Daniel Romano
Critique Publié le

Daniel Romano au Petit campus | Le far-west à Montréal

En ce lendemain de Country Music Awards, le Petit Campus recevait à son tour sa dose de western. En tête d’affiche de la soirée trônait Daniel Romano, l’ancien chanteur du groupe post-punk Attack In Black devenu l’un des grands cowboys du rest of Canada.

Bien (bien bien bien bien) loin de l’image de la star de country contemporaine comme on la retrouve à profusion chez nos voisins américains, Romano est réservé, pas jaseux pour deux sous et laisse ses chansons traditionnelles et torturées parler à sa place.

En fait, pas si torturées que ça, les chansons, une fois jouées en live.

C’est la surprise que tout le monde a eu hier soir : en spectacle, notre chum Dan met de côté son canadiana assumé pour tomber tête première dans le rock n’ roll/rockabilly.

Une surprise agréable, certes. Mais comme l’artiste vient tout juste de lancer un nouvel album (If I’ve Only One Time Askin’) gorgé de ballades brise-cœurs, on aurait été en droit d’espérer qu’il en pousse quelques-unes.

Ce ne fut pas le cas, et on aura dû attendre le rappel pour que le tempo ralentisse et que Romano sorte plus de pièces récentes. Entre autres, un highlight personnel : Hard On You.

Rappelons par contre que les chansons tirées d’If I’ve Only One Time Askin’ sont des compositions passées qui avaient été mises au placard et que l’artiste a choisi de ressortir. Alors peut-être en joue-t-il moins parce qu’il est déjà un peu tanné de les faire ?

Qui sait.

N’empêche qu’on doit lever notre chapeau (de cowboy) à Daniel Romano ne serait-ce que pour avoir réuni un paquet de jeunes autour d’un style musical qui se défend ces temps-ci plutôt difficilement.

Et on doit aussi lui faire une révérence pour avoir foutument bien assuré le rôle de drummer dans les deux premières parties qui le précédaient.

 

STEVEN LAMBKE

Lambke a pas mal le même parcours que Romano.

Il est aussi un ancien membre d’une formation canadienne assez culte, The Constantines.

Il s’est aussi lancé dans une carrière acoustique solo.

Il vient lui aussi de lancer un tout nouvel album.

Ce qu’il n’a pas, par contre, c’est la voix pour retenir l’attention du public, malheureusement.

En fait, ces compositions et son delivery très inspirés d’Elliot Smith sont peut-être d’une douceur trop prononcée pour une soirée au Petit Campus.

 

DYLAN EARL

À l’inverse, Dylan Earl et son gros country ont fait très bonne impression. Assez pour que beaucoup se précipitent à la table de marchandise après la prestation pour acheter son EP.

Ce fut bref comme présence sur scène (le EP compte 4 tounes, évidemment Earl ne doit pas avoir 2 heures de matériel), mais ce fut fort apprécié.

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