Gladie et Noun à la Casa del Popolo | Une brochette de bons groupes pour une excellente soirée rock
Alors que la fièvre des séries envahissait le Québec ce dimanche soir, la Casa del Popolo a accueilli un public nombreux pour célébrer le rock puissant aux saveurs des années 90 avec trois groupes judicieusement choisis. Gladie nous a offert ses chansons efficaces tandis que Noun nous a impressionnés par sa richesse sonore. Et la soirée a fort bien commencé avec la belle découverte de Puberty Well.
Noun
Je ne le cache pas, je suis un grand amateur de Marissa Paternoster, la guitariste-chanteuse de Noun, son propre projet qu’elle poursuit avec vigueur depuis que Screaming Females, son précédent groupe, s’est séparé en 2023. Je n’aurais eu le plaisir de les voir qu’une fois en concert, en juillet 2019 à la Vitrola.
Même si Noun est venu pour ouvrir pour Gladie, je me devais d’être présent, parce que je suis quelqu’un de fidèle envers les artistes que j’aime. En passant, je ne ferai pas de blague de Noun, parce que, tsé, il y a des noms de groupes qui sont moins heureux que d’autres au Québec et je ne sombrerai pas dans la facilité.
Ce soir, Marissa Paternoster (chant, guitare, compositions) est entourée de Nasrene Kordani (The Taxpayers, HIRS Collective) à la basse et au clavier basse et d’Ashley Arnwine (Pinkwash, Waxahatchee) à la batterie. Pour l’anecdote, le tout nouveau groupe Universal Girlfriend est composé de ces trois musiciennes augmentée d’Augusta Koch de Gladie, et elles sont en train d’enregistrer. La boucle est bouclée!
Ce soir, Noun entre en scène rapidement, c’est apprécié, et démarre au quart de tour. Entre la bassiste et la guitariste, un tom basse est installé et éclairé par en dessous, encadré par deux cymbales. Le concert débute donc avec Ashley Arnwine qui martèle son tom sans ménagement tandis que Paternoster commence son impressionnant jeu de guitare, aux riffs complexes avec des changements de couleur sonore aussi radicaux que foudroyants.
Bon, les amateurs des Screaming Females ne seront pas perdus : l’univers sonore est très proche avec la voix chevrotante de Marissa Paternoster, ce jeu de guitare aussi précis qu’inattendu dans ses choix de notes, une section rythmique lourde et puissante et quelques sections de guitare doublées à la basse.
Je sens cependant Paternoster plus libre et souriante, heureuse de jouer et livrant une prestation qui m’impressionne encore une fois. Si la basse est parfois envahissante dans le mix, la batterie est redoutable et s’entrelace naturellement dans les compositions avec un style propre à Paternoster qui oscille entre rock indie et le hardcore.
Ces 40 minutes de Noun me paraissent courtes, mais cela valait le déplacement pour sûr, en plus d’avoir eu le plaisir d’entendre deux autres groupes qualitatifs. Une très belle soirée où l’on n’a aucun regret de ne pas avoir participé à l’ambiance de la victoire des Canadiens dans ce premier tour des séries.
Gladie
Gladie est venu ce soir nous présenter leur tout dernier album No Need To Be Lonely sorti à la fin mars. Le groupe de Philadelphie est mené par Augusta Koch (chant, guitare, compositions), auxquels s’ajoutent Matt Schimelfenig (guitare, chœur), Evan Demianczyk (basse) et Miles Ziskind (batterie).
La formation nous livre un rock indie avec des réminiscences des années 90 et parfois des airs de Liz Phair ou des Breeders. Les compositions sont solides et interprétées par d’excellents musiciens, le guitariste Matt Schimelfenig livre des lignes inspirées avec une rare conviction et la batterie de Miles Ziskind est énergique et percutante.
Même si l’ambiance dégagée par le groupe est très efficace et énergique, au bout de 50 minutes du même traitement, il y avait comme un goût de déjà-vu parmi les titres joués. Gladie a le bon goût d’avoir une prestation d’une heure, juste assez pour laisser un bon souvenir avant de lasser.
Puberty Well en ouverture de la soirée
Quel plaisir d’avoir une première partie qui colle parfaitement aux autres groupes de la soirée! Puberty Well est un groupe queer montréalais de très bonne facture avec un répertoire qui nous ramène dans les années 90 avec des alternances d’ambiances variées et riches.
Les titres sont bien efficaces avec des arrangements solides et interprétés par un quatuor d’instrumentistes expérimentées, dont une batteuse au jeu robuste et précis. En plus, la chanteuse-guitariste a un collection de pédales d’effets vintage impressionnantes, dont une poignée d’Electro-Harmonix qui aurait de quoi rendre jaloux un geek comme Josh Scott de JHS Pedals.
C’est une très belle découverte qui nous fait apprécier d’être arrivé tôt et qu’on retrouvera en concert avec bonheur. Puberty Well, un nom à retenir.
Photos en vrac
Gladie
Noun
Puberty Well
- Artiste(s)
- Gladie, Noun, paternos, Puberty Well
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Casa Del Popolo
- Catégorie(s)
- Alternatif, Indie, Indie Rock, Post hardcore, Post-rock, Power pop,

























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