Bernard Adamus

FrancoFolies 2016 | Bernard Adamus au Métropolis : Canicule folk

Depuis la parution de Sorel Soviet So What en septembre dernier, Bernard Adamus parcourt le Québec. Montréal a eu la chance de l’attraper au vol ce jeudi dans un Métropolis en canicule, dans le cadre des FrancoFolies. Fidèle à ses bonnes habitudes, Bernard Adamus a livré une performance solide qui en a fait danser plus d’un : la salle était très bien garnie, une rareté pour un spectacle de festival en salle.


 

Hola les montréalais

L’intensité dans la salle était palpable dès le départ, puisque Mon Doux Saigneur se chargeait de réchauffer la foule. Mené par Emerik St-Cyr, le groupe est audacieux et s’aventure dans un rythme rapide, des basses lourdes et des textures insoupçonnées. La performance plait beaucoup, et c’est à écouter en répétition.

Mon-Doux-Saigneur-Francos-6

 

Bernard Adamus s’est accompagné de choristes, piano, cuivres, percussions, violoncelle, et banjo : la famille était plus élargie qu’à l’habitude. Dès les premières notes de Le blues à GG, la foule est extatique, s’exprime au maximum et accumule danse, sueur, moshpits et cris. C’était beau de voir autant de gens trasher et s’abandonner complètement sur une musique aussi riche et complexe, qui mélange habilement blues et folk sale.

 

Moments forts

La tranquille Jolie Blonde, la hawaïenne Hola les lolos, et la folle Cadeau de grec sont d’autres succès du récent album qui se retrouvaient au line-up. Reste que ce sont les classiques Brun (la couleur de l’amour), La question à 100 piasses ainsi que l’ode à Hochelaga Rue Ontario qui génèrent le plus de panique.

La performance de Donne-moi z’en nous aura certainement tous marqués. Sous un swing infini et un BPM double, un épique solo de banjo s’accompagne d’un Bernard qui danse.

Sous les applaudissements, les musiciens de talent commencent à nous dire au revoir et enchainent les rappels: Ouais ben, Faire des enfants (reprise du « quinquagénaire exemplaire » Jean Leloup) et Le Cimetière. La soirée se termine en mélancolie alors qu’il nous joue les douces Le scotch goûte le vent et 2176, en solo. Ce fut presqu’un deux heures en compagnie d’un Bernard heureux de se retrouver sur scène à Montréal, dans un trip de gang autant sur scène que sur le parterre du Métropolis.

Nos salutations au « Monsieur » de la bière de 7’1.

 

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