crédit photo: Jay Kearney

Festival de la Chanson de Tadoussac 2026 – Jour 3 | De magnifiques souvenirs avant notre départ

Samedi, nous en étions déjà à notre 3e journée à Tadoussac et encore une fois, la pluie n’a épargné personne, causant quelques maux de tête à l’équipe de programmation. Grâce à la collaboration des artistes et les excellentes idées des organisateurs, les festivaliers ont pu profiter de la très grande majorité des spectacles. Malgré que le festival se poursuivait dimanche, c’était notre dernière journée à Tadoussac puisqu’il était trop cruel de rater la présentation historique Pour la suite du Dôme au Quartier des Spectacles à Montréal, en soirée dimanche.

 

Basia Bulat, splendide

En pleine pandémie, elle fût une révélation, jouant parfois même le rôle de soupape dans les moments de solitudes. Cette multi-instrumentiste (guitare, clavier, ukulélé et autoharp) à la voix puissante et unique n’a aucune idée du nombre de verres de vin que sa musique a accompagnés, pendant cette période interminable pour plusieurs, principalement avec l’album Oh, My Darling (2007).

Son spectacle présenté à l’église était donc une opportunité en or pour enfin l’entendre sur scène. Et le couple de L’Anse-Saint-Jean, assis juste devant moi en première rangée, semblait parfaitement d’accord. Ils étaient beaux à voir.

Sans surprise, l’éblouissement s’est poursuivi dès son arrivée sur scène, portant une magnifique robe longue de couleur argentée. Issue d’une famille d’origine Polonaise, Basia est née au Québec et malgré le fait que le français ne soit pas sa langue maternelle, elle s’est efforcée de s’adresser en français au public, tout au long de son spectacle. Elle s’est même permis de fredonner le refrain du succès de Céline, Pour que tu m’aimes encore, vers la fin du spectacle.

Avec son grand sourire et ses yeux pétillants, elle a exprimé sa joie de participer au Festival pour la première fois de sa carrière et son souhait d’y revenir, souvent. Elle était accompagnée de Kieran Poile au violon, qui accompagne aussi les membres de Veranda. Parmi les morceaux de la soirée, Baby, une collaboration avec la talentueuse Julie Aubé (Les Hay Babies). Plus tard, la sympathique chanteuse s’est accordée la liberté d’abandonner son micro pour s’avancer vers la foule avec son ukulélé et l’inviter à chanter avec elle.

tadoussac 2026 basia bulat

Louis-Jean, fidèle à lui-même

Si l’on devait inscrire un nom dans le dictionnaire des synonymes pour désigner le mot «authenticité», ça pourrait être le nom de Louis-Jean Cormier qui s’y retrouverait. On aurait aussi pu facilement choisir les mots « simplicité » et « gentillesse ».

Le musicien d’expérience n’allait certainement pas baisser les bras parce que son concert solo avait été déplacé au sous-sol assez sombre de l’église, en raison de la météo. Au contraire !

Il a tourné ça à son avantage, en créant une intimité hors du commun avec les spectateurs, se permettant même d’inviter deux «fans finis» à partager son micro, après avoir remarqué qu’ils connaissaient les paroles de toutes ses chansons par coeur, en ajoutant « C’est aussi ça Tadoussac ! ».

En plus de jouer quelques-uns de ses succès, il s’est accompagné à la guitare sur des reprises de sa tournée Les Entretoits, qui regroupe entre autre De la chambre au salon de la formation Harmonium et Tu m’aimes-tu? de Desjardins. Évidemment, ce spectacle était une valeur sûre, dès la première note.

tadoussac 2026 louis jean cormier* Photo par Jay Kearney.

Une grande foule pour Gab Bouchard et son cool band

La météo plus clémente a permis la présentation d’un des spectacles les plus courus du festival. Partout où ils passent, Gab et ses accolytes savent comment bien divertir la foule, qui connaît toutes ses chansons. Pour bien comprendre, il suffisait d’observer toutes les têtes suivre le rythme de Demain je pars.

Ce concert présenté devant un millier de spectateurs sur la grande scène du Jardin Hydro-Québec vers 20h30, était une forme de « réchauffement » pour le groupe qui présentera un concert gratuit sur la grande scène des Francos, mercredi prochain à 21h00. Ça ne les a pas empêchés de tout donner et d’exceller, encore une fois.

Toujours impressionnant de voir l’aisance de Gab sur scène et la complicité entre les musiciens.

tadoussac 2026 gab bouchard* Photo par Denis Bergeron.

Maude Audet, toute en douceur

On a quitté les Jardins Hydro-Québec avant la fin du spectacle de Gab Bouchard, afin de s’assurer une place de choix pour le concert intime de Maude Audet, au sous-sol de l’hôtel Tadoussac. Elle nous avait accordé une courte entrevue à son arrivée à Tadoussac. Ce sera publié dans notre section « Entrevues » dans les prochaines semaines.

Son sixième album intitulé Que ta lumière, paru en avril dernier et co-réalisé avec un des complices de sa tournée, Mathieu Charbonneau, renferme de petits bijoux musicaux dont Comme un bébé, une des pièces préférées de l’autrice-compositrice-interprète.

tadoussac 2026 maude audet* Photo par Denis Bergeron.

Accompagnée de ses 3 musiciens (très discrets), elle nous a chanté l’Amour, avec toute la poésie qu’on lui connaît. C’est fou de constater à quel point sa voix est douce et juste sur scène, identique à l’album. Avec une belle candeur, elle a présenté plusieurs de ses compositions en partageant des réflexions sensibles et brillantes, elle qui se qualifie de « voleuse d’histoires ». C’était le concert idéal pour conclure un séjour mémorable.

Merci Tadou pour tous les incroyables souvenirs !

On se donne rendez-vous en 2027 pour la 43e édition !

 

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