Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
Hermanos Gutiérrez en concert avec l’OSM | Grandeur épique
Il y a des rencontres qui nous semblent parfois évidentes, comme le duo équatoriano‑suisse Hermanos Gutiérrez et l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), qui se produisaient ensemble mercredi soir à la Maison symphonique. La rencontre des deux entités musicales distinctes, mais complémentaires a donné lieu à mélange si grandiose qu’on se demande pourquoi la collaboration n’avait pas eu lieu plus tôt.
Soirée historique au match des Étoiles de la LNI | L’immense Réal Bossé intronisé au Temple de la Renommée
Lundi au MTelus, avait lieu la traditionnelle présentation du Match des Étoiles, opposant les Bleus aux Rouges. Malgré un match fort amusant, du début à la fin, ce qui a principalement retenu l’attention était le couronnement de la carrière d’improvisateur de Réal Bossé au sein de la LNI (1995-2023). La dernière consécration dans ce «sanctuaire» réunissant les plus grands, comme le disait si bien Anais Favron, datait de 2017. L’attente en valait la peine !
Mika à la Place Bell | Un retour flamboyant, entre nostalgie et grand spectacle
Ce lundi 4 mai, Mika a fait vibrer la Place Bell à Laval avec un spectacle aussi extravaguant que rassembleur, porté par l’énergie contagieuse de sa tournée Spinning Out Tour. Séduisant autant les nostalgiques que les nouveaux venus, l’artiste parie sur une mise en scène foisonnante et une présence pleinement assumée. Le ton est donné avec son entrée sur scène au son de Modern Times. Costumes colorés et éclairages dynamiques s’entrelacent pour créer un univers riche et affirmé. Pendant près de deux heures, l’auteur-compositeur-interprète de 42 ans a su en éblouir plus d’un, ne se contentant pas de chanter, mais surtout de performer.
Dry Cleaning aux Foufounes Électriques | Florence Shaw a eu froid… et nous aussi!
Nick Buxton, batteur de Dry Cleaning, est le premier à entrer sur scène. Arborant fièrement un t-shirt des Canadiens de Montréal, il lève le poing tout en se dirigeant derrière son instrument et reçoit sans tarder des acclamations de la part du public. Nous sommes samedi, le lendemain d’une défaite crève-cœur à Montréal et la veille d’un petit miracle signé Jakub Dobeš. Ce soir, nous ne nous concentrerons pourtant pas sur le hockey. Place à la musique.
Le Show mal-amoché au Gesù | Aborder son handicap avec humour
Jeudi soir, le Gesù accueillait des centaines de beaux humains, qui semblaient tous très heureux de venir assister à ce spectacle d’exception. Le Show mal-amoché regroupe trois femmes et trois hommes, humoristes et comédiens(nes), vivant avec des handicaps différents. William Bernaquez, Charlie Rousseau, Angelo Schiraldi, Andréanne Fortin, Michel Cordey et Marie-Christine Ricignuolo s’étaient vraiment bien préparés pour offrir au public des numéros d’une grande qualité.
En images | Julien Doré à L’Olympia
Mercredi 29 avril, en sol montréalais, les cousins français nous ont fait vivre deux événements inhabituels : le but gagnant d’Alexandre Texier, qui a permis au Tricolore de prendre une avance de 3 à 2 dans la série l’opposant au Lightning de Tampa Bay, ainsi que la visite du chanteur Julien Doré, sa première depuis 2017. Notre photographe Pierre Langlois était présent lors du second. Retour en photos sur l’événement.
Le romantisme selon Chopin et Brahms par l’Orchestre symphonique de Montréal | Déclarations d’amour
Deux compositeurs du 19e siècle – Frédéric Chopin (1810-1849) et Johannes Brahms (1833-1897) – pour glorifier le plus intense sentiment humain qui soit, avec éclat et fulgurances. L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a littéralement sublimé cette force de vie sous la houlette de la cheffe d’orchestre australienne Simone Young, printanièrement vêtue, vive et enjouée de la tête aux pieds. Une performance magnifiée par la pianiste émérite Yulianna Avdeeva, dont le répertoire de Chopin est le diadème.
Jo Cormier à la salle Albert-Rousseau | De la machine à l’humain
Il y a des soirs où une salle entière semble branchée sur la même prise électrique. Hier, à la Salle Albert-Rousseau, c’était le cas. Alors même que les lumières finissaient de s’ajuster, Jo Cormier lançait au micro un tonitruant «Comme on down mes petites peanuts de Québec!», déclenchant instantanément rires et cris d’amour venus de la foule. Celui qu’on a découvert avec Animal, premier one-man-show salué pour son originalité, présentait cette fois Machine, deuxième spectacle en carrière et nouvelle plongée dans ce qui l’obsède: l’humain, ses contradictions, ses élans, ses travers. Dans une époque où tout doit aller vite, où l’on doit performer et être le plus beau possible, Jo Cormier choisit plutôt de rire des contrastes. Et le salle, manifestement, n’attendait que cela.
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