Le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui existe depuis près de cinquante ans, et présente à Montréal des pièces de théâtre, exclusivement québécoises et canadiennes d’expression française. Plus de 300 productions y ont vu le jour. Sylvain Bélanger et Etienne Langlois dirigent conjointement le Théâtre d’Aujourd’hui.
La salle principale peut accueillir 250 personnes par représentation. Une deuxième salle s’y ajoute, plus petite, nommée la salle Jean-Claude- Germain.
« L’espace d’un instant, et le temps d’une parole, ce vibrant cours d’histoire qu’est ColoniséEs fait obstacle à cette terrible solitude qui est notre lot à tous », écrit dans le programme René Richard Cyr qui a accepté, chose étonnante, de signer la mise en scène du dernier brûlot d’Annick Lefebvre en nous souhaitant « Bon voyage ». Mais, les cours d’histoire donnent difficilement du bon théâtre.
Si la dramaturgie québécoise est aussi forte, vivante et en perpétuel renouvellement, c’est bien grâce au rôle essentiel exercé par le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui depuis les 50 dernières années. Le CTD’A est en quelque sorte notre Comédie-Française, mais favorisant la création théâtrale plutôt que le répertoire chez les auteurs québécois, faisant en sorte que notre dramaturgie nationale atteigne la pleine et belle maturité qu’on lui connaît maintenant.
Sylvain Bélanger, directeur artistique, vient d’annoncer de quoi sera faite la 50ième saison du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, en qualifiant de « miracle » la survie de l’institution s’étant donnée dès le départ la noble mission de ne présenter que des auteurs québécois et franco-canadiens. Un pari auquel peu croyait. Et voilà que pour le 50ième anniversaire du CTD’A, les auteurs et les comédiens seront très majoritairement des femmes, déjouant le débat qui court sur la parité en y répondant par l’inverse.
Infusé de la puissance du métal, Jean Dit est un conte philosophique tout sauf moralisateur. Il veut plutôt remettre en question les certitudes des gens. Aperçu d’une soirée inhabituelle, où on est témoin de la rencontre improbable entre la douceur endimanchée du théâtre avec la musique métal: crasseuse, lourde et dénonciatrice.
Pour sa neuvième édition qui court jusqu’au 30 août, le Centre des auteurs dramatiques (CEAD) présente au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui son volet Dramaturgies en Dialogue, une série de lectures-spectacles à partir de textes dramatiques inédits qui ne recherchent qu’une seule chose : être joués dans un théâtre.
On entend encore l’expression des deux solitudes pour décrire les relations entre Francophones et Anglophones, en oubliant volontairement pour nous déculpabiliser la troisième solitude que constituent les onze Premières Nations du Québec. Petit à petit pourtant, surtout par le biais des arts vivants, le paysage commence à changer.
Sylvain Bélanger, directeur artistique du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, vient d’annoncer la 49e saison de ce haut lieu dont la particularité est de n’offrir que du théâtre québécois et canadien-français. Pour la saison prochaine, une volonté affirmée de donner plus de place aux femmes fait en sorte que huit des dix pièces annoncées pour les deux salles du CTD’A ont été écrites par des femmes.