Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
Candide au Théâtre Denise-Pelletier | Candide à la sauce pop
Du 11 novembre au 6 décembre 2025, le Théâtre Tout à Trac présente une adaptation déjantée et pop de l’œuvre la plus connue de Voltaire, Candide, au Théâtre Denise-Pelletier, dans une mise en scène d’Hugo Bélanger.
L’amour ou rien au Trident | Quand le corps cherche ce que les mots sont incapables d’expliquer
La soirée s’ouvre d’une façon rarement vue au théâtre. Sur scène, avant même la première réplique, la metteuse en scène Mélanie Demers reçoit le prix Molson de la présidente du Conseil des arts du Canada. Longue présentation, remerciements sentis, prise de photos… Une parenthèse solennelle, suspendue, où le public assiste à un moment d’histoire, sans trop savoir si cela fait partie du spectacle ou s’il faudra bientôt changer d’état d’esprit. Puis, quand la salle plonge dans le noir, une fanfare militaire se fait entendre. Personne n’apparaît encore sur scène. On se croirait au bord d’une parade, dans cette seconde étrange où les échos d’une troupe précède son apparition. L’amour ou rien commence comme ça : par un son avant un sens, par un pas avant une direction.
Lettres d’amour au Centre d’art La Chapelle | Quand les mots traversent les années et les silences
Au Centre d’art La Chapelle, Maude Guérin et Christian Vézina ont offert hier une soirée empreinte de tendresse et de vérités avec Lettres d’amour, la célèbre pièce de A. R. Gurney. Accompagnés du pianiste Yves Léveillé, ils ont prêté leur voix et leur émotion à Andrew et Mélissa, deux âmes liées depuis l’enfance, séparées par la vie, mais unies à jamais par la force des mots. Un amour impossible, souvent drôle, parfois orageux, toujours sincère.
Un nouveau jour au Théâtre de la Bordée | Et si le Québec avait dit oui?
À La Bordée, jusqu’au 22 novembre, le Québec se réinvente. Cette fois, le « oui » a remporté. Pas en 1980. Pas en 1995. Aujourd’hui. Un nouveau jour, comédie politique écrite par Jean-Philippe Baril Guérard et mise en scène par Michel Nadeau, imagine un pays qui vient tout juste de naître, à la suite d’un troisième referendum remporté à 52%. Et si l’indépendance ne résidait pas tant dans le geste de se séparer que de celui de se regarder enfin en face?
One Night Only au Premier Acte | Respirer, douter, exister
Chez Premier Acte, il n’y avait pas de scène au sens classique du terme. Juste un sol nu, habillé de gros blocs blancs aux formes différentes. Un espace pur où tout pouvait basculer. Là, une jeune femme attendait déjà, seule. Son regard oscillait entre la douceur et la concentration. Elle saluait chaque spectateur qui entrait dans la salle, sereine, présente, ancrée. Puis, après avoir accueilli tout le monde, elle a pris la parole pour introduire la représentation. La nervosité s’est alors emparée d’elle : ses mains se cherchaient, ses mots trébuchaient, sa voix tremblait. D’une sincérité désarmante, elle a remercié, prévenu, annoncé : il y aura un coup de feu, il y aura de la douleur, il y aura peut-être du malaise. Le ton était donné. One Night Only, création du collectif COMPLOT, se présente comme un solo théâtral éclaté, un cabaret à l’humour noir où la légèreté se frotte à l’indicible. Là où la mort côtoie le rire. Là où les mots servent à survivre un peu plus longtemps.
En Images I Chants Libres présente Fantôme de Roy à l’Église Sacré-Coeur-de-Jésus
Ce 23 octobre se déroulait la première montréalaise de Fantôme de Roy, un opéra interdisciplinaire à la croisée du théâtre musical, de la poésie historique et de la performance visuelle. Projet de création ancré dans la communauté, cette œuvre impliquait la participation d’artistes citoyens de tous les âges, de toutes les cultures et de tous les milieux, qui donnent corps et prêtent leurs voix à cette célèbre colère du roi Henri II Plantagenêt qui mène au meurtre de son ami l’archevêque Saint Thomas Becket le 29 décembre 1170. Notre photographe Pierre Langlois s’y trouvait. Retour en photos sur l’événement.
Corps fantômes chez Duceppe | Le théâtre comme essentiel lieu de mémoire
Sur la scène du Duceppe, Corps fantômes déploie une fresque théâtrale de trois heures, trois heures qui filent sans qu’on les voie passer. Fictive dans sa forme, cette œuvre chorale inspirée de faits réels s’appuie sur une documentation rigoureuse pour exhumer un pan de notre histoire collective trop longtemps ignoré : celui des violences policières et des crimes haineux perpétrés contre la communauté LGBTQ+ montréalaise des années 1990. Une pièce magistrale qui rappelle que les droits acquis ne sont jamais garantis, et que le théâtre peut être un lieu de mémoire active, de justice poétique, et de transmission.
Michelin | La tendresse du réel à nu à L’Anglicane
Critique du spectacle Michelin de Michel-Maxime Legault, mis en scène sensible de Marie-Thérèse Fortin, présenté un peu partout au Québec ces prochains mois.
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