Shows à voir

20 shows à voir en octobre 2026

Qui dit octobre, dit Halloween bien sûr, trick or treat, party de bureau déguisé, mais aussi… une panoplie de spectacles à l’horizon! Et comme toujours, on en a pour tous les goûts. Envie de rock mélancolique et froid : voilà Interpol! Envie d’apprécier l’une des pop stars les plus populaires du monde : voilà Olivia Rodrigo! Envie plutôt d’apprécier sur scène la tête pensante de The Police, l’un des plus grands musiciens pop rock de l’histoire : voilà Sting, pour quatre soirs s’il vous plaît! Et plus encore.

Semaines 1 et 2

Interpol
Le 3 octobre à L’Olympia

* Interpol à Osheaga, en 2019. Photo par Loïc Fortin.

Clarifions une chose : Interpol n’est pas exactement reconnu pour être le groupe le plus dynamique sur scène… Et pourtant, leurs spectacles se vendent toujours plutôt bien. C’est qu’Interpol demeure l’un des groupes les plus pertinents… sur album!

Depuis Turn On The Bright Lights en 2002, le groupe new-yorkais n’a jamais cessé de créer. Et son septième album paru à la fin de l’été, This Mirror Weighs a Ton, a été salué par la critique, qui y voit un retour à la fougue et au tact de ses meilleures années.

Alors on donne une autre chance à Interpol en spectacle ce samedi soir à Montréal? Bien sûr!  Avec DIIV en première partie? Encore plus!

Il reste des billets… pas mal dispendieux, pour les intéressés!

(Marc-André Mongrain)

Gorillaz
Le 3 octobre au Centre Bell

* Gorillaz au Centre Bell, en 2022. Photo par Marie-Claire Denis.

Le groupe virtuel le plus populaire de tous les temps sera de retour au Centre Bell ce samedi 3 octobre, presque quatre ans jour pour jour après son dernier passage dans la métropole. J’avais d’ailleurs la chance d’y être, et j’avais pu assister à tout un party, ponctué d’anciens et de nouveaux hits, présidé par le maître de cérémonie Damon Albarn (aussi du groupe Blur).

Cette fois-ci, la soirée risque de prendre des allures encore plus spéciales, alors que Gorillaz a sorti, en février dernier, son album  le plus riche et abouti en près de 15 ans. Doté d’une belle profondeur élégiaque, The Mountain, neuvième long jeu de la formation anglaise, est une vraie réussite et compte plusieurs morceaux d’inspiration indienne intégrant une pléthore d’instruments comme la sarode, la cithare, les congas et le bansuri. Plusieurs de ces nouvelles compositions s’annoncent intéressantes à découvrir sur scène – The Mountain, The Happy Dictator ou The God of Lying pour ne nommer que celles-là – sans oublier de vieux classiques nostalgiques comme Feel Good Inc., DARE, On Melancholy Hill ou Clint Eastwoo» pour venir ponctuer le tout. Ça s’annonce magique et on ne peut plus varié, comme toujours avec ce groupe aux allures de collectif.

Billets par ici.

(Edouard Guay)

Armand Hammer
Le 6 octobre au Théâtre Fairmount

* Armand Hammer au Ritz PDB, en 2024. Photo par Maureen Sassi.

Il existe l’art-rock, l’art-pop, donc pourquoi pas l’art-rap? Pionnier de ce genre de musique pas encore adopté par tous, Armand Hammer propose un hip-hop qui sort des sentiers battus, à la fois sombre, fataliste et diablement expérimental. Formé par les deux New-Yorkais billy woods et ELUCID, Armand Hammer lançait en 2013 son premier album en bonne et due forme, Race Music, faisant suite à la mixtape Half Measures.

Faisant paraître en duo un projet à tous les ans ou à tous les deux ans depuis, les membres d’Armand Hammer s’expriment également chacun en solo : dans les dernières années, on compte notamment des projets comme I Guess U Had to Be There et Revelator, du côté d’Elucid, ou encore Maps et surtout le génial Golliwog, du côté de billy woods. Armand Hammer viendra présenter son album Mercy au Théâtre Fairmount, conçu en collaboration avec le producteur The Alchemist, terriblement en forme ces temps-ci (il a notamment signé des collaborations sur une demi-douzaine d’albums dans la dernière année et demi, notamment sur le très acclamé Alfredo 2 de Freddie Gibbs, en plus d’avoir fait paraître son propre projet solo en juin, Liquid Form).

Pour voir ces grands rappeurs de la scène underground de New York, vous pouvez encore trouver des billets juste ici.

(Sami Rixhon)

Qui a tué mon père
Du 6 au 11 octobre à l’Usine C

qui a tue mon pere

Du 6 au 11 octobre, Édouard Louis présente pour la première fois à Montréal Qui a tué mon père, à l’USINE C. L’écrivain français s’empare de son récit autobiographique, dans une mise en scène de Thomas Ostermeier, directeur de la Schaubühne de Berlin.

Publié en 2018, le texte revient sur la relation entre l’auteur et son père, mais aussi sur les effets des choix politiques et économiques sur les classes populaires. Sur scène, le récit personnel devient matière théâtrale : souvenirs familiaux, rapports de classe, masculinité, violence et transformation du corps s’entremêlent.

La création mise sur une présence scénique directe, où la parole d’Édouard Louis occupe une place centrale. Le spectacle promet ainsi une rencontre entre littérature, récit intime et théâtre contemporain, portée par la collaboration entre deux figures importantes de la scène européenne.

Qui a tué mon père sera présenté en français, avec surtitres anglais et allemands du 6 au 8 octobre.

Billets par ici!

(Florence Herbaut)

Apashe x OSM
Du 8 au 10 octobre à la Maison symphonique

* Apashe à la Place des Festivals, dans le cadre du FIJM, en 2024. Photo par Guillaume Gillard.

On le voit depuis plusieurs années : l’Orchestre symphonique de Montréal adore se donner des défis avec sa série OSM POP, mais surtout s’ouvrir à de nouveaux publics. Après avoir collaboré avec le légendaire collectif marseillais IAM il y a trois ans, fait rugir les amplis de Voïvod dans une formule symphonique et donné vie à l’univers déjanté de François Pérusse sur scène pour un premier spectacle de l’animateur radio en carrière, l’OSM s’associe cette fois à Apashe, populaire producteur de musique belge, d’adoption montréalaise (comme moi! Vive la Belgique!).

John de Buck, de son vrai nom, qualifie ses propres compositions de « majestic », un genre de musique qu’il a lui même créé à la frontière de l’électro et de la musique classique : l’OSM ne partira pas de nul part pour les arrangements, donc! Le producteur avait d’ailleurs déjà joué avec un orchestre il y a deux ans au Festival de Jazz. Notre photographe Guillaume Girard était allé capter l’événement au bout de sa lentille.

Apashe a collaboré par le passé avec Ubisoft dans la conception du design sonore de jeux vidéo, notamment Assassin’s Creed, Watch Dogs et Far Cry, tandis que ses compositions ont déjà été utilisées dans des films, comme John Wick, Kingsman: The Golden Circle et Fast & Furious. Dans les années 2020, le Belgo-Québécois a fait paraître deux albums, Renaissance et Antagonist, qui ont connu divers projets de remixes ensuite.

Apashe x OSM sera joué à trois reprises. Billets par ici.

(Sami Rixhon)

Bibi Club
En tournée à Montréal, Gatineau, Sutton,  Saint-Alexandre-de-Kamouraska et Rimouski à partir du 8 octobre

* Bibi Club aux Francos, en 2023. Photo par Marc-Olivier Huard.

Formé de la claviériste et chanteuse Adèle Trottier-Rivard et du guitariste Nicolas Basque, Bibi Club continue de multiplier les concerts, au Québec comme à l’international.

Le duo montréalais présentera principalement les chansons de son troisième album intitulé Amaro (2026), qui explore notamment les thèmes du deuil et de la fureur de vivre. Le groupe s’aventure désormais du côté de l’avant-pop et de l’electronic body music, avec des touches de dark wave et de néofolk, tout en empruntant à des sonorités baroques avec clavecins, trompettes et chants rituels.

Billets pour leur tournée juste ici.

(Perlina Rossi-Brown)

Ghostly Kisses avec l’Orchestre Filmharmonique
Le 9 octobre au Grand Théâtre de Québec et le 16 octobre à la Maison symphonique de Montréal

* Ghostly Kisses à la Place des Festivals, dans le cadre du FIJM, en 2021. Photo par Laurie-Anne Benoit.

La « dream-pop indie éthérée » de Ghostly Kisses prendra une toute autre ampleur lors de concerts avec l’Orchestre FILMharmonique, sous la direction de Francis Choinière. Ces derniers dureront deux heures, avec entracte. 

Ghostly Kisses est composé de la chanteuse à la voix aérienne et violoniste québécoise Margaux Sauvé et du compositeur et réalisateur québécois Louis-Étienne Santais. Il  s’est d’abord fait remarquer avec des EPs intimes et empreints d’onirisme, dont The City Holds My Heart et Alone Together. Avec son premier album Heaven, Wait paru en 2022, puis Darkroom en 2024, le duo a su toucher un public international grâce à une écriture introspective et à une esthétique à la fois électro-pop et profondément organique.

Les concerts en collaboration avec l’Orchestre FILMharmonique promettent un pont entre l’intime de Ghostly Kisses et l’immense du symphonique. Ils offriront une relecture immersive des œuvres phares du duo tout en mettant en lumière les nouvelles chansons de son troisième album, Across the Pond, paru en août dernier.

Billets par ici.

(Perlina Rossi-Brown)

The Smashing Pumpkins
Le 9 octobre au Centre Bell

* The Smashing Pumpkins au Centre Bell, en 2018. Photo par Thomas Mazerolles.

Pour souligner le 30e anniversaire de leur album le plus populaire, Mellon Collie and the Infinite Sadness (1995), le groupe Smashing Pumpkins a annoncé partir en tournée. Composé de 28 morceaux, ce monumental album a propulsé des tubes intemporels comme 1979, Tonight, Tonight et Bullet with Butterfly Wings, qui a par ailleurs remporté un prix Grammy. 

Chaque concert débutera par une première partie entièrement consacrée aux chansons de Mellon Collie and the Infinite Sadness. La seconde moitié du spectacle puisera dans l’ensemble du répertoire du groupe, de ses débuts avec Gish (1991) jusqu’aux morceaux de son album Zodeon at Crystal Hall (2026).

Les retours sur le premier show de la tournée, à Columbus en Ohio plus tôt cette semaine, laisse entendre que les fans seront servis avec une généreuse dose de 32 chansons, rien de moins!

Pour vous procurer une place, ce sera par ici!

(Perlina Rossi-Brown)

The Linda Lindas
Le 10 octobre au Théâtre Fairmount

 

Le jeune quatuor punk originaire de Los Angeles revient à Montréal pour un show qui promet d’être intense dans l’intimité du Théâtre Fairmount, salle appréciée pour sa proximité des artistes!

Propulsé au rang de phénomène viral grâce à son hymne corrosif Racist, Sexist Boy, à écouter ci-haut, les consœurs, qui ont toutes entre 16 et 21 ans, allient la fougue du punk rock des années 1990 – on les a d’ailleurs vues en première partie de Green Day au Bluesfest d’Ottawa à l’été 2025! -, la mouvance riot grrrl et une sensibilité pop irrésistible.

Des riffs acérés, des rythmes effrénés et des paroles engagées abordant l’adolescence, l’injustice et la liberté d’expression : c’est difficile de rester de marbre face à ces jeunes musiciennes font preuve d’une maturité scénique remarquable et d’une ferveur contagieuse.

Il reste des billets par ici.

(Marc-André Mongrain)

Souldia
10 octobre au MTELUS

souldia festivalpoutine 2025 3* Souldia au Festival de la Poutine, en 2025. Photo par Pascal Leduc.

Après avoir conquis les Plaines d’Abraham lors du Festival d’été de Québec en juillet, Souldia sera de passage au MTELUS. Et ce, dans le cadre de sa tournée québécoise MONSTRE (2026), faisant suite à la sortie de son album éponyme composé de 27 chansons.

« Une musique mystérieuse et coup de poing fait place à des images provocantes, à la limite choquantes, pour accompagner la voix de son narrateur dans la réalisation de son projet montagnes russes : MONSTRE », peut-on lire sur le site du label québécois Disques 7ième Ciel.

Par ici pour les billets.

(Perlina Rossi-Brown)

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