La Mélodie du bonheur

Critique Spectacle: La Mélodie du Bonheur au Théâtre St-Denis à Montréal

Samedi 14 août 2010 – Théâtre St-Denis 1 (Montréal)

Après la Salle Pierre-Mercure, c’est maintenant au Théâtre St-Denis 1 d’accueillir la production estivale annuelle de Denise Filiatrault. Cette année, c’est le classique La Mélodie du Bonheur de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II, qu’elle a choisi d’adapter; un « rêve devenu réalité » comme elle nous le confie dans le programme de la soirée. Fidèle à sa réputation, c’est un spectacle de qualité que nous offre Mme Filiatrault.

La Mélodie du Bonheur, d’abord inspirée de la biographie de Maria Augusta Trapp, raconte l’histoire de Maria, jeune religieuse qui est envoyée chez la famille Von Trapp à titre de gouvernante afin de s’occuper des sept enfants du veuf capitaine Von Trapp. Les enfants, normalement intraitables, succombent au charme de Maria et l’adoptent, tout comme le capitaine. Elle leur communiquera son amour de la musique et réunira la famille.

Casting réussi

Le rôle de Maria Rainer est tenu par Florie Gauthier-Valiquette, une jeune chanteuse d’opéra fraîchement sortie d’une maîtrise en chant classique à l’Université de Montréal. Sa voix très juste sied parfaitement au rôle principal et elle nous communique bien la passion de la musique et la joie de vivre de Maria. Considérant que c’est sa première expérience en carrière, on peut dire que c’est réussi.

Robert Marien, (que l’on a vu, entre autres, dans la comédie musicale Les Misérables) qui campe le strict Capitaine Georges Von Trapp, est touchant, jouant d’une grande justesse et dosant l’émotion de manière à rendre sa performance « vraie ».

De leur côté, les jeunes qui campent les enfants de la famille Von Trapp sont talentueux et livrent une belle performance. (Certains d’entre eux sont d’ailleurs issus de l’émission animée par Gregory Charles, La cour des grands.)

Les décors imposants impressionnent et la scène où Maria entonne la fameuse Chansons des Collines dans les montagnes est particulièrement convaincante avec sa mini-scène planant dans les airs.

Seul bémol : les quelques personnages un peu trop caricaturés de Sœur Marguaretta et d’Elsa Schraeder (celle que le capitaine doit épouser), l’une à la limite du burlesque avec ses maladresses et ses rondes joues rouges, et l’autre arrogante à ses heures avec ses airs supérieurs.

Dans le genre, c’est une bonne production, légère et bien rodée. Il faut noter qu’au Québec, on s’améliore constamment dans le domaine de la comédie musicale. Cependant, il reste tout de même un petit bout de chemin à parcourir pour accoter nos voisins du sud sur la célèbre Broadway.

Au final, une seule certitude plane : Chansons des collines ou Do Ré Mi vous restera assurément en tête durant un bon 24 heures suivant le spectacle!

* La Mélodie du Bonheur est présentée au Théâtre St-Denis 1 jusqu’au 4 septembre 2010.

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