Dead Obies

Francos de Montréal – Jour 8 | Les retrouvailles délirantes de Dead Obies et le plaisir contagieux de Marie Céleste

Le vendredi soir aux Francos est à thématique nostalgie, faut-il croire. Après la pop-rock des années 2000 de Marie-Mai la semaine passée, hier soir, c’était les retrouvailles du mythique groupe de rap Dead Obies sur la scène Loto-Québec des Francos. Après près de sept ans de pause, les quatre membres restants de la formation montréalaise, Joe Rocca, 20some, Ogee Rodman et Snail Kid, ont offert une prestation intense, qui a comblé le parterre d’admirateurs.

Le retour de Dead Obies n’était pas attendu, mais il était sans doute espéré, à en croire l’excitation et la joie pure qui habitaient le public quand les quatre rappeurs sont arrivés sur scène à 20h, sous une pluie insistante. Dès les premières notes de Tony Hawk, un mosh pit se crée à l’avant de la scène. Des bières sont lancées de tout bord tout côté. Le ton de la soirée est donné.

dead obies (c) frédérique ménard aubin 7865* Photo par Frédérique Ménard-Aubin.

Pendant une heure et demie, le quatuor ne baissera pas en intensité. Si le public est heureux de retrouver leurs Dead Obies, eux aussi sont comblés de retrouver le public montréalais. Ce sont des retrouvailles, mais on a l’impression d’assister à un concert d’adieux, tant l’énergie des rappeurs est indéniable et l’émotion qui règne autant sur scène qu’au parterre est palpable. C’est un véritable happening.

Sur Where They @, les garçons font monter sur scène un jeune du public qui brandissait une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Je veux chanter sur Where they @ ». Son souhait aura été exaucé. Puis, peu de temps après, ce même fan de Dead Obies se lance dans le public pour une séance de stage diving digne de ce nom.

dead obies (c) frédérique ménard aubin 7837* Photo par Frédérique Ménard-Aubin.

Il n’y a pas une chanson que le public ne connaisse pas et leurs gros succès vont tous y passer : Johnny, Waiting, Montréal $ud, Monnaie et plusieurs autres. Le spectacle se conclut avec le classique Doo Wop, qui ravit la foule en délire. À nos côtés, une jeune femme verse même quelques larmes. L’effet Dead Obies est indéniable. Et il est là pour rester.

dead obies (c) frédérique ménard aubin 5369* Photo par Frédérique Ménard-Aubin.

La fougue de Marie Céleste

Une heure avant Dead Obies, sur la grosse scène de la Place des Festivals, performait Marie Céleste. Vêtu d’un grand manteau en cuir rouge, Simon Duchesne, un des deux chanteurs du groupe, remercie la foule d’être présente malgré la pluie fine, mais persistante. « Vous faites partie des braves », lance-t-il d’entrée de jeu.

marie céleste (c) frédérique ménard aubin 7613* Photo par Frédérique Ménard-Aubin.

En toute franchise, il n’y a rien de brave à assister à un spectacle de Marie Céleste. Le jeune groupe, qui a sorti au printemps « son vrai premier album », est en pleine possession de ses moyens et n’a fait qu’une bouchée de la Scène Rogers sur laquelle il se trouvait. C’est une joie autant pour les yeux que les oreilles. Ils ont enchaîné la quasi-totalité de l’album, en plus de quelques-unes de leurs premières chansons et, même si le parterre était loin d’être rempli, l’énergie était au rendez-vous.

Les gars de Marie Céleste ont une aisance et un plaisir sur scène qui est très communicatif. Ils nous entraînent dans leur danse et sont franchement charmants. Une belle entrée en matière pour un groupe qui a de magnifiques années devant lui.

marie céleste (c) frédérique ménard aubin 7598* Photo par Frédérique Ménard-Aubin.

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