In Flames
Critique Publié le

In Flames met le feu à l’Impérial Bell de Québec!

Dans une scène musicale pleine de sous-genres et de tendances sans fin, In Flames est un exemple de ce que signifie rester fidèle à sa vision. Formé en 1990, le groupe de métal suédois compte plus d’une douzaine d’albums studio à son actif.


L’institution du métal suédois

Le légendaire groupe a parcouru la planète un nombre incalculable de fois et a influencé nombre des plus grands groupes du métal actuel, sans jamais cesser de mettre en avant sa propre sonorité.

I, the Mask est le treizième album du groupe. À ce stade, In Flames, qui est un précurseur du légendaire «son de Göteborg» suédois, est moins un groupe qu’une institution musicale dans le monde de la musique lourde. En tant que monument du métal mélodique, le groupe a constamment repoussé les tendances pour forger sa propre voie musicale.

À guichet fermé

À peine arrivé du Force Fest 2019 qui se tenait à Mexico City le premier décembre dernier, In Flames joue ce soir devant une salle comble de 950 personnes. Nul besoin de vous dire que l’Impérial Bell est rempli au bouchon.

Dès 21h20, la foule commence à surchauffer et scande le nom du groupe tant attendu. L’attente n’est pas vaine, et l’accueil d’In Flames sur scène est démentiel. D’entrée de jeu, le chanteur Anders Fridén demande aux fans de sauter sur place. Il n’en fallait pas plus pour que le parterre lève d’un coup et fasse trembler l’enceinte jusqu’au plus profond du balcon. La marée humaine grouille et tape des pieds, intensément et ardemment, au grand plaisir des musiciens qui ne semblent pas vraiment souffrir de leur rapide retour du Mexique. L’atmosphère est surchauffée et frise l’hystérie collective.

La foule est en feu

Fridén, du haut de sa plate-forme métallique, parle énormément et chaque mot déclenche à coup sûr des réactions spontanées de la part des fidèles. Les spectateurs connaissent les pièces par cœur et ne manquent pas une occasion de scander le nom du groupe.

In Flames improvisera même sur scène en réponse au chant soutenu du chœur enflammé des fans de Québec. Le groupe offrira un cadeau de Noël en avance en interprétant la pièce Graveland qui n’avait pas été jouée en spectacle depuis 2008.

Les quatre agents de sécurité placés à l’avant-scène ont travaillé intensément tout au long de la soirée, mais sans qu’il n’y ait de débordement excessif.

“Vous êtes Fucking Awesome” avouera le chanteur.

On aurait apprécié un éclairage de poursuite plus soutenu sur scène, afin de mieux voir le jeu des membres du groupe.

Je peux mettre ma main au feu qu’In Flames reviendra sous peu à Québec tant leur performance a été intense.

Les groupes invités

Les premières parties étaient assurées par le groupe albertain Arrival of Autumn et la formation Red.

Arrival of Autumn, quintette métallique canadien, donne l’assaut à 19h30 précises et met rapidement le feu aux barricades. La batterie est extrêmement lourde et le chanteur vocifère son fiel entre deux lignes mélodiques comme si c’était la dernière fois qu’il se donnait en spectacle. En fin de combat, le parterre s’anime et ça se bouscule allègrement dans une danse tribale hurlante. Trente minutes de décibels métalliques, sauvages et animales. L’accueil est sobre, mais chaleureux.

Directement arrivés de Nashville au Tennessee, Red débute ensuite sa mission sous un éclairage rouge feu, laissant apparaître le magnifique étendard du groupe en fond de scène. Dans une facture beaucoup plus accessible, Red allie les séquences numériques à la lourdeur de son matériel.

Le quatuor fait feu de tout bois dans cet amalgame musical de métal et d’alternatif. Le charismatique chanteur Michael Barnes descend du haut de sa plateforme afin d’aller visiter les métalleux de l’avant-scène.

La dernière pièce atteint un niveau sonore extrême au grand plaisir des fans rassemblés.

Liste des chansons

  1. Cloud Connected
  2. Only for the Weak
  3. Take this Life
  4. Where the Dead Ships Dwell
  5. Call My Name
  6. Behind Space
  7. Graveland
  8. Monsters in the Ballroom
  9. All For Me (This Is Our) House
  10. The Hive
  11. Wallflower
  12. Burn
  13. Voices
  14. Colony
  15. The Truth
  16. I Am Above
  17. The End

 

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