux concerts d’une durée de… 27 minutes !

LA GRANDE CHORALE EN RENFORT

Il serait impensable de rendre hommage aux Beatles en écartant leurs hymnes grandioses. Dans notre introduction, on vous a parlé d’une « magnifique surprise », c’est ici qu’elle prend tout son sens : des dizaines de membres de la grande chorale qui occupaient les premières rangées du parterre se sont soudainement levés pour accompagner les choristes principaux à la fin de la première partie sur Let It Be (oui, on a craqué…). Ils ont ensuite participé à l’ouverture de la seconde partie sur All You Need Is Love, parfaitement conçue pour ce genre d’arrangement, avant de plus tard conclure le spectacle sur Hey Jude, accompagnés de la foule debout, qui tapait dans ses mains sur la finale.

C’est quand même extraordinaire d’imaginer que le jeune homme de 23 ans assis juste à ma gauche vivra peut-être un jour des moments semblables avec ses propres petits-enfants… Éternels Beatles !

beatlesacapella ensembleartchoral tamphotography 2* Photo par Tam Lan Truong.

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