Rufus Wainwright

Festival de Jazz de Montréal 2014 – Jour 2 | Rufus Wainwright au TNM

Rufus Wainwright a offert une performance non sans rebondissements hier soir au Théâtre du Nouveau Monde. Dans le cadre du Festival international de Jazz de Montréal, Rufus et sa bande offrent trois jours de performance au TNM les 27, 28 et 29 juin.

Rufus n’était pas le seul Wainwright sur scène hier, au grand bonheur des fans de la famille Wainwright-McGarrigle. Lucy, demi-sœur de Rufus ayant grandi à New York, assurait la première partie du spectacle. Une soirée qui débutait tout en douceur avec ses intonations aiguës, pour laisser place à quelques blagues sarcastiques entre ses chansons. Malgré son réel intérêt pour amuser la foule, Lucy semble un peu crispée – gênée même – sur scène. Sa discrétion laisse toutefois transparaître une grande admiration pour son demi-frère, qu’elle introduit ainsi : « Rufus will blow you off ».

Entrée remarquée

Au son des applaudissements, Rufus entre sur scène en trombe. Vêtu d’un pantalon moulant et d’un veston en argent, il s’installe au piano pour la chanson Grey Gardens. Il poursuit en pianotant avec beaucoup d’intensité pour Montauk, chanson écrite pour sa fille, Viva. Jusqu’à maintenant, la performance est envoûtante.

Presque chaque chanson est dédicacée. Après avoir remercié sa demi-sœur Lucy d’avoir assuré sa première partie, Rufus introduit Dinner at Eight, chanson écrite pour leur père – qui a été relativement absent pour Rufus. On a l’impression que l’artiste fait un retour très émotif dans son passé, avec un jeu de piano qui dicte cette mélancolie.

Rufus Wainwright, photo par Denis Alix.

Rufus Wainwright, photo par Denis Alix.

En solo, mais pas vraiment

Rufus est arrivé seul sur scène, alternant du piano à la guitare acoustique. Mais ça ne durera pas. Pour introduire la chanson Me and Liza, Rufus nous fait vivre un suspense musical pour enfin introduire une Liza Minnelli drôlement maquillée. C’est sa demi-soeur Lucy qui est de retour sur scène. Quelques blagues s’en suivent avant que Rufus et Lucy nous offre un duo harmonieux.

Un peu plus tard, c’est au tour de la sœur Martha d’entrer sur scène pour que le duo Wainwright interprète I Am a Diamond en l’honneur de leur mère Kate McGarrigle. Les deux Wainwright partagent une complicité étonnante, autant par leur regard que par leurs voix qui se complètent à merveille.

Rufus est à nouveau seul au piano pour Going to a Town, I Don’t Know What It Is et Cigarettes and Chocolate Milk en finale. À quelques reprises, il bafouille, se trompe dans ses accords, blague et recommence avant de sortir de scène avec une ovation. Mais ce n’est pas trop long avant que Rufus vienne retrouver le public pour introduire sa « chorale » : des gens de l’audience ayant gracieusement financé le projet Pledge de Rufus, et qui ont maintenant la chance de chanter Hallelujah avec lui. Lucy et Rufus nous offre d’abord Pretty Things, avant d’entamer le célèbre hit de Leonard Cohen.

Et si l’on croit que la prestation tire à sa fin, les rappels offerts par Rufus n’arrêtent plus. Cette fois, c’est la famille Wainwright-McGarrigle au grand complet qui est à l’honneur : les tantes Jane et Anna McGarrigle, la cousine Lily Lanken et les deux sœurs de Rufus, Lucy et Martha Wainwright, font leur entrée sur scène pour interpréter une chanson irlandaise en anglais, Sweet Thames Flow Softly, puis une chanson en français : Quand vous mourrez de nos amours.

Rufus semble tellement content d’être de retour à Montréal qu’il ne veut plus s’arrêter de jouer! L’ambiance est familiale, agréable, improbable finalement. Le temps d’un dernier rappel, Rufus nous rappelle à quel point son charme et sa voix sont envoûtants.

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