crédit photo: Sarah Lacroix
Lou-Adriane Cassidy

BleuBleu 2026 – Jour 1 | Pas du beau temps, mais du bon temps

« BleuBleu, more like GrisGris, am I right??? » dit ma copine, sous mon regard approbateur, pendant la route qui nous mène à Carleton-sur-Mer pour la huitième mouture du festival gaspésien.

La météo n’est pas clémente, certes, et le déplacement des spectacles qui devaient avoir lieu sur le quai extérieur de la marina vers le très intérieur aréna de la ville nous prive de quelques grandioses couchers du soleil, oui, mais hey, un bon show, ça peut mettre tout le soleil de monde dans les cœur des Hommes. Et ça, y’avait ça, des bons shows.

LE PINACLE

Dieu que j’aimerais que tous ces gens qui commentaient en masse « C KI ÇA LOUP ADRIANE LA CONNAIT MÊME PO !!1! », après que Miss Cassidy eut tout raflé à l’ADISQ passé, soient obligés de la voir en spectacle au moins une fois. Dix piastres que ça changerait le discours de la grande majorité d’entre eux.

Parce que c’est tout un spectacle qu’elle et son band offrent à leur public. Et ce, peu importe qui est ce public.

Tsé, quelques jours après avoir triomphé au MTelus, et quelques autres jours après avoir partagé la scène de la Place des Festivals avec Les Louanges, Safia Nolin et tant d’autres pour célébrer les 20 ans du Dôme de Leloup, elle aurait été un peu en droit de voir sa performance à l’aréna Léopold-Leclerc comme un show moindre.

Mais que non.

En fait, c’est l’inverse, j’aime voir ses performances aux Francos comme un rodage pour Carleton. Une pratique générale. Ou en tout cas, ça feelait comme l’aboutissement de quelque chose, cette performance-là. Surtout dans le cadre d’un festival qui l’accueillait en 2019, lors de sa première édition, dans le temps où le Voir l’annonçait comme « l’étoile-montante » à aller regarder à BleuBleu, année 1.

lou adriane cassidy bleu bleu 01* Photo par Sarah Lacroix.

Fait que Lou-Adriane est officiellement passée d’étoile-montante à juste star, et c’est ce qu’elle nous a prouvé hier. En plein contrôle de sa voix, de son corps, de sa foule, elle enfile les hits récents (en prenant quand même soin de retourner dans le temps pour Ça va ça va) aux côtés de son vraiment, vraiment tight groupe de musiciens.

Groupe dont l’ami Thierry Larose est le guitariste. Pas surprenant puisqu’on les sait collaborateurs depuis le supergroupe Le Roy, la Rose et le Lou[p]. Surprenant par contre, la façon dont Thierry SHRED?!

On le connait surtout pour une belle pop bien polie, joviale, mais là il nous sort des solos de guit, dont un avec du tapping à la Eddie Van Halen, qu’on n’aura jamais soupçonné sortir de cette coupe de cheveux.

lou adriane cassidy bleu bleu 02* Photo par Sarah Lacroix.

L’ÉTOILE-MONTANTE

Ce fameux sobriquet d’étoile-montante qu’on accolait à Lou-Adriane en 2019, elle l’a peut-être passé à sa première partie, Charlie Juste, hier soir.

Une voix puissante, qui dévoile des capacités de powerhouse par moments, couchée sur une pop alternative qui, en concert, délaisse volontairement les sonorités plus douce des versions endisquées pour faire place à une bonne dose de rock, solos de guit compris.

Encore une fois, on s’attendait pas à autant de SHREDDING.

 

LA CLAQUE

La vraie découverte, celle dont on va parler à nos chums en revenant à Montréal en leur disant « HEIN, TU CONNAIS PAS ÇA? », comme si on venait pas juste de tomber dessus nous-mêmes, c’est Jashim.

De l’hyperpop québécoise réussie? Avec de forts relents de reggaeton, mais qui flirt aussi avec le rock indé?? En espagnol??? Live dans un club de VTT????

Si ce ne sont pas là tous les ingrédients d’un show de festival mémorable, je sais pas c’est quoi.

Ajoutez à ça l’enthousiasme d’une foule qui comprend qu’elle est en train de voir en primeur quelque chose que tout le monde va vouloir voir dans quelques mois/années, des riffs de keytar (vous avez bien lu) et des bangers, hey, on a une soirée, les ami·es.

Gros coup de cœur pour Jashim. Allez écouter Jashim.

*Aussi, shout out à Casa Kobrae, qui s’occupait du DJ set d’introduction et qui a fait survolter mon cerveau avec une transition entre une toune de cumbia et du Crystal Castles.

*Ah et quiconque a fait le design de la merch de Jashim, appelle-moi, j’ai une job pour toi.

bleu bleu foule* Photo par Sarah Lacroix.

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