Sting en trio au Théâtre St-Denis | Formule parfaite, moments parfaits
Hier soir, nous étions parmi les privilégiés à assister au premier des quatre concerts de Sting au Théâtre St-Denis, présenté dans le cadre de sa tournée triomphale Sting 3.0 World Tour. Entouré de Dominic Miller, son fidèle guitariste depuis 35 ans, et de Chris Maas à la batterie, le musicien britannique a livré une performance inoubliable, naviguant entre son vaste répertoire solo et des classiques intemporels de son band légendaire, The Police. Porté par une forme physique impressionnante (merci au yoga Ashtanga !) et une voix encore juste et puissante, il nous a totalement fait oublier ses 75 printemps, nous plongeant tous dans des moments de pure nostalgie.
La foule montréalaise lui a réservé un accueil digne d’une icône internationale à la seconde où il est entré sur scène, alors que des sourires s’échangeaient partout autour de nous, deux indices d’une soirée prometteuse. Et ce fut le cas dès les premiers accords de Message In A Bottle, un succès nous ramenant tout droit en 1979. Tout le monde debout ! Ça chantait, dansait, célébrait ! Même les plus discrets ne semblaient pas résister à cet élan de bonheur collectif.
Et plus loin, après avoir sincèrement adressé If I Ever Lose My Faith In You aux spectateurs, le récipiendaire de 17 Grammy Awards en carrière a interprété Englishman In New York, accompagné d’un choeur de 2000 voix. Et renouant avec l’énergie de ses vingt ans, la foule s’est ensuite mis à rebondir sur le refrain de Every Little Thing She Does Is Magic, avant de se laisser bercer au son du superbe solo de guitare de Fields Of Gold, librement inspiré des champs d’orge contemplés depuis son château en Angleterre.
ET PLUS ENCORE
Plus le spectacle progressait, plus la clé de son succès sautait aux yeux. Au talent exceptionnel des musiciens s’ajoutait une sélection musicale rigoureuse et variée, puisée au sein du catalogue bien étoffé de Sting et The Police, créant un parfait équilibre entre le rock et la pop. Des éclairages dynamiques et multicolores ont parfaitement accentué l’exécution très «funky» de We’ll Be Together par le trio, une des rares séquences rythmée où la majorité de la foule est demeurée sagement assise.
L’omniprésence de l’immense écran tout au fond de la scène, jumelée à des caméras mobiles ultra-efficaces et bien positionnées, a grandement bonifié notre expérience, allant même jusqu’à projeter en gros plan les doigts prodigieux de Miller sur Never Coming Home. «Such a relieve to be in Canada», c’est ainsi que Sting s’est exprimé avant de jouer Driven To Tears. Le chanteur avait réservé un vaste espace à l’écho de sa voix sur l’émouvante Wrapped Around Your Finger, avant qu’on assiste à l’une de ses meilleures performances vocales de la soirée sur I Can’t Stand Loosing You, revisitée dans une version épurée.
Excellente façon d’introduire Shape Of My Hearth avec ses accords d’une beauté sans pareille, co-écrite avec Miller, avant de décharger toute l’énergie de sa basse sur So Lonely. Sting avait réservé ses dernières minutes sur scène, avant le rappel, à l’incontournable Every Breath You Take, en accélérant le tempo tout en veillant à ne pas dénaturer ce classique des classiques. On conservera un magnifique souvenir de cette version jazzée de Roxanne, un retour aux sources pour celui qui s’appelait à l’époque Gordon Matthew Thomas Sumner. Finalement, c’est accompagnés de la tendresse et de la douceur de Fragile, interprétée en solo, que nous quitterons ce concert d’exception.
Sting et ses complices poursuivront cette série de concert à Montréal les 27, 29 et 30 octobre prochains.
CHANCE EMERSON, DROIT DANS NOS RADARS
Sting avait confié la première partie de son concert à l’auteur-compositeur-interprète originaire de Hong Kong, Chance Emerson. Quelle formidable proposition ! Dès sa première note, on est tombé sous le charme. Tout y est : Son charisme sur scène, son talent à la guitare acoustique, les introductions et l’originalité de ses textes et par-dessus tout, SA VOIX !
On a rapidement détecté dans ses compositions l’influence de l’artiste pop-folk américain Noah Kahan. Avec raison, puisque Spotify nous a proposé sa reprise de la pièce de Kahan, All My Love, à notre retour vers la maison. On vous défie de choisir laquelle des versions vous semble la meilleure ! De notre côté, on en conclut que «l’élève» détrône le maître cette fois-ci. Le musicien risque de revenir à Montréal dans un avenir pas si lointain, on le souhaite très fort. Parce que lundi soir, il a clairement démontré avoir tout le talent qu’il faut pour créer une vague dans le milieu de la musique folk.
Photos en vrac (Sting)
- Artiste(s)
- Sting
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Théâtre St-Denis
- Catégorie(s)
- Acoustique, Chanson, Contemporaine, Easy listening, Folk, New wave, Pop, Post-punk, Rock,
Événements à venir
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