Jérôme Daviau
collaborateur
Amateur de musique et de concerts, guitariste limité mais passionné, j'aime partager mes expériences de concerts et mettre en avant la riche scène montréalaise, jazz et autres.
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Photos de Jérôme Daviau
Whitehorse
Whitehorse
Whitehorse
Luke Doucet
Whitehorse
Whitehorse
Paralime Trio
Dan Baillargeon
Paralime Trio
Sylvain Picard
L'Agrappe
Sixtrum
Ce dimanche soir pluvieux, c’est avec grand plaisir que l’on retrouve sur la scène du Petit Campus le duo Whitehorse, formé du couple Luke Doucet et Melissa McClelland et complété ce soir de leurs deux enfants. Une allure de soirée en famille marquée par un retour aux sources musical de la formation vers leurs racines folk-rock, avec des accents country que l’on aime tant. Un gros concert en deux partie de 2h15 pour 26 titres! Et on ne s’est pas ennuyé une minute.
Au cours de cette soirée, deux guitaristes nous proposaient deux visions très différentes, mais aussi riches et enthousiasmantes dans leur diversité. En premier, Sylvain Picard nous proposait une formation originale (guitare, violoncelle, clarinette et vibraphone) où il développait ses titres fascinants où flottent l’influence d’Arvo Pärt. Ensuite, le trio Paralime nous a joué ses titres envoûtants et enlevés de son dernier album éponyme avec une interprétation particulièrement enflammée.
Brad Mehldau est un pianiste talentueux et reconnu qui aime se mettre en danger. Pour preuve, ce jeudi, il nous a proposé un duo avec Kirill Gerstein, un pianiste à part avec une carrière principalement dans la musique classique mais aussi avec une solide formation jazz, notamment un passage à Berklee à 14 ans… Le résultat était original avec des pianistes évoluant sur un terrain de jeu commun où les forces de chacun étaient exploitées, tout en laissant l’espace pour quelques escapades vers des espaces plus maîtrisés par l’un ou l’autre, à la manière de chacun.
Alors que la fièvre des séries envahissait le Québec ce dimanche soir, la Casa del Popolo a accueilli un public nombreux pour célébrer le rock puissant aux saveurs des années 90 avec trois groupes judicieusement choisis. Gladie nous a offert ses chansons efficaces tandis que Noun nous a impressionnés par sa richesse sonore. Et la soirée a fort bien commencé avec la belle découverte de Puberty Well.
Ce vendredi soir à l’Esco, nous avons assisté au concert de l’année. Le trio Mario2 nous a offert une prestation à l’image de son album, à savoir un concert aussi éclaté et intense que jubilatoire. Nous sommes bien loin des concerts ultra-léchés où rien ne dépasse. Il y a de l’effort dans la décoration et même dans la mise en scène, mais le côté rough des arrangements et certains flottements dans l’interprétation sont finalement ressortis comme une force, mettant de l’avant la spontanéité et l’humain dans toute son imperfection au service des morceaux, vers d’oreille du trio.
L’Ensemble de percussions contemporaines Sixtrum accompagnait ce dimanche soir le duo jazz formé par le saxophoniste Philippe Côté et le pianiste François Bourassa. Au cours des trois compositions de Philippe Côté, le jazz moderne et les percussions contemporaines nous ont offert des arrangements aussi efficaces que saisissants où la pertinence des titres s’est jointe à la richesse sonore des percussions, exploitée avec pertinence.
Maude Fortier est un jeune saxophoniste de 24 ans qui lance ce soir son premier album Echoes of Change au Balcon avec une salle bien remplie. À l’âge où la plupart des musiciens n’ont pas encore fini de digérer l’influence de leurs idoles, Maude Fortier nous présente des compositions originales et solides avec un jeu assuré et rafraîchissant accompagnée de musiciens tout aussi brillants et talentueux.
En ce mercredi soir, c’est avec plaisir que l’on retrouve Hugo Blouin pour son projet Chanter pour manger où il pige dans tout son répertoire pour une formule en trio où il s’accapare la voix. Il y a des vidéos d’introduction, des textes inspirés de propos alambiqués et des lignes de chant complexes, le tout avec un goût de la dérision et du second degré pour accompagner des compositions solides.
Ce vendredi soir, au théâtre Fairmount, Population II nous a offert son rock aux effluves psychédéliques. Devant une salle comble, ils ont prouvé qu’ils étaient un excellent groupe de scène, rendant les titres de leurs albums avec dynamisme et une précision diabolique. Cerise sur le sundae : la voix était bien mise en avant pour prouver que le rock en québécois est bien vivant!
Ce mercredi soir à la Maison de la culture Janine-Sutto, la jeune chanteuse Charlotte Désilets présente pour la première fois son spectacle accompagnant son album Le Continuum. Elle y reprend des chansons du répertoire francophone en version jazz en pigeant autant dans les vieux classiques que dans les titres récents. Si ce grand écart peut être périlleux, l’énergique chanteuse rend l’exercice naturel et s’en sort très bien accompagné d’un groupe d’une redoutable efficacité.