Clôture du Festivent de Lévis 2026 | Un déluge punk-rock
Malgré une évacuation forcée par un orage violent juste avant le coup d’envoi, rien n’a pu freiner l’ardeur des festivaliers à Lévis ce dimanche soir. Entre le ciel qui grondait et une programmation audacieuse — faisant cohabiter le punk légendaire de The Offspring et les sonorités microtonales de la sensation Angine de Poitrine — la soirée a été aussi hétéroclite qu’électrique. Lorsque le site s’est rempli pour une deuxième fois d’amateurs de musique en tout genre, on sentait bien que la passion était plus forte que les attaques météorologiques qui allaient ponctuer la soirée.
The Offspring
Quel spectacle! Dès leur entrée en scène, The Offspring a prouvé que leur statut de légendes est tout à fait mérité. Dexter Holland et Noodles étaient en feu, portés par une foule déjà bien réchauffée qui n’attendait qu’une étincelle pour s’enflammer. La fête a levé instantanément, portée par un groupe dans une forme spectaculaire et visiblement ravi de tout donner pour ses fans québécois.
Malgré une pluie qui n’a cessé de s’intensifier tout au long de leur prestation, la quasi-totalité des festivaliers a bravé les éléments, savourant chaque note jusqu’à la toute fin. Ce qui frappe chez The Offspring, c’est cette authenticité : aucune mise en scène rigide ici. Les interactions entre Noodles et Dexter étaient savoureuses, spontanées et grandement appréciées du public. Le groupe ne se gêne pas pour briser le « quatrième mur » et échanger avec la foule à tout moment. Au-delà des hymnes incontournables chantés à tue-tête par des milliers de voix, le set a été ponctué de moments plus légers, notamment avec des reprises inattendues allant de Black Sabbath à… Taylor Swift. Un mélange de maîtrise technique et de pur plaisir punk.
Vulgaires Machins
Juste avant la tête d’affiche, c’était au tour des vétérans de la scène punk-rock québécoise de fouler les planches. Vulgaires Machins a livré un set que l’on pourrait qualifier d’expéditif, mais d’une redoutable efficacité. Le remaniement de l’horaire post-orage ne semblait pas avoir amputé leur liste de chansons, ce qui a toutefois forcé le groupe à enchaîner les titres à une cadence effrénée. On a d’ailleurs senti un Guillaume Beauregard un peu plus réservé qu’à l’habitude; lui qui est normalement très loquace et humoristique entre les pièces a dû se faire plus sobre, sans doute pour respecter les contraintes de temps imposées par Dame Nature.
Bien que la foule ait semblé un peu plus observatrice au départ — probablement en raison de leur position délicate entre la proposition éclatée d’Angine de Poitrine et l’attente fébrile pour The Offspring — le quatuor a su tirer son épingle du jeu. En misant sur un répertoire un peu plus récent, adapté au contexte d’un festival familial, ils ont réussi à maintenir une énergie constante. Le point culminant a sans surprise été atteint avec les incontournables Compter les corps et Puits sans fond, repris en chœur par une foule enfin totalement unie. Une autre sortie d’exception pour ce groupe qui, malgré les décennies, ne semble pas vouloir ralentir la cadence.
Angine de Poitrine
Que dire de plus sur Angine de Poitrine qui n’a pas déjà été souligné au cours de la dernière année ? Encore et toujours, le duo a fait la démonstration d’un niveau technique exceptionnel. Leur rock minimaliste frappe dans le mille à chaque présence sur scène. Pour cette nouvelle année de tournée, le groupe a d’ailleurs rafraîchi sa proposition avec de nouveaux costumes agrémentés de jeux de lumière et une liste de chansons remaniée. Les compositions de leur dernier opus s’insèrent désormais naturellement aux côtés de leurs morceaux de la première heure, créant un ensemble cohérent et percutant.
La « vague à pois » était d’ailleurs bien visible dans la foule : de nombreux festivaliers arboraient fièrement les motifs noirs et blancs, signature visuelle indissociable du groupe. On notera toutefois un léger changement d’ambiance dû à l’ampleur de l’événement : sur une scène de cette envergure, le duo a délaissé son traditionnel rideau noir et blanc au profit d’un affichage sur écrans géants. Si ce passage à la technologie fait perdre un peu du côté intime et brut du concept original, la bonne humeur et l’énergie du duo, elles, restent inchangées. Ils sont au sommet de leur art et le public en redemande encore et encore.
Hipshot
C’est dans des conditions pour le moins chaotiques que Hipshot a eu la lourde tâche d’ouvrir le bal. Après l’évacuation du site et un remaniement d’horaire express pour permettre à chaque groupe de prendre sa place sur les deux scènes du festival, la formation a sauté sur les planches avec une énergie contagieuse. Loin d’être refroidis par le déluge, ils ont su mobiliser les troupes dès leur retour sur le terrain avec un set solide et efficace, prouvant que la relève a les reins solides même face aux éléments.
Cette escale à Lévis restera gravée dans les mémoires autant pour la puissance des performances que pour la ténacité exemplaire des fans face aux éléments. Pour ceux qui en redemandent, la tempête punk se déplace : The Offspring poursuit sa route dans la province pour les deux prochains soirs. Le groupe présentera son concert spécial Just the Punk Stuff à Québec ce soir 3 août et à Montréal 4 août. Un rendez-vous incontournable pour les puristes qui souhaitent vivre l’expérience la plus brute et rapide du répertoire de la bande californienne. Soyez-y !
Photos en vrac
The Offspring
Angine de Poitrine
Vulgaires Machins
Hipshot
- Artiste(s)
- Angine de Poitrine, Hipshot, The Offspring, Vulgaires Machins
- Ville(s)
- Lévis
- Catégorie(s)
- Alternatif, Punk, Québécois, Rock,
Événements à venir
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Festival de la poutine | avec Lou-Adriane Cassidy, Vulgaires Machins, Les Shirley
Lieu : Centre Marcel-Dionne -
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