Rétrospective 2010-2019
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Rétrospective 2010-2019 | Nos 20 albums anglo-canadiens de la décennie!

La deuxième décennie des années 2000 tire à sa fin, et plutôt que de vous servir l’habituelle rétrospective des albums qui ont marqué notre équipe cette année, on a plutôt décidé d’y aller pour une rétrospective… de la décennie! Retour aujourd’hui sur les 20 albums anglophones canadiens qui ont fait vibrer le coeur et les oreilles de notre équipe de rédaction.

Afin de compiler les résultats que vous verrez ci-bas, nous avons procédé à un vote en deux rondes auprès d’une vingtaine de nos collaborateurs. Cet exercice n’a rien de scientifique, alors si vous n’êtes pas d’accord avec les résultats, nous vous invitons à nous partager votre avis dans des termes respectueux au bas de cet article.

Écoutez d’abord notre playlist des 20 albums préférés de notre équipe pour les années 2010 à 2019, ainsi que les mentions honorables :

 


Allons-y maintenant pour nos choix des 20 albums marquants de la décennie, dans l’ordre :

20. Alvvays Antisocialites (2017)

Proposant une indie rock retro que seuls les groupes canadiens savent bien faire, Alvvays sort en 2017 Antisocialites pour faire suite à son album homonyme (qui se trouve ci-bas, en 17e position).

L’album commence en force avec In Undertow, une chanson pop-rock pure qui relate de manière frontale un divorce, pour tout de suite enchaîner avec Dreams Tonite, chanson plus douce et désillusionée. Ces deux chansons installent parfaitement le cadre de l’album qui, à sa sortie, n’avait pas fait l’unanimité.

Avec un peu de recul, on apprécie davantage cette exploration graduelle du genre et cette douceur qui témoignent d’un groupe qui souhaite partager ses confusions, ses hauts et ses bas. D’ailleurs, pour la deuxième fois en autant de parutions, Alvvays réussissait à se hisser sur la courte liste du prix Polaris, en 2018. Pour ces raisons, Alvvays s’est surpassé.

– Philippe Granger

 

 

19. METZ – Metz (2012)

Écouter METZ, c’est comme assister à une explosion contrôlée. Tout semble vouloir continuellement se déboiter, mais dans le bon sens du terme. Les Torontois auront su faire vivre le noise rock comme personne d’autre tout au long de la dernière décennie. Avec une section rythmique qui allie le meilleur de Nirvana et des Jesus Lizard et un son de guitare qui est l’équivalent d’une scie mécanique entre les deux oreilles, METZ se sont imposés comme le meilleur groupe des années 90 dans les années 2010. Avec des titres de chansons comme Headache, Nausea ou Wasted, la bande annonce ses couleurs avant même qu’on ait à peser sur play. Et l’auditeur n’a qu’à bien se tenir. Cet album aura ruiné des facultés auditives sur un moyen temps depuis 2012.

– Mathieu April

18. ArkellsMichigan Left (2011)

Avec la parution de son deuxième album, Arkells confirmait qu’il faisait bien partie des groupes majeurs de la scène canadienne. Les chansons qu’on y trouve font honneur à l’énergie du groupe sur scène. Les mélodies y sont accrocheuses et les arrangements efficaces. Même si Arkells a fait paraître 3 autres albums et un EP par la suite, Michigan Left demeure le plus marquant du groupe selon nous, et c’est aussi le premier à avoir permis à Arkells de mettre la main sur le prix Juno du Groupe de l’année, honneur qui sera renouvelé en 2015 et 2019.

– Marc-André Mongrain

17. AlvvaysAlvvays (2014)

Lorsque Alvvays est arrivé sur la scène musicale canadienne avec ce premier album, la pureté et l’efficace simplicité charmaient dès la première écoute. La voix de Molly Rankin qui scande le refrain de Archie, Marry Me demeure l’un des moments musicaux les plus mémorables et accrocheurs du rock canadien des dix dernières années. Et ce n’est pas le seul extrait intéressant de l’album : le charme opère tout au long de l’écoute de ce court album de 32 minutes, qu’on rejoue en boucles cinq ans plus tard. Pas surprenant que Alvvays ait figuré sur la courte liste du prix Polaris dès son premier album.

– Marc-André Mongrain

16. The WeekndTrilogy (2012)

Parue en 2012, cette compilation de The Weeknd permet de ne pas avoir à choisir entre les 3 premiers EP de The Weeknd, House of Balloons, Thursday et Echoes of Silence, trois mixtapes qui ont secoué la scène R&B canadienne.  À la fois touchantes et mystérieuses, les compositions de The Weeknd transcendaient les propos de débauche de l’artiste, qui explore des zones assez sombres de la psyché humaine et des relations sentimentales. Sur le plan commercial, c’est Beauty Behind the Madness, en 2015, qui a propulsé l’artiste au rang de superstar mondiale, mais les puristes n’oublieront jamais l’effet surprise de ses débuts, qui misaient moins sur le talent pop, et présentait un volet artistiquement plus intéressant d’Abel Makkonen Tesfaye, qui se faisait à l’époque plus audacieux et imprévisible.

– Marc-André Mongrain

15. FeistMetals (2011)

Un très bon album de pop-indie. On sent qu’il y a de la recherche et la production épurée fait vraiment ressortir la voix de la chanteuse. Il y a parfois des choix audacieux, comme les chœurs sur A Commotion. J’en profite aussi pour enfin avouer que j’ai connu cette artiste en regardant… Gossip Girl! xoxo à ceux qui comprendront! (#teamblair)

– Pascal Sain

14. Mac DeMarcoSalad Days (2014)

Après le succès de son album 2, Mac DeMarco a poursuivi sa lancée avec Salad Days, un album qui a prouvé qu’il n’était pas seulement la saveur du mois et qui l’a établi en tant que figure importante du rock indie moderne. Un vent de fraîcheur sous la forme d’un jeune rockeur slackeur bouffon et charismatique qui appuie à fond sur sa pédale de chorus et qui pond des mélodies à la fois bizarres et attirantes. On retient particulièrement Passing Out Pieces et Chamber of Reflection pour danser au ralenti en revenant de la SQDC.

– Anne-Josée Bédard

13. SuunsImages du Futur (2013)

Le groupe montréalais Suuns avait attiré l’attention avec son premier album Zeroes Qc quelques années plus tôt, mais c’est avec Images du Futur qu’on a vraiment compris toute l’étendue de la force créative de Suuns. On prédisait d’ailleurs, au moment de sa sortie, qu’« avec ses influences diverses, son soucis de l’esthétique sonore et son brillant amalgame d’art rock et de musique électronique à l’européenne, ce nouveau disque pourrait bien établir Suuns comme l’incarnation 2013 du Montreal Sound. »  Avec un peu de recul, 2013 n’a pas vraiment vu naître une quelconque incarnation du Montreal Sound, mais il demeure vrai que Suuns a marqué son territoire et a su se faire un nom en quelques années, et Images du futur  demeure sa forme la plus accomplie.

– Marc-André Mongrain

 

12. Japandroids – Celebration Rock (2012)

Rarement un album aura-t-il si bien porter son nom: 35 minutes de rock avec la pédale au plancher et une bouteille de Jameson à la main. Lorsqu’un album débute au son de feux d’artifices, on sait que la ride sera festive. Ce deuxième album montre le groupe avec une plus grande maturité. Les textes sont plus développés et les mélodies beaucoup plus accrocheuses qu’à leur début avec Post-Nothing. La production sonne comme une tonne de briques pour un duo guitare-batterie. Y a pas à dire, Celebration Rock aura été un compagnon de road trips au cours de la dernière décennie pour de nombreux milléniaux en mode #Yolo.

– Mathieu April

 

11. Patrick WatsonAdventures In Your Own Backyard (2012)

Après les succès consacrés de Close to Paradise (2006) et Wooden Arms (2009), Patrick Watson avait mis la barre haute pour son quatrième album. Après des années de tournée, le groupe a décidé d’enregistrer presque tout l’album dans un studio maison près de l’appartement de Watson sur le Plateau, à Montréal. Comme si un mal du pays leur avait pris après autant de temps sur la route, Patrick Watson et ses musiciens ont imaginé un album traitant des points de repères, des racines, de l’appartenance à sa communauté. Le tout savamment intitulé Adventures In Your Own Backyard. On comprend le concept. Avec des titres marquants comme Lighthouse, Step Out for a While, Into Giants et la chanson titre, Adventures in Your Own Backyard, cet album a su faire honneur au répertoire du groupe et permettre à Patrick Watson de demeurer pertinent, ce qui est en soi un exploit.

– Marc-André Mongrain

 

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