Florence + The Machine

Florence + the Machine à Montréal | Florence, la magnifique

Après une rare présence à Osheaga l’an dernier, Florence & The Machine étaient de retour à Montréal, cette fois pour un concert au Centre Bell. Peut-être que la rareté de sa présence en ville aide à l’apprécier davantage, mais une chose est sûre, Florence est, à chaque fois, à la hauteur des attentes et ne déçoit jamais.

Quel esprit libre, cette Florence Welch. Son habileté à créer un contact, une relation de proximité, avec son public, dans un amphithéâtre immense comme le Centre Bell, est déroutante. Mercredi soir, c’est avec plus de 10 700 personnes qu’elle a connecté, comme si elle se trouvait seule avec chacune d’entre elles.

Dès son entrée sur scène, la fébrilité de la foule est palpable et déjà, on l’accueille chaleureusement. Mais Florence renvoie toute cette énergie avec générosité. Débutant avec What the Water Gave Me, elle met la table pour la suite. Elle danse et court d’un bout à l’autre de la scène, dans un complet 70’s rose, ses longs cheveux roux virevoltant librement au rythme de ses mouvements.

Un départ en trombe, qui ne s’estompe pas au fil des chansons. Après l’excellente Ship to Wreck, issue de son plus récent How Big, How Blue, How Beautiful, Welch poursuit avec Rabbit Heart (Raise it Up) et part à la course au parterre, avant de monter sur une petite estrade au pied des sections 120-121. La foule l’y rejoint pour un autre beau moment de communion et d’unité.

On pourrait décrire chaque pièce, tellement une atmosphère précise teinte l’interprétation de chacun des morceaux. Welch a ce talent de faire de chaque chanson un moment unique, un moment qui compte et qui n’est pas qu’une seule pièce de plus sur une liste de chansons qui s’enchaînent. Elle vit réellement le moment présent, se souciant du confort et du bien-être des humains qui le vivent avec elle. Elle a cette aura de liberté qu’elle communique à son public avec facilité, mais surtout avec sincérité.

Sa grâce et son élégance sont inégalées, qu’elle court sur scène, ou qu’elle tourne et danse sur elle-même telle une poupée de boîte à musique. Mais il n’y a pas que son charisme qui charme et qui impressionne: sa voix est juste et forte, malgré l’exigence physique que lui demande sa présence scénique. Ses interprétations dépouillées de Sweet Nothing (sa collaboration avec Calvin Harris) ou de Cosmic Love laissent sans mot.

Bouleversante et rassembleuse, Welch aura même réussi à convaincre la foule de laisser son appareil cellulaire de côté le temps d’une chanson, la pièce-titre de son dernier album. Et plus tard, elle poussera tout le monde à se donner l’accolade juste avant le rappel, durant son succès Dog Days Are Over.

Un véritable baume sur le coeur, cette tournée, qui nous ramène à l’esprit peace & love des années 70, avec ses costumes, ses décors aux allures de boule disco, son ambiance cabaret et ses choristes chorégraphiés. À voir au moins une fois dans une vie.

Grille de chansons

  1. What the Water Gave Me
  2. Ship to Wreck
  3. Rabbit Heart (Raise It Up)
  4. Shake It Out
  5. Delilah
  6. Sweet Nothing
  7. How Big, How Blue, How Beautiful
  8. Cosmic Love
  9. Various Storms & Saints
  10. Mother
  11. Queen of Peace
  12. Spectrum
  13. You’ve Got the Love
  14. Dog Days Are Over

Rappel
15. What Kind of Man
16. Drumming Song

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