Woodkid

Festival de Jazz de Montréal – Jour 4 | Woodkid au Métropolis

Yoanne Lemoine, alias Woodkid, était de passage à Montréal lundi soir à l’occasion du Festival de Jazz de Montréal. Dans un Métropolis plein à craquer, Woodkid a présenté les chansons de son premier album complet, l’excellent The Golden Age.

Difficile de décrire l’expérience de cette soirée. Épique. Majestueux. Exceptionnel. Voici que quelques mots que la foule a utilisés pour décrire le spectacle de Woodkid lundi soir.

Photo par Guillaume Jolicoeur.

Photo par Guillaume Jolicoeur.

Le musicien/réalisateur français (maintenant établi à New York) possède une voix à faire fondre le métal. Ce dernier était de retour à Montréal quelques mois après son passage l’été dernier dans le cadre d’Osheaga.

Armé avec ses 7 musiciens, Woodkid a su offrir aux spectateurs une performance pour tous les sens. Le setup de la scène et le système d’éclairage est impressionnant. À l’arrière de la scène, on retrouve deux kits de tambours ainsi qu’un écran géant. Grandiose!

 

Relation spéciale avec la foule

La soirée commence avec Baltimore’s Fireflies. Lorsqu’il ne chante pas, Lemoine se tourne le dos à la foule, lui donnant un air de mystère. Des images/vidéos en noir et blanc sont projetés sur l’écran, ce qui ajoute à l’expérience du spectacle.

Le show continue avec Falling et Where I Live. Pendant que Lemoine chante, la foule est très silencieuse et l’écoute avec attention, tout en lui démontrant beaucoup d’amour. Tellement que c’en était presque assourdissant! « Montréal est une ville spéciale, » dit Lemoine. « Vous êtes fins! »

Par la suite, c’est le tour de l’extrait The Golden Age. À ce moment là, la foule est réchauffée et la folie commence. On ressent le Métropolis réellement bouger!

Photo par Guillaume Jolicoeur.

Photo par Guillaume Jolicoeur.

Woodkid et son groupe de musiciens interprètent d’autres chansons de l’album The Golden Age, incluant Ghost Lights, I Love You, The Shore, ainsi que Brooklyn, un extrait de son premier EP Iron.

Lemoine partage que « jouer le festival de jazz, c’est un peu classe pour nous » en riant. Il ajoute : « Je n’improviserai rien ce soir ».

Pendant Boat Song, la foule s’imprègne de la beauté et la simplicité de la musique. C’était un moment magique.

Finalement, c’est le tour de la chanson Iron, la plus majestueuse des chansons de Woodkid. À la fin de la chanson, tous les musiciens se rapprochent de la foule et ils commencent tous à danser et sauter, motivant la foule de faire la même chose. L’édifice tout entier était bouleversé. Woodkid a finalement terminé la première partie de son spectacle avec The Great Escape.

Au rappel, Lemoine et ses musiciens reviennent sur scène et c’est au tour de Run Boy Run avant de terminer avec la chanson The Other Side, le dernier extrait de l’album The Golden Age. Une manière parfaite de terminer le spectacle.

Tout au long de la soirée, on remarque que Lemoine ne peut s’empêcher de sourire. Ce dernier est sans doute impressionné du soutien et de l’amour que la foule lui démontre. Avec ce type de réception, on sait bien que Lemoine retournera à Montréal bientôt.

Même si Woodkid n’a seulement jouer que pour une heure, c’était du temps utilisé très efficacement. Une performance très puissante de Woodkid et une foule énergique qui débordait d’amour. Une soirée inoubliable pour ceux qui étaient assez chanceux pour y être.

 

Première partie : Mozart’s Sister

Photo par Guillaume Jolicoeur.

Photo par Guillaume Jolicoeur.

En première partie, on retrouve le duo nommé Mozart’s Sister. Deux jeunes filles armées de leurs machines à son se présentent sur la scène. Pour faire une comparaison, on dirait la voix de Leona Lewis, le style de Cyndi Lauper et le son électro de Grimes.

Pendant la performance, la chanteuse rousse dansait de façon plutôt maladroite sur la scène. Malgré le style de musique, la foule ne bouge pas et n’a pas l’air très intéressé. Par la troisième chanson, un claviériste s’est joint aux deux filles sur la scène. Les mouvements de danses de ce denier sont à la fois divertissants et distrayants.

Vers la fin de leur spectacle, le groupe a commencé à avoir des petits problèmes techniques, ce qui a rendu les choses encore plus inconfortables.

Malgré l’énergie du groupe, Mozart’s Sister na pas réussi à engager la foule dans sa performance. En général, un bon effort mais une performance avec beaucoup trop de moments maladroits qui manquait de sincérité.

 

Photos en vrac
par Guillaume Jolicoeur

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Mozart’s Sister (première partie)

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Grille de chansons

Baltimore’s Fireflies
Falling
Where I Live
The Golden Age
Ghost Lights
I Love You
Brooklyn
The Shore
Boat Song
Shadows
Stabat Mater
Conquest of Spaces
Iron
The Great Escape

Rappel

Run Boy Run
The Other Side

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