Francos de Montréal – Jour 7 | Julien Clerc à la salle Wilfrid-Pelletier : Notre préférence
Il est le grand meneur de la « Cavalerie », un cœur de rockeur solide comme la matière d’une falaise. Celui qui arme la chanson de sémantique. Le chanteur légendaire Julien Clerc a brillé de son aura de séducteur et de sa voix puissante montant dans les échelons de l’émotion, dans un répertoire de près de soixante ans. Une suite de chansons classiques ayant comblé un public sous le charme de cet artiste phénoménal pour qui musique et respiration ne font qu’un.
La salle Wilfrid-Pelletier bondée, prête à craquer face à ce géant de la chanson française. Il y a toujours un pincement au cœur lorsque surgit ces artistes dont l’ADN inébranlable et l’histoire se conjuguent en un tout plus-que-parfait. Nous étions là, face à ce chanteur virtuose dont les cordes vocales se marient aux plus précieuses ballades, au rock, à la pop et au jazz. Ce style musical si cher à son enfance, à sa mère. L’âme de Julien Clerc n’est jamais loin de sa jeunesse, de ses premiers pas dans ce monde où il voit double, chez sa mère la fin de semaine, et le reste du temps avec son père et son clan. Il nous raconte ses tranches de vie intimes comme si nous étions ses confidents, et cela produit son effet d’attachement.
* Photo par Victor Diaz Lamich.
On voyage à travers les époques dans le monde de Julien Clerc. Un privilège qu’il nous accorde par sa mémoire vive et sa générosité. On sillonne avec lui la Californie des années « Peace & Love », cheveux dans le vent, et direction les Caraïbes pour rejoindre la Guadeloupe vibrant dans le cœur et les poumons du chanteur. Une rafraichissante rasade reggae avec la fabuleuse Mélissa – « métisse d’Ibiza qui vit toujours dévêtue… ». Héritier de la tradition de louange de la beauté corporelle des femmes, il est bon de se délecter de ces chansons sensuelles, comme de ses innombrables hymnes sensibles. Parmi ses chefs d’œuvre de tendresse qui ont emporté la gent féminine, Fais-moi une place, Souffrir par toi n’est pas souffrir, et bien sûr, Femmes… je vous aime. Seul au piano, le musicien atteint le sublime dans cette bulle immense partagée avec chacun de nous. Pour briser les solitudes et alimenter le rêve d’amour. Utile et fondamentale chanson hissant vers la grâce.
* Photo par Victor Diaz Lamich.
En fin de concert, Julien Clerc nous fait l’honneur suprême de nous lire un texte de sa composition. On lui a trop souvent demandé ce qui l’influençait dans la vie pour nourrir sa musique, confie-t-il. Sortant une feuille manuscrite qu’il lancera à la foule, l’homme se fait lecteur de sa prose débordante de stimuli et de désirs. Tous ces multiples voyages, ces terres de découvertes dont il garde les parfums et textures. Ses proches, ses enfants qui naviguent avec lui dans ce monde d’infini. Et surtout, le public pour qui il chante, sa rose des vents artistique. Moment intense de recueillement qui laisse sans voix, le temps qu’un ange passe.
- Artiste(s)
- Julien Clerc
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Salle Wilfrid-Pelletier
- Catégorie(s)
- Chanson, Festival, Francophone,
Événements à venir
-
vendredi

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