Flo Rida au Centre Vidéotron | Un spectacle festif où le public devient la vedette
Il y a des spectacles qui se regardent. D’autres qui se vivent. Et puis il y a ceux qui réussissent à transformer un amphithéâtre en une seule et même piste de danse, où l’âge, les habitudes et le quotidien disparaissent pendant plus de deux heures. C’est exactement ce qui s’est produit dimamche soir au Centre Vidéotron, alors que Flo Rida était de passage à Québec, précédé du mythique duo québécois Taktika. Une soirée construite autour de la nostalgie, de l’énergie et d’un plaisir contagieux.
Avant même que Flo Rida n’apparaisse, le spectacle commençait. La scène est plongée dans le noir au moment où les deux escaliers pour y accéder s’illuminent. Derrière la console, le DJ enchaine les succès de David Guetta, Justin Bieber et quelques autres artistes qui ont marqué les dernières décennies. Rapidement, le Centre Vidéotron devient un choeur de chanteurs. Les refrains sont chanté à plein poumons, tout le monde connaissait les paroles. Une mise en bouche efficace qui fait monter l’impatience d’un cran.
Puis les lumières s’éteignent complètement.
Flo Rida fait son entrée accompagné de deux hommes. Fidèle à son image, il est vêtu entièrement de noir, des lunettes fumées noires cachant son regard. Seules ses espadrilles blanches contrastent avec le reste de sa tenue. Quelques secondes suffisent pour comprendre que la soirée sera spectaculaire.
Dès la première chanson, les trois hommes aspergent la foule de champagne. Le ton est donné. À peine le temps de reprendre nos esprits que débute Where Them Girls At, reprise du succès de David Guetta, pendant laquelle l’artiste lance des roses rouges au public. Impossible de prévoir ce qui attend la foule d’une chanson à l’autre.
L’immense écran derrière la scène ajoute constamment à l’ambiance. Le logo de Flo Rida change de couleur au fil des morceaux, tout comme son pied de micro, synchronisé avec les projections. Chaque détail semble pensé pour maintenir le rythme sans jamais laisser retomber l’énergie.
À la troisième chanson, Low, plusieurs spectateurs des premières rangées sont invités à monter sur scène. Le chanteur prend même le temps de nous faire souhaiter bonne fête à l’une d’elles. Ce désir constant d’inclure le public reviendra tout au long de la soirée.
Car c’est probablement ce qui distingue le plus l’artiste. Bien sûr, il chante. Mais il partage surtout son spectacle, s’adressant au public chaque fois avec «Québec City» . Sa musique s’interrompt parfois complètement afin de laisser des milliers de voix terminer ses refrains. Et, à de très nombreuses reprises, la même phrase revient comme un mantra: «Put your hands up!» Chaque fois, les bras se lèvent instantanément.
Lorsque résonne Move Shake Drop, reprise de DJ Laz, des billets de banque sont lancés dans la foule. Quelques chansons plus tard, Flo Rida descend directement parmi les spectateurs, transporté sur les épaules d’un garde du corps. Il serre des mains, prend le temps de saluer les gens de près, visiblement heureux d’être là.
Intreactions constantes avec la foule
Le spectacle alterne constamment entre performance et proximité. À un moment, seuls des hommes sont invités sur scène. Avant qu’ils ne redescendent, l’artiste prend le temps d’offrir à certains d’entre eux des accolades. Des gestes simples, mais sincère. Plus tard, se sont uniquement les femmes qui viennent danser avec lui.
Puis les succès s’enchainent sans véritable temps morts: Club Can’t Handle Me, Whistle, GDFR, avant que Wild Ones ne transforme littéralement le Centre Vidéotron en immense boite de nuit. Pour cette chanson, plusieurs femmes montent sur scène, alors que le centre entier chante et danse.
Suivent notamment My House, I Cry et quelques autres incontournables avant une conclusion explosive avec Right Round.
Donner au public ce qu’il veut
L’une des plus grandes qualité de Flo Rida réside peut-être justement dans ce choix artistique. Plutôt que de consacrer une large place à son nouveau matériel, il offre presque exclusivement les chansons qui ont fait sa renommé. Ce sont ces refrains qui ont accompagné les soirées, les voitures, les vacances et les fêtes d’innombrables personnes. Il fait confiance à son public, lui offrant exactement ce qu’il est venu chercher. Et cette confiance est récompensée.
Peu importe l’endroit où le regard se posait, une évidence sautait aux yeux: tout le monde était debout. Des premières rangées jusqu’au plus hautes loges, les spectateurs auront passé la totalité du spectacle sur leurs pieds. Des plus jeunes, des adolescents, des adultes… difficile de trouver une génération absente de cette immense célébration.
Taktika réchauffe la salle!
Avant cette véritable fête, Taktika avait parfaitement préparé le terrain. Le duo légendaire originaire de Charny, composé de T-Mo et B-Ice, célèbre cette année ses trente ans de carrière, comme le rappelle constamment l’écran géant derrière eux.
Taktika offre des chansons profondément personnelles, notamment Désintox/Comme un ange, qu’ils dédient à deux amis disparus, et Désarmé jusqu’aux dents, inspirée par la naissance de l’une des premières filles de l’un de ses membres. Le duo souligne aussi les 25 ans de Y’a des jours comme ça, rappelant l’époque de Musique Plus, avant d’entrainer le public à participer tout au long de la prestation. Avec leur méga succès, Un été Chez nous, le Centre Vidéotron exulte.
En offrant un spectacle rassembleur, Flo Rida et Taktika ont transformé cette soirée en un véritable moment de bonheur, où l’espace de quelques heures, seule la musique comptait.

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