Vans Warped Tour 2026 – Jour 1 | Réussir son comeback
Hey, grosse année pareil, hein, 2026. La Tournée 123Punk qui repart. Bam Margera qui recommence à skater. Et là, 12 ans après ce qui semblait pourtant être un adieu, le retour du Warped Tour.
What’s my age again?
Allez hop, on enfile nos Slip-Ons à carreaux noir et blanc et on se met en marche vers le Parc Jean Drapeau, The Curse d’Atreyu dans les écouteurs, en n’en revenant pas qu’on s’en va, in the year of Our Lord 2026, au Warped Tour.
On traverse la foule d’emos gériatriques – je dis ça avec plein d’amour, en étant un moi-même – et puis bim, se dresse devant nous, tel un déjà vu, le site du festival. La rampe verticale sur laquelle volent les rouli-roulants et autres BMX, le classique pit de garnotte, la table de merch qui vend des chandails de quasiment les mêmes groupes que la dernière fois qu’on était ici.
On fait pause sur Atreyu, on enlève nos écouteurs, et on entend au loin… Atreyu.
C’est parti pour une journée nostalgo-punk. On suit le son jusqu’à la scène Vans (évidemment) où le groupe phare du metalcore des années 2000, ou du moins ce qu’il en reste, commence son set.
Je dis « ce qu’il en reste » parce qu’Alex, l’iconique chanteur de la formation, a quitté (ou s’est fait montrer la porte, selon les versions) en 2020, laissant au band le devoir de repenser un peu à comment ils allaient faire ça s’ils voulaient continuer.
Eh ben ça n’a pas pris de temps qu’ils ont trouvé une solution, et une solution qui fonctionne très bien même en live, comme on est à même de le constater aujourd’hui. Brandon, batteur originale et chanteur « clean » du groupe a délaissé ses tambours pour assumer pleinement le poste de frontman, Marc, le bassiste, s’occupe désormais de la majeure partie des cris et un nouveau percussionniste a été embauché pour compléter le tout.
Force est d’admettre que, même si l’ado en moi s’ennuie de voir Alex au micro, les gars sonnent quasiment mieux comme ça. La voix puissante et juste de l’imposant nouveau vocaliste principal rend tout à fait hommage aux compositions, et la prestance de l’homme du haut de ses genre 7 pieds – j’arrondis, mais il est grand et gros, ce mec, qu’on se rend compte maintenant qu’il n’est plus derrière un drum – commande l’attention.
Juste plate pour leur guitariste Dan qui fait 5 pieds 3 et doit maintenant se tenir à côté de cette montagne de gars, le faisant paraître comme une souris à côté de son chum éléphant. Mais en plein solo de guit, on croirait que Dan fait 11 pieds de haut.
LE TRIOMPHE DU CANADA
Les meilleures performances de la journée, si vous voulez mon avis et comme vous lisez une critique que j’ai écrite je prends pour acquis que vous le voulez, furent celles de deux groupes bien de chez nous.
Mettons si on a le « chez nous » un peu large et qu’on accepte qu’on fait partie du Canada.
Les deux groupes en question: Comeback Kid et Silverstein.
« We’re from Ontario, please don’t hold it against us » de dire d’emblée Silvertstein pour briser la glace. Un défaut qu’ils se feront pardonner en offrant une prestation absolument sans faute. La voix de Shane, le chanteur, est tellement impeccablement claire et sur la note qu’on est automatiquement transporté à la chambre à coucher de nos 14 ans, au moment où on met pour la première fois When Broken is Easily Fixed dans le lecteur CD et qu’on ouvre le livret pour crier les paroles à l’unisson avec l’enregistrement.
Le groupe joue quelques chansons plus récentes (qu’à peu près personne dans la foule semble bien connaître, mais qui, pour de vrai, sonnent pas pire pantoute) avant de commencer à sortir les gros guns. Smile in Your Sleep arrache tout, et My Heart Bleeds No More en arrache une couche de plus.
Debout dans la foule, cheveux défaits, chandail des Misfits au dos, Shane hurle sa complainte comme s’il rouvrait encore son coeur brisé de petit emo ontarien. Et on fait de même. Et tout le monde trippe. Et on s’ennuie de la polyvalente et du temps qu’on passait à se raidir les cheveux au fer plat.
Ce même fer plat qui a probablement fait que j’ai perdu mes cheveux vraiment tôt, quand j’y pense, mais hey. Worth it.
Un peu plus tard dans la journée, ce sera Comeback Kid qui nous donnera la deuxième grosse claque.
Le groupe Winnipegois entre sur scène devant une compilation vidéo des bagarres les plus violentes de la NHL, ce qui donne le ton, et se met directement à tout péter.
« I don’t want no singalongs » annonce le chanteur, avant d’aller lui-même dans la foule.
On est pas icitte pour chantonner, c’est noté. Les gens optent donc pour l’autre option: mosher comme si leur vie en dépendait. Ce qui, à un certain moment, devient un peu le cas.
Si BleuBleu nous a donné le goût de faire du Québec un pays, cette journée de Warped nous fait penser que c’est pas siiiii pire, au final, le Rest of Canada.
ESSAYER DE TOUT VOIR
Quatre scènes et demi, des bands qui se chevauchent, tant d’options, si peu de temps. Voici un condensé du reste de notre journée, qu’on a un peu passé à la course.
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- On a réussi à se faufiler jusqu’en haut du half pipe en faisant un peu semblant qu’on avait une passe média « sports ». Si, comme moi, vous avez toujours regardé les X Games en vous disant que vous seriez capable de faire ça vous itou, je confirme que maintenant que j’ai vu ça d’en haut : non.
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- Dustin Kensrue, chanteur de Thrice, vieillit comme un bon vin. Sa voix je veux dire. Mais lui aussi. Beau bonhomme.
- Drug Church étaient excellents. Pas capable de passer par-dessus le fait que le chanteur a franchement l’air de Tim Robinson aujourd’hui. Oh et y’a eu un homme en fauteuil roulant qui faisait du crowdsurf, c’est toujours sick à voir.
- MXPX nous ont ramené directement à l’ère où Responsibility jouait non-stop à Musique Plus, mais on ne regardera pas toute leur performance parce qu’on s’est laissait distraire par le match de lutte qui prenait place à proximité. En tant qu’ancien citoyen d’Hochelaga-Maisonneuve, la lutte c’est comme une lampe pour un papillon de nuit. Aussi, shout out à quiconque a fait le design de la marchandise de cette division de lutte, c’est quasiment eux qui avaient la plus belle table de merch.
- Tous les groupes un peu plus « métal moderne » sonnent comme si y’avait des breakdown dans une toune de Lewis Capaldi.
- Le chanteur de Letlive., c’est un malade. Il monte dans les estrades, se lance par terre, déplace le drum. Pas surpris de le voir retentir plus tard pour faire une toune avec Comeback Kid.
- Taking Back Sunday sont tous en complets bruns et c’est bien d’adon, ils sont effectivement rendus corpo.
- A Day to Remember sont le clou du spectacle pour une raison. C’est du cinéma. Y’a du feu à toutes les 2 secondes, tout est parfaitement chorégraphie, y’a pas un clou qui dépasse. Et c’est un des rares groupes capables de plaire autant à une foule en manque de gros breakdowns qu’a une foule qui est surtout là pour le pop dans « pop-punk ».
Le Vans Warped Tour se poursuit samedi avec notamment Thursday, Ice Nine Kills, Strung Out, Simple Plan, Four Year Strong, Mad Caddies, Jimmyeatworld et plusieurs autres.
- Artiste(s)
- A Day To Remember, Atreyu, Comeback Kid, Drug Church, letlive., MXPX, Silverstein, Taking Back Sunday, Thrice
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Parc Jean-Drapeau
- Catégorie(s)
- Hardcore punk, Métal, Metalcore, Pop-punk, Post hardcore, Punk,


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