Scorpions

Scorpions au Centre Bell | Un demi-siècle de rock, et toujours déchainés

Célébrant 50 ans de carrière, le groupe de hard rock allemand a prouvé qu’il était encore présent et au top, sous le signe de la Flying V, et en grande classe.


Quel groupe peut se vanter d’exister depuis un demi-siècle, et d’être encore capable de donner des spectacles de deux heures de rock à la hauteur ? Motörhead commence à avoir du mal, mais les Scorpions eux sont bels et bien là, et ils envoient encore à 100%.

Le rideau tombe et le quintet allemand attaque avec le récent Going Out With A Bang, suivi de Make It Real. Et ils sont en feu ! Klaus Meine est dans une forme olympique et sa voix est même meilleure que lors de leur dernier passage il y a trois ans. A l’approche de leurs 70 ans, le chanteur et le guitariste fondateur Rudolf Schenker sont incroyables, courant de bout en bout de l’immense scène.

Après le plus lent mais terriblement entraînant The Zoo, les allemands nous envoient le superbe instrumental de 1979, Coast To Coast. Klaus Meine prend une guitare pour faire la rythmique, alors que Matthias Jabs et Rudolf Schenker emportent la foule dans un des moments les plus épiques du concert.

Deux immenses écrans numériques font le décor de la grande scène, mélangeant animations (parfois cheap, mais dans l’ensemble très efficaces) et plans filmés en temps réel sur le groupe en action. Les couleurs et motifs psychédéliques sont de sortie pour le medley années 1970 qui comprendra notamment Speedy’s Coming et Speed Rock Fever. Klaus Meine communique beaucoup avec le public, et explique que tout ça n’est pas arrivé du jour au lendemain, introduisant le nouveau single : We Built This House On A Rock, excellent en concert.

C’est ensuite le moment acoustique où tout le groupe même le batteur occupe sur l’avant-scène pour un medley de quelques ballades, conclu par Send Me An Angel, suivi du succès planétaire Wind Of Change, chanté à l’unisson par un Centre Bell en ébullition, alors qu’un immense symbole de paix s’affiche sur l’écran géant. Des frissons et de l’émotion.

On revient à l’électrique avec le récent Rock’n’Roll Band , mais surtout une des bonnes surprises de la set-list : Dynamite !

Kottak

Rock’n’roll Forever !

James Kottak est un personnage à part entière, d’une énergie explosive et débordante, en plus d’être un excellent choriste sur toutes les harmonies vocales. Son solo de batterie est toujours un grand moment alors qu’il s’élève dans les airs, grimpe debout sur ses futs et enlève son chandail pour exhiber son tatouage : « Rock’n’roll Forever ».

Kottak est encore perché en hauteur que Schenker déboule sur le devant de la scène avec sa Flying V projetant de la fumée pour envoyer le riff de Black Out. Tout le centre Bell est debout pour la dernière ligne droite de tubes. No One Like You, Big City Nights : splendide, la voix de Klaus Meine est excellente.

Le groupe salue longuement, quitte la scène et revient en rappel pour les inévitables Still Loving You et Rock You Like A Hurricane. Et encore des salutations, des poignées de main, des baguettes et des picks donnés, et surtout, de grands sourires échangés.

Les Scorpions prennent leur pied, ils adorent ce qu’ils font, ils le font encore super bien, et par-dessus tout, ils savent nous le transmettre. Le flambeau du hard-rock brûle plus que jamais. Merci Scorpions, et chapeau bas pour ce concert énorme.

Queensryche

Invités en première partie, Queensrÿche ont reçu un très bon accueil du public montréalais.

Alors que le chanteur original Geoff Tate tourne de son coté avec une autre version du groupe, on ne peut qu’admirer la superbe performance vocale de Todd La Torre dans cette version 2015 du combo heavy metal progressif, notamment sur Queen Of The Reich.

Presque un peu trop court pour les fans.

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