crédit photo: Jérôme Daviau
Drogue

Drogue au Ministère | Un bonne dose de Drogue pleine d’énergie… et de sang!

Après quelques reports, le lancement de l’excellent album Zéro Trouble est enfin lancé avec de beaux vinyles tout rouges, fraichement en vente. Et même si mes voisins n’apprécient pas Zéro Trouble à sa juste valeur, ça reste un des grands albums de rock francophone de ces dernières années et j’avais hâte de l’entendre enfin sur scène. La présence scénique du groupe en fait une expérience des plus jouissives. La bête de scène Ludwig Wax est lâchée: il s’en donne à cœur joie dans la démesure pour finir couvert de (faux) sang!

Il y a un an quasiment jour pour jour, on avait eu un avant-goût de Drogue sur scène qui présentait alors son EP éponyme avec les restrictions en vigueur de l’époque (assis, masqué, pas le droit de danser…) dans un Ministère clairsemé, mais avec une prestation toute pleine de convictions.

Pour rappel, Drogue est un super groupe formé de Ludwig Wax, le chanteur et bête de scène en chef du groupe, ancien chanteur de Le Nombre et Démolition avec qui j’avais eu le plaisir de converser sans concession, accompagné de Jean-Sébastien Chouinard (Gros Mené, Simple Plan, Charlebois) à la guitare, Pierre Fortin (Galaxie, Dales Hawerchuck, Gros Mené) à la batterie ainsi que Stéphane Papillon (Papillon) à la guitare. Alors que la basse a été enregistrée par les membres du groupe sur l’album, elle est tenue sur scène par Alexandre Lapointe, fraichement revenu d’une tournée fournie en Europe avec son groupe The Brooks.

En une heure, ils nous ont joué l’ensemble de leur discographie, soit leur album et EP avec une liste de titres quasiment identique à celle du show de l’année dernière. Si une heure de show peut sembler court, c’est de ne pas connaître la présence scénique de Ludwig Wax qui accapare tous les regards par ces facéties diverses, faisant parfois oublier son chant sans faille. Arrivé sur scène dans sa veste léopard et son masque de lutteur, il prend tout l’espace disponible sur scène, mais il n’hésite jamais à entrer régulièrement dans le public pour le secouer. Entre roulades et autres acrobaties, c’est le pied de micro qui subit une destruction en règle. Le micro se retrouve alors régulièrement à tournoyer façon Roger Daltrey. Si le groupe observe leur chanteur avec amusement et un réel plaisir, la section rythmique est implacable avec la basse précise d’Alexandre Lapointe et le jeu puissant de la batterie de Pierre Fortin. Évidemment, les guitares ne sont pas en reste avec la rythmique assurée de Stéphane Papillon et le jeu plus sauvage de Jean-Sébastien Chouinard.

En ce samedi soir précédent l’Halloween, il y a quelques personnes déguisées dans la salle, mais c’est évidemment notre chanteur préféré qui a clenché tout le monde en s’aspergeant généreusement d’un liquide rouge à la texture sanguine, qui ressort particulièrement bien sur son chandail et pantalon blancs, la veste et le masque du début ayant pris le bord rapidement. Le concert se termine justement sur le titre De la poudre aux yeux, alors que le groupe s’étale tout le liquide visqueux sur la face et non sans nous avoir chaleureusement remerciés d’encourager le rock francophone. Quand c’est bon…


Quoi de mieux pour finir un gros show bien rock avec des titres efficaces et une livraison tout aussi énergique, qu’une scène digne d’un slasher movie de série B? J’en aurais bien pris plus, mais le public est resté bien trop tranquille (ou sonné?) pour insister comme il se devait. On avait tout de même eu droit à une reprise endiablée du She does it right du Dr Feelgood l’an dernier…

« Montréal, tu résistes, j’aime ça! » clamait Wax lors des premiers titres…

Grille des titres

  1. Bison d’Amérique
  2. La loi de la gravité
  3. J’arrive
  4. L’aube ou le crépuscule
  5. À prendre ou à laisser
  6. Pas vrai
  7. Cliché
  8. La même médecine
  9. Sex object
  10. De la poudre aux yeux

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