Samedi 11 juillet, le mercure frôlait les sommets quand nous avons foulé la Place George V, mais la chaleur accablante n’était rien comparée à l’effervescence qui régnait déjà sur le site. La Festival d’été de Québec a délaissé la dentelle pour offrir une célébration brute du thrash metal. Entre les vestes de jeans à patchs et les festivaliers déguisés en bananes ou autres costumes loufoques, on a vite compris que ce ne serait pas un simple concert : ce serait un rituel collectif. On n’était pas là pour regarder le spectacle, on était là pour en faire partie. Et cette promesse de chaos, le FEQ l’a tenue au-delà de toutes nos espérances.