Thierry Larose lance son 3e album au 7e ciel de la Maison de Radio-Canada
Après la parution déjà trop lointaine de Sprint en 2023, l’auteur-compositeur-interprète Thierry Larose célébrait vendredi soir le lancement de son excellent nouvel album, Le X du Y, dans le cadre de la programmation de Sur Mesure proposée par ICI MUSIQUE. L’enregistrement de ce concert (60 minutes, top chrono), animé par Nicolas Ouellet et diffusé en direct à l’échelle nationale, avait lieu au Studio R de la Maison de Radio-Canada, situé au 7e étage et offrant une vue impressionnante sur plusieurs constructions mythiques de la métropole. Bien que la formule proposée était une performance solo acoustique, le public a eu droit à de belles surprises sur les deux plateaux crées pour l’occasion : et ce ne sont pas celles que vous croyez !
Belle nouveauté cette année : en plus d’être déjà disponibles en rattrapage audio via sa plateforme RC OHdio, les concerts sont dorénavant filmés en prévision d’une diffusion, dont les détails restent toujours à confirmer. Un magnifique prix de consolation pour les nombreux fans qui n’avaient réussi à décrocher en ligne le Saint Graal, alors que tous les billets avaient trouvé preneur… en 45 secondes !
THIERRY, LE CHARMANT MUSICIEN QUI NE S’ENFLE PAS LA TÊTE
Nul besoin de chercher très loin pour découvrir à quel point la personnalité du chanteur de 29 ans est d’agréable compagnie. Il suffit simplement de l’entendre en entrevue ou bien l’observer dans ses interactions avec ses admirateurs-trices en dehors de la scène. Nous en avons d’ailleurs été témoins mercredi dernier au Club Pays sur la rue St-Hubert (déjà bondé à 17h), lors d’une session d’écoute et de signatures de son nouvel opus. Un lieu de prédilection pour celui qui exprime ouvertement son Amour pour le Québec, plus particulièrement dans les dernières années. Et malgré un décalage horaire récent (Europe), Thierry semblait en grande forme.
LE X DU Y … LES ORIGINES
Malgré nos nombreuses heures d’écoute attentives de ce troisième album solo, plusieurs jours avant sa sortie officielle, la genèse de quelques morceaux piquait encore notre curiosité. Heureusement, les explications de Thierry lors de ses récents passages aux émissions radiophoniques de Pénélope McQuade et de Catherine Pogonat (ICI MUSIQUE) ont su dissiper le brouillard. Tout d’abord, Le X du Y se voulait un clin d’oeil sympathique aux titres de dizaines d’albums marquants des dernières décennies au Québec : bref, «le quelque chose du quelque chose», comme il l’explique.
Prenons par exemple, L’échec du matériel, La vallée des réputations ou bien Le silence des troupeaux, et on pourrait poursuivre longtemps ! Et notre seconde interrogation concernait l’histoire derrière Monongahela, cette pièce «en collaboration posthume» avec le grand Sylvain Lelièvre au synthétiseur. Ce démo inachevé en format cassette (1988), lui a été offert en cadeau par la famille Lelièvre et Thierry s’est dit très fier de l’aboutissement de son processus de création, puisé à même l’univers de l’artiste natif de Limoilou (1943-2002). Et on lui donne raison, puisque par ses arrangements musicaux reflétant cette époque, Monongahela a le potentiel évident de pouvoir se forger une petite place dans le cœur de plusieurs générations.
LE X DU Y… ÇA RÉSONNE COMMENT À NOS OREILLES ?
Thierry dit vouloir accorder beaucoup d’importance à la sélection de la pièce d’ouverture de ses œuvres, qu’il considère comme une forme de «statement». Le X du Y semblait donc un choix évident, de par toute son originalité, jumelée au caractère distinctif à la guitare électrique. Si j’avais un clou et Conversation dans le noir, devenues deux incontournables dès leurs sorties, seront rapidement talonnées par la puissante J’en sais rien selon nous. Par contre, dès la première écoute de cette dernière, une confusion naturelle nous a envahis et conduits dans l’univers musical d’Édouard Tremblay-Grenier, que ce soit par le rythme, les textes ou les envolées musicales… même la guitare résonne la signature de Zach Boileau.
Le fait que Larose et Tremblay-Grenier partagent les mêmes influences musicales, Malajube par exemple, pourrait justifier notre perception, en tout respect. On s’est aussi laissé bercer par la power-ballade L’affaire c’est que, sous de douces voix féminines qui nous étaient assez familières (choeur). Puis la dernière pièce de l’album, Brille encore, dédiée à une amie d’enfance de Thierry partie trop tôt, nous a profondément touchés lors de l’extrait «J’ai vu tes parents, ça faisait longtemps, la bonté humaine débordait». Depuis, impossible d’écarter cette image de notre esprit. Le verdict : un album riche et mature, musicalement très étoffé (Thierry a même appris à jouer de l’accordéon). Une sérieuse candidature en prévision du prochain prix Polaris, rien de moins !
ET NOTRE SOIRÉE ACOUSTIQUE «SUR MESURE»
Nous y voici ! Que nous réservait Thierry pour ce lancement ? Fidèle à lui-même, il s’est assuré de faire plaisir au public en combinant plusieurs succès de son répertoire et quelques nouvelles pièces. Un total de 13 pièces jouées parfois à la guitare acoustique, parfois au clavier : l’équipe du Sur Mesure devrait d’ailleurs songer à une scène additionnelle, puisque la majorité des spectateurs n’ont rien vu des performances au clavier et les déceptions étaient palpables tout autour de nous, bien dommage.
Une idée de génie de débuter le concert avec Portrait d’une Marianne, en s’accompagnant à la guitare acoustique. Comme on s’y attendait, les voix des fans n’ont pas tardé à se faire entendre, tout au long de cette soirée. Mais c’est lors de la dixième interprétation de la soirée, Les amants de Pompéi, qu’a eu lieu LA communion magique, teintée de sourires partagés et d’une douceur impossible à décrire ici : ça donnait quasiment l’impression qu’on avait répété avant le concert tellement c’était magnifique ! On vous parlait de surprises plus tôt. En milieu de concert, le duo Tricot Machine sont venus rejoindre Thierry sur scène pour faire découvrir L’ours aux plus jeunes et ramener les plus vieux dans leurs souvenirs : Catherine Leduc semblait en grande forme, très souriante et aussi très en voix.
Puis vers la fin du concert, Marianne Boucher, l’amoureuse de Thierry, s’est présentée à ses côtés pour l’accompagner sur Frisbee et marmelade, comme elle l’avait fait lors de l’enregistrement studio en 2021. Une fois hors des ondes, en boni, Thierry a proposé sa reprise de La banlieue de Lelièvre avant de conclure avec Chanson pour Bérénice Einberg, en glissant doucement ses doigts sur les accords.
Ah oui ! On a croisé Valence. Soyez vigilants, de belles choses se préparent…
UNE PROCHAINE ANNÉE CHARGÉE
En plus de terminer la tournée avec Lou-Adriane, Thierry débutera sa longue série de concerts dès la semaine prochaine. Une aventure qui le conduira vers son premier MTelus, le 5 février 2027. Tous les détails sur son site Web.
Photos en vrac
- Artiste(s)
- Thierry Larose
- Ville(s)
- Montréal
- Catégorie(s)
- Acoustique, Canadien, Chanson, Émission, Folk, Francophone, Indie Pop, Indie Rock, Québécois,
Événements à venir
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