Gorillaz

Gorillaz à Montréal | En chair et en cartoon !

Le cirque Gorillaz était de passage au Centre Bell, à Montréal, pour donner le coup d’envoi à la toute première tournée officielle du collectif. Difficile de trouver quoi que ce soit à redire sur cette prestation rodée au quart de tour et en symbiose parfaite avec le visuel omniprésent de Jamie Hewlett.

En quelque sorte, l’univers coloré de Gorillaz prenait vie sous nos yeux, et malgré l’attente (10 ans d’existence sans tournée!) « l’humanisation » de la troupe animée n’a certainement pas déçu.


Une vaste troupe de vétérans

Il faut dire qu’avec Mick Jones et Paul Simonon (de The Clash) à la guitare et la basse, un septette à cordes, un choeur de 4 chanteurs, 2 batteurs et des invités de marque comme le légendaire Bobby Womack (en grande forme pour son âge), De La Soul (!), Little Dragon, Bootie Brown et une paire de MCs, Damon Albarn avait un coffre à outils bien garni.

L’ex-chanteur de Blur s’est montré à la fois charismatique et humble, concédant souvent les feux de rampe aux artistes invités et aux musiciens. L’amitié visible qui régnait entre eux et le plaisir presque palpable des musiciens donnaient beaucoup de souffle à cette prestation autrement très disciplinée.

Sous le leadership d’Albarn, l’ensemble emboîtait le pas et se devait de faire preuve d’une précision presque chirurgicale pour assurer le synchronisme avec l’image – parfois, les personnages animés sur l’écran géant faisaient du lipsynch sur les refrains et couplets tant le monde animé de Hewlett et la musique étaient liés – sans pour autant échapper le groove qui soutient plusieurs titres.


Bien conçu

La grille de chansons était également savamment construite pour permettre au tout de conserver une certaine pertinence, ce qui aurait pu être un enjeu étant donné la variété de styles empruntés par Gorillaz sur ses 3 albums.

Bien entendu, Gorillaz a proposé la majorité des titres de son plus récent album, Plastic Beach, mais a aussi pigé dans les 2 disques précédents: Gorillaz et Demon Days.  Les excellentes Dirty Harry, 19/2000 et Tomorrow Comes Today tenaient bien la route, tout comme les plus récentes Rhinestones Eyes et Stylo, alors que les méga-succès Feel Good Inc. et Clint Eastwood ont mis le feu aux poudres en rappel.

Avec un tel contrôle de tous les éléments, il faudrait être de glace pour ne pas se laisser gagner par une prestation de la sorte. Et dire que ce n’était que la première soirée d’une toute première tournée…

 

We Are Wolves en première partie

Le mystérieux trio montréalais We Are Wolves avait l’immense chance d’ouvrir le bal avec une courte prestation en première partie. La jeune meute s’est avérée être un apéritif tout indiqué avec son électro-rock sauvage à la folie tout juste assez contenue pour atteindre le public de Gorillaz.

Défi bien relevé pour le chanteur et bassiste Alexander Ortiz, le claviériste Vincent Lévesque et le batteur/percussionniste (debout) Antonin Marquis, qui ont notamment interprété les excellentes Blue, Paloma et la française Magique, en dernier lieu.

Grille de chansons:

1. Welcome to the Plastic Beach (avec Snoop Dogg via vidéo)
2. 19-2000
3. Last Living Souls
4. O Green World
5. Stylo (avec Bobby Womack)
6. On Melancholy Hill
7. Rhinestone Eyes
8. Super Fast Jelly Fish (avec De La Soul)
9. Tomorrow Comes Today
10. Kids With Guns
11. Empire Ants (avec Little Dragon)
12. Dirty Harry
13. El Manana
14. White Flag
15. To Binge (avec Little Dragon)
16. Dare (Bootie)
17. Glitter Freeze
18. Plastic Beach

Rappel
Cloud of Unknowing (avec Bobby Womack)
Feel Good Inc. (avec De La Soul)
Clint Eastwood
Don’t Get Lost In Heaven

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