M pour Montréal 2014 | Badbadnotgood et la crème du post rap québ’ à la SAT

Une autre grosse journée de M pour Montréal qu’était ce vendredi. Le festival a réussi à réunir à la SAT un vrai best of du nouveau rap canadien et à faire durer la soirée jusqu’aux petites heures.

Badbadnotgood, Tommy Kruise, Dead Obies, Loud Lary Ajust et The Posterz, pour être plus précis sur l’ampleur du line-up. Pas besoin de vous dire que l’événement se déroulait à guichets fermés.

 

Loud Lary Ajust en compressé

Évidemment, quand un événement de cette ampleur débute assez tard en soirée comme c’était le cas hier, ça vient avec certaines contraintes. Par exemple, ça fait que les prestations des groupes sont parfois écourtées par l’obligation de respecter l’horaire.

Parlez-en aux fans de Loud Lary Ajust, qui avaient le cœur brisé de voir que le groupe ne pouvait que performer cinq chansons.

Mais hey, quelles cinq chansons par contre.

LLA ont probablement reçu la meilleure réaction de la foule et ont au final tourné le désavantage de l’horaire serré en un point positif. De n’avoir que cinq chansons à jouer leur a permis de rentrer directement avec cinq gros titres et de maintenir l’énergie dans l’tapis tout le long.

Non seulement ça, mais le trio a aussi eu l’excellent flash de s’adjoindre les services d’un drum le temps de XOXO et quelques autres pièces, question de doubler la pesanteur des basses de A-Justice.

Deux pouces en l’air pour les jeunes hommes.

 

Dead Obies : sur-vol-té!

Après une (beaucoup trop) longue pause sont finalement arrivés sur scène les autres poids lourds du post rap québ’, Dead Obies.

Affublés d’un genre d’hybride entre des lunettes de ski et des lunettes de vision nocturne ainsi que de one-pieces Big Bill, évidemment.

La foule entonnait peut-être moins les refrains que pendant LLA, mais là où les gars de Dead Obies remportent la palme c’est avec le show qu’ils donnent. Outre l’accoutrement, c’est que chaque membre est complètement survolté, tellement que t’es forcé survolté toi avec.

Comme l’auront prouvé les nombreux moshpits qui se seront formés au cours de la prestation.

 

Badbadnotgood : teneur élévée en jazz

On devine donc que c’était un défi pour Badbadnotgood de monter sur scène et de garder le niveau d’énergie que les trois actes précédents avaient installé (parce que The Posterz ont aussi, comme toujours, ouvert la soirée en frappant fort).

D’ailleurs y’a une certaine portion de la foule qui a quitté après Dead Obies.

Faut dire que BBNG n’a pas l’attrait purement rap dont jouissent le reste du line-up. Et ce bien que le trio collabore constamment avec Tyler the Creator, Ghostface Killah et autres Black Milk.

Ce qui les démarque surtout, c’est leurs racines très jazz. Mais c’est loin d’être un point faible d’être plus jazz qu’hip-hop. Ça permet aux trois musiciens d’exploiter leur virtuosité au maximum et surtout ça leur permet d’amener le jazz devant une audience peut-être pas encline à ce style de musique d’habitude.

Et de toute façon, avec une reprise de Putty Boy Strut de Flying Lotus et une de Bugg’n de TNGHT (hommage au montréalais Lunice), y’en avait amplement pour tous les goûts. Pis y’avait un incroyable saxophoniste.

Pis y’avait surtout Tommy Kruise, dès deux heures du matin.

La soirée est toujours jeune, peu importe l’heure, si t’as la chance d’entendre Tommy Kruise mixer.

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