Situé sur la rue Sainte-Catherine à Montréal, le MTelus est la nouvelle appellation du mythique Métropolis, une salle de spectacle sur deux étages pouvant accueillir jusqu’à 2300 personnes. Acquise par l’Équipe Spectra en 1997, la scène du Métropolis a accueillie depuis de nombreux artistes provenant d’un peu partout dans le monde. Le changement de nom pour MTELUS était annoncé au printemps 2017, et prenait effet à l’automne 2017.
Annexé à la salle principale, le Savoy peut également accueillir jusqu’à 220 personnes dans son décor intimiste pour de plus petits évènements.
Dès notre arrivée au MTelus vendredi, tout annonçait déjà que ce ne serait pas une soirée comme les autres. Par contre, un match des séries du Canadien n’allait certainement pas empêcher Gab Bouchard et ses fans de célébrer sa seconde visite au MTelus. Au contraire, le jumelage des deux événements a plutôt donné naissance à une ambiance très festive, voire explosive lors du rappel de l’artiste, qui coïncidait avec le but en prolongation de Lane Hutson. Même le meilleur metteur en scène en ville n’aurait pu orchestrer ce scénario !
Quelle ascension rapide et fulgurante que celle de The Last Dinner Party depuis la parution de son premier album, Prelude to Ecstasy, il y a deux ans à peine. Déjà consacré parmi les groupes anglais les plus intéressants et prometteurs du moment, le quintette débarquait à Montréal pour la deuxième fois en trois ans, cette fois pour nous faire découvrir sur scène les morceaux de From The Pyre, son excellent deuxième album. Une prestation maîtrisée de A à Z, qui a confirmé hors de tout doute que ce beau succès est tout sauf accidentel.
On vous l’annonçait il y a quelques mois : Ottawa s’est dotée d’une toute nouvelle salle de spectacles comparable au MTELUS. Le History Ottawa, qui découle d’une collaboration entre LiveNation et le rappeur Drake, ouvrira ses portes à la fin de l’été, et on commence à en savoir plus sur la programmation de spectacles qui y seront présentés. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les adeptes de concerts montréalais?
Nouvelle saison, début d’un temps nouveau pour l’un des plus attachants artistes multi-instrumentistes du Québec. Notre Vallières national a performé avec la fougue d’un adolescent dans un MTELUS bondé, offrant les classiques de son histoire musicale, et certains titres frais de l’album Les saisons, les secondes. Une soirée rythmée par de franches prises de parole de l’auteur-compositeur-interprète sur l’état du monde qui tourne mal et des moments d’espoir forts en émotion. Sa façon de raconter des histoires conduit le spectacle, perpétuant la tradition du chansonnier.
Le concert s’ouvre avec Desire, qui installe une ambiance synth-pop élégante et nostalgique. HEALTH prend ensuite le relais avec une performance industrielle intense et abrasive, difficile à égaler. Carpenter Brut impose son rythme et son univers synthwave sombre et immersif, jusqu’à une montée en puissance marquée par une reprise explosive de Maniac.
« En avril, ne te découvre pas d’un fil », disent-ils. Au rythme où vont les choses, on se demande si Dame Nature nous laissera faire ce qu’il nous plaît en mai, mais bon… Pour un dernier mois de shows entièrement en salles, on vous propose du gros stock, du très gros stock, avant d’embrasser pleinement la saison des festivals extérieurs d’ici quelques semaines. Entre le post-rock infusé de rythmes latins de Geordie Greep, le triple Centre Bell de Lady Gaga, le metalcore brutal de Converge, le folk aérien en japonais d’Ichiko Aoba et la pop baroque de The Last Dinner Party, on a le droit, une fois de plus, à un beau mois de spectacles immanquables, individuellement décrits par notre équipe. Ce n’est pas que le soleil qui revient (très) tranquillement qui vous donnera envie de sortir de chez-vous, mais aussi l’appel de la musique, des décibels et des pintes de bière un peu chères!
Il aura fallu huit ans avant que les sujets d’Emperor ne les revoient en chair et en os à Montréal. Leur patience aura payé : l’expérience qu’ils ont offerte le 28 mars dernier au MTelus dans le cadre du Emperial Wrath North American Tour, avec en première partie les prodiges Blood Incantation, demeure difficile à décrire, même avec du recul.
Une fois de plus, le Festival International de Jazz de Montréal (FIJM) propose une affiche éclectique ne se limitant pas qu’au jazz; 350 spectacles, dont les deux tiers étant gratuits, sont à la programmation de la 46e édition du FIJM, qui se déroulera du 25 juin au 4 juillet 2026.
Loin de la nostalgie, Gary Numan a transformé le MTelus en une messe industrielle magnétique. Entre classiques révolutionnaires comme Cars et textures sombres inspirées de NIN, la légende britannique prouve, à 66 ans, qu’il reste un maître de la scène.