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Critique CD: U2 – No Line On the Horizon

Souvent accusé de s’être barricadé dans une zone confortable depuis le tournant du nouveau millénaire, U2 tente tant bien que mal de sortir des sentiers battus avec ce nouvel album.

U2 était devenu une usine à bombes, une machine à tubes radiophoniques. Efficaces quoi que prévisibles, Bono et sa bande souffraient apparemment d’une démangeaison créative.

Ils ont alors fait appel à Brian Eno et Daniel Lanois, les deux complices derrière la console pour des albums marquants de U2, dont le chef d’œuvre Achtung Baby et The Unforgettable Fire.

Rappelons que Brian Eno a également assisté Coldplay lors de son plus récent album Viva La Vida, qui a remis le groupe anglais sur les rails, en quelque sorte.

L’équilibre entre surprendre et éblouir

La chanson la moins déroutante de l’album est sans doute Magnificent, qui possède tous les ingrédients des Vertigo, Beautiful Day et autres méga succès de U2. Si le groupe a décidé de ne pas en faire son premier extrait radio, c’est sans doute pour ne pas donner l’impression de se répéter, et laisser planer l’image d’une réinvention notable sur ce nouvel album.

Derrière ses arrangements étoffés, I’ll Go Crazy if I Don’t Go Crazy Tonight cache également un squelette fait sur mesure pour résonner à travers les arénas bondés. Du U2 somme toute assez typique.

Pour le reste, la mission était bien sur de surprendre, d’étonner, de se présenter là où ne les attendait plus. À ce niveau, c’est plutôt réussi. Mais peu de chansons parviennent à surprendre et éblouir à la fois.

Le premier extrait radiophonique, Get On Your Boots illustre bien le problème principal: on sent que le groupe se perd à trop chercher un son contemporain. L’intention dépasse l’émotion.

C’est également le cas de la chanson titre qui ouvre l’album sur une impression décevante.

Étrangement, les pièces qui fonctionnent le mieux se retrouvent à la toute fin du disque. La majestueuse White As Snow et Cedars of Lebanon sont certainement les plus grandes réussites de ce nouveau disque.

Fez: Being Born est aussi un bon exemple du déli

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